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 FILM INFOS

 Titre original

 ATTACK FORCE

 Année

 2006

 Nationalité

 Etats-Unis /  Angleterre /  Roumanie

 Réalisation

 Michael Keusch

 Scénario

 Joe Halpin
 Steven Seagal

 Musique

 Barry Taylor

 Acteurs

 Steven Seagal
 Lisa Lovbrand
 David Kennedy
 Matthew Chambers
 Andrew Bicknell
 Adam Croasdell
 Mark Dymond
 Del Synnott
 Cheryl Ko

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

Double Couche

Durée

91 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Italian

Spanish

Sous-titrages

English
Francais
Arabian, German, Hindi, Italian, Portuguese & Spanish

 

 SUPPLEMENTS

 •Bandes annonces
  • Les fous du roi
  • Le Pacte du sang
  • Rédemption – Gridiron gang
  • Bientôt en Blu-Ray

 

 ON AIME

• Un Seagal différent
• Un film plutôt nerveux
• Une violence assez présente

 ON N'AIME PAS

• La silhouette de notre Aïkidoka végétarien
• Une version originale pourrie
• Un scénario totalement incompréhensible

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 ATTACK FORCE

 

Marshall Lawson n’est pas content. Alors qu’on venait de lui confier une fringante équipe de militaires prêts au combat, celle-ci se fait mystérieusement décimer dans une chambre d’hôtel… L’enquête démontrera bien vite que les jeunes mâles en rut ont été éliminés par une prostituée sous l’emprise d’une nouvelle drogue, le CTX. Initialement prévue pour être une arme expérimentale et confidentielle, cette substance se retrouve dans les rues, décuplant la force, la rapidité et la dextérité de ceux qui l’ingèrent. Fort heureusement, Lawson veille et entend bien éradiquer le mal à la racine en éliminant tous ceux qui ont été en contact avec l’étrange nectar.

Photo : ATTACK FORCE

Bien que l’image de l’acteur Steven Seagal soit depuis quelques années fortement érodée, il semble important de rappeler qu’il fut, avant tout, un grand nom des arts martiaux. Il débute ainsi son entraînement au Karaté dès l’âge de sept ans puis se tourne vers l’Aïkido quelques années plus tard. C’est dans cette discipline particulièrement technique qu’il deviendra Maître et obtiendra finalement un septième dan. Fort de cette reconnaissance, l’homme devient le premier occidental à ouvrir un dojo sur le sol japonais et prend pour l’occasion le nom de Take Shigemichi (« chemin vers la prospérité »). Après quelques années, il revient aux Etats-Unis et entraîne différentes Stars comme l’acteur Sean Connery ou le producteur Michael Ovitz. Ce dernier verra en lui un acteur au fort potentiel et contribuera à son arrivée sur les écrans. Ce sera en 1988 avec NICO, un film pour lequel Seagal prétend s’être inspiré de sa propre vie et plus particulièrement de son expérience au sein de la C.I.A. Une expérience plutôt floue allant, selon les sources, de simple instructeur à tueur au service du gouvernement ! L’acteur entretient le mystère et façonne une image qui lui permettra d’enchaîner les succès musclés au box office pour le compte de la Warner. A la fin des années 90, la carrière de l’acteur semble prendre une pente regrettable. Ses expériences en tant que scénariste et réalisateur ne sont guère convaincantes et son discours mariant bouddhisme et écologie fait « tache » au milieu de ses films dans lesquels explosent des plateformes pétrolières !

