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 FILM INFOS

 Titre original

 BOSTON STRANGLER, THE

 Autres titres

 ETRANGLEUR DE BOSTON, L'
 

 Année

 1968

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Richard Fleischer

 Scénario

 Edward Anhalt

 Musique

 Lionel Newman

 Acteurs

 Tony Curtis
 Henry Fonda
 George Kennedy
 Mike Kellin
 Hurd Hatfield
 Murray Hamilton
 Jeff Corey
 Sally Kellerman

 Adapté d'une oeuvre originale de :

 Gerold Frank

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Carlotta

Format Disque

Blu-Ray (Double Couche)

Durée

114 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Faux nez, vrai tueur (30mn)
 • L'écran schizophrène (21mn)
 • Bande-annonce

 

 ON AIME

• Un excellent film de tueur en série
• Une belle édition Blu-ray

 ON N'AIME PAS

• ...

 VIDEOS

 Bande-annonce

 

 POSTERS

 
 L'ETRANGLEUR DE BOSTON

 THE BOSTON STRANGLER

A Boston, la police est confrontée à une vague de crimes atroces. Des femmes sont retrouvées mortes, étranglées par un tueur qui a abusé sexuellement de leurs corps. Un représentant du ministère de la justice est alors nommé de manière à coordonner les forces de police de la ville…

Photo : ETRANGLEUR DE BOSTON, L\' (THE BOSTON STRANGLER)

Si L’ETRANGLEUR DE BOSTON est sans aucun doute le plus connu, Richard Fleischer a réalisé deux autres films mettant en scène des tueurs en série trucidant leurs victimes par strangulation. Ainsi, en 1949 alors qu’il est sous contrat avec la RKO, il réalise le curieux L’ASSASSIN SANS VISAGE où un policier tente de stopper un étrangleur agissant durant les nuits pluvieuses. Le métrage ne se base pas sur des faits réels au contraire de L’ETRANGLEUR DE BOSTON et de L’ETRANGLEUR DE RILLINGTON PLACE. Dans ce dernier, le cinéaste s’intéressait au cas de John Christie, un tueur ayant sévi en Grande Bretagne En ce qui concerne L’ETRANGLEUR DE BOSTON, le film adapte un ouvrage qui relate l’affaire d’Albert de Salvo. Néanmoins, le livre paraît rapidement après l’arrestation du tueur présumé et donne donc un aperçu à chaud d’une affaire dont le nom du coupable reste très controversé aujourd’hui. Réalisé un peu moins de cinq ans après l’arrestation d’Albert de Salvo, L’ETRANGLEUR DE BOSTON expose donc des faits réels sujets à caution. Surtout que le film de Richard Fleischer opère, lui-même, des modifications et agencement qui l’écarte un peu plus de la réalité.

Photo : ETRANGLEUR DE BOSTON, L\' (THE BOSTON STRANGLER)

Avec L’ETRANGLEUR DE BOSTON, Richard Fleischer signe une œuvre tirant vers l’expérimental. Quelques années plus tard, Robert Wise suivra le même chemin, de manière plus radicale en ce qui concerne la narration, avec LE MYSTERE ANDROMEDE. Filmé de manière méthodique, avec une musique quasiment absente, L’ETRANGLEUR DE BOSTON adopte un ton documentaire et relate froidement les meurtres. Assez surprenant pour la fin des années 60, le métrage évoque très clairement les déviations sexuelles et ose même un plan sur un balai dont l’utilisation est sans équivoque. Le film se montre ainsi plus choquant en exposant des détails, en faisant fonctionner la suggestion, plutôt qu’en montrant de manière explicite les agissements du tueur. Mais L’ETRANGLEUR DE BOSTON adopte aussi une forme visuelle très surprenante en utilisant le split-screen, une technique