Photo : ATTACK FORCE

L’homme annonce dès lors qu’il se retire afin de se recentrer et méditer. Manque de chance pour ses fans, il semble que Seagal ait médité près d’une friteuse et c’est ainsi qu’il nous reviendra avec les cheveux gras et quelques dizaines de kilos en plus. Il tente alors de relancer sa carrière cinématographique mais sa nouvelle stature ne fait guère illusion. Le bonhomme est bouffi et n’assure plus que le strict minimum. Les combats qu’il livre à l’écran ne sont dès lors constitués que de quelques moulinets de bras lorgnant plus du côté du catfight que de l’Aïkido. Des doublures (parfois asiatiques !) assurent le reste et réalisent différentes roulades dont on le sait maintenant incapable… Steven Seagal conserve cependant son aura intacte et poursuit d’exploiter son image en DVD avec un insolent succès. Les recettes sont bien évidemment toujours les mêmes et l’acteur n’a de cesse d’interpréter, avec plus ou moins de conviction, un agent ou ex-agent de la C.I.A oeuvrant en milieu urbain… Difficile avec ce type de rôle d’aborder le domaine du cinéma fantastique si cher à DeVil Dead. Pourtant tout arrive et notre Casimir martial donne enfin avec ATTACK FORCE l’occasion de faire parler de lui dans nos colonnes !

Photo : ATTACK FORCE

Malgré ce virage fantastique, déjà initié dans PIEGE EN EAUX PROFONDES via des individus informatiquement hypnotisés, un film avec Steven Seagal reste un film avec Steven Seagal. D’autant qu’encore une fois, notre homme entasse les casquettes sur son improbable coiffure et sera ici crédité en tant qu’acteur bien sûr, mais aussi producteur exécutif et même scénariste. La formule ne varie donc guère et Seagal endosse comme à son habitude le rôle d’un agent hors norme à la ligne de conduite si irréprochable qu’elle en devient problématique. Tel le David Hasseloff de ALERTE A MALIBU, l’acteur se voit par ailleurs adjoindre les services d’une jeune et belle demoiselle qui n’a d’yeux que pour lui, son corps d’athlète et son charisme inaltérable. Cette ingénue que l’on imagine aveugle est interprétée par Lisa Lovbrand, actrice qui trouve ici son meilleur rôle puisqu’elle n’avait jusqu’à présent œuvré qu’au titre de figurante… Le reste du casting sera du même tonneau, ce qui expliquera sans aucun doute la piètre qualité générale de l’interprétation.

Photo : ATTACK FORCE

Mais qu’importe car encore une fois, un long métrage du Maître de l’Aïkido ne se regarde pas pour ses larmoyantes performances d’acteurs. L’objectif est avant tout de nous offrir une action soutenue ponctuée d’un soupçon de fesse et d’une pincée de phrases choc. Pari réussi car en terme d’altercations viriles, ATTACK FORCE se pose là. Mieux encore, le film se paye même le luxe d’être le plus gore du bonhomme avec pas moins de 14 gros plans (quand on aime, on compte) sur de très larges plaies. Mais d’où nous vient une telle débauche d’effets saignants ? Tout simplement des fameux individus drogués au CTX qui libèrent via cette substance une rage et une violence réellement surhumaine. L’occasion donc d’aligner les combats à armes blanches et bien évidemment les prises de bec avec un Seagal malheureusement de plus en plus pataud… Handicapé par un impressionnant surpoids depuis le début des années 2000, notre héros ne prendra plus la peine de lever la patte et devra se contenter d’activer ses petites mains boursouflées. Là encore, l’effort est trop important et l’acteur sue abondamment avant de virer au rouge. Pour palier au problème, la plupart des altercations nous seront montrées en gros plans et au ralenti. La confusion visuelle crée alors l’illusion de la frénésie mais ne nous leurrons pas : Le fier combattant de DESIGNE POUR MOURIR n’est plus et nous n’avons plus là qu’un bien triste simulacre…

Photo : ATTACK FORCE

Reste que la mise en scène est efficace et multiplie la violence des coups portés. Les murs explosés sont légions et les individus virevoltants sous les coups ne se comptent plus. L’amateur (peu regardant) de violence graphique en aura donc pour son compte avec un crescendo se clôturant par plus de trente minutes d’échauffourées non-stop ! L’ensemble est plutôt bien filmé par un Michael Keusch rôdé puisqu’il mettra en boite trois opus Seagalien en moins de deux ans. Un véritable record pour un curriculum vitae que beaucoup doivent envier… Le métrage bénéficie par ailleurs d’une photographie à laquelle nous n’étions pas habitués pour ce genre de barbarie sur pellicule. BLADE et UNDERWORLD ne sont pas très loin et nous retrouvons les teintes sombres et l’image contrastée qui caractérisent ces métrages. Mais ce n’est pas tout car ATTACK FORCE ponctionne aussi des deux films précités les tenues vestimentaires (amateurs de cuirs, vous voilà servis), le design soigné des armes et les attitudes « poseuses » des héros. Le plagiat se veut par instants si manifeste qu’on en vient vite à penser que les drogués sont en fait des vampires… Ce n’est bien entendu pas le cas et les canines seront oubliées au profit d’étranges pupilles clignotantes.

Photo : ATTACK FORCE

Afin de poursuivre sur le plan du visuel, nous aborderons l’architecture des lieux présentés. Qu’il s’agisse d’étroites ruelles, de discothèques ou de bâtiments religieux, tous confèrent au métrage une touche appréciable, là encore unique dans la filmographie du cogneur grassouillet. Si unique d’ailleurs qu’elle ne manquera pas d’interpeller le spectateur français. En effet, bien que l’action se déroule majoritairement à Paris, il nous sera totalement impossible de reconnaître la capitale autrement que par un malheureux stock-shot de la Tour Eiffel… En réalité, le métrage fût tourné en Roumanie et bien que Bucarest se prête fort bien aux ambiances vampiriques, elle ne ressemble que très peu à notre bien-aimé Paname ! Dans le même esprit, la seconde portion du film se déroule à Bastia dont on nous dit qu’« il s’agit d’une petite ville à quelques kilomètres de Bordeaux ». Bien que la France puisse paraître bien petite à l’échelle américaine, la bévue est de taille et ne manquera pas de faire sourire.

Photo : ATTACK FORCE

Outre cela, force est de constater que tout n’est pas rose au pays des mandales. Malgré l’action omniprésente, la photographie soignée, la mise en scène efficace et les décors attrayants, ATTACK FORCE est un film grandement pénalisé par un scénario tout simplement surnaturel. Incompréhensible, celui-ci s’enlise dans d’abracadabrantes trahisons, alliances et rivalités au sein même d’une armée que l’on perçoit comme bien chaotique. Tout le monde trahit tout le monde, personne n’aime personne et chacun œuvre pour une cause inconnue mais distincte. Fort heureusement, un fil rouge subsiste en la personne de Steven Seagal qui, dans le doute, élimine l’ensemble du casting. Difficile enfin de ne pas évoquer les nombreuses incohérences, les cicatrices changeant de place d’un plan à l’autre, les tenues vestimentaires variables et les dialogues dénués de sens dont regorge le métrage… Un véritable festival qui colle un malheureux uppercut à une œuvre déjà fort bancale.

Photo : ATTACK FORCE

Bien que présentée dans un séduisant écrin, l’œuvre empeste donc le travail réalisé à la va-vite et dans le désordre le plus total. Le bilan ne peut être que mitigé avec toutefois un triste constat : Nous tenons là le haut du panier de la filmographie récente de notre bibendum cogneur. Un haut de panier certes peu reluisant mais qui a au moins le mérite de se montrer plus original qu’à l’accoutumée et surtout bien plus nerveux. ATTACK FORCE semble donc être un indispensable pour les fans persévérants du monsieur et une petite curiosité maladroite pour les autres…

Photo : ATTACK FORCE

Comme ce fût le cas pour la plupart des Steven Seagal « new age », c’est Columbia TriStar / Sony qui régale en DVD. Avant d’attaquer le contenu même du disque, nous nous attarderons sur la jaquette ô combien évocatrice de la chose. Survolons tout d’abord l’impressionnant recto nous dévoilant une « photographie » si trafiquée qu’elle en devient mensongère. Rétablissons donc la vérité en rappelant que Steven Seagal n’a plus vingt ans et que le corps qui nous est montré ici n’est pas le sien ! Amusant, le verso l’est tout autant puisqu’il trahit l’embarras de l’éditeur face à un film entrant de plain-pied dans le domaine du fantastique. Jugeant sans aucun doute que le public « classique » de l’acteur n’est pas prêt à un tel spectacle, on nous livre ici un synopsis incroyablement minimaliste faisant tout simplement fi des éléments surnaturels du métrage… Nous n’en tiendrons cependant pas rigueur à l’éditeur qui soigne par ailleurs sa galette.

Photo : ATTACK FORCE

L’image tout d’abord nous est proposée en 16/9ème avec un ratio d’origine de 1.85. Malgré l’enchaînement par instant confus et illogique des images, le spectacle nous est parfaitement restitué. Les contrastes puissants et les couleurs chatoyantes rendent indéniablement justice au travail de Sonja Rom (TED BUNDY), responsable de la photographie du film. Malgré l’obscurité très présente, les défauts numériques se font très discrets. Nous reprocherons cependant aux noirs de virer aux gris lors de quelques rares séquences, comme par exemple l’incompréhensible introduction.

Photo : ATTACK FORCE

Concernant les pistes sonores, le constat est le même et nous ne pouvons être que satisfait du résultat. Le spectateur aura donc le choix entre la version originale anglaise et trois doublages dont le français. Chacune de ces pistes est proposée dans un Dolby Digital 5.1 puissant, riche en basses et fort bien spatialisé. Voilà qui nous permet par conséquent de profiter au mieux d’une version originale présentant quelques étranges particularités… En effet, Steven Seagal a dans ATTACK FORCE plusieurs voix originales. La première est bien la sienne, plutôt douce, qui tranche avec sa stature et lui permet de chanter de la Country (avec un certain talent) depuis 2004. Totalement antagonique, la seconde voix est celle d’un vieil ivrogne à la gorge rongée par le tabac (ou la chaux vive ?). Si ce deuxième timbre est aussi celui de l’acteur, nous ne pouvons qu’être inquiet pour son état de santé. Quoiqu’il en soit, ces deux voix se côtoient et s’alternent sans honte durant tout le métrage, provoquant bien évidemment des difficultés de compréhension. La mauvaise synchronisation des paroles avec les lèvres du cogneur végétarien nous incite à penser que nous sommes là en présence d’une post-synchronisation de certaines séquences n’ayant pas bénéficié d’une prise de son direct… Quelle qu’en soit l’explication, le problème est d’autant plus curieux qu’il touche également l’acteur David Kennedy en début de film alors qu’il s’adresse à son chef par radio interposée. Sa voix est donc bien évidemment grésillante et nasillarde mais étrangement, durant quelques secondes, l’homme continue de crépiter alors qu’il n’utilise plus sa radio ! Une bévue tout simplement digne d’un HOT SHOTS! ou d’un TOP SECRET… La Version française ne dispose bien entendu pas des mêmes « particularités » et Maître Seagal se voit fort bien doublé par Jean-François Aupied, son doubleur le plus courant depuis le cultissime PIEGE EN HAUTE MER.

Photo : ATTACK FORCE

Du côté des bonus, le disque se fait bien moins convaincant. Nous n’aurons pas plus de commentaire audio que de démonstration martiale à nous mettre sous la dent. Bien dommage. Il faudra donc se contenter d’une poignée de bandes-annonces proposées en version originale sous-titrée et d'une bande promotionnelle pour le Blu-ray. Peut être ce vide éditorial a-t-il du bon et incitera t’il le spectateur de goût à relancer le film sur le champ pour profiter encore et encore de ses hallucinants dialogues et de l'intensité du regard de notre bastonneur ovoïde.

Xavier Desbarats

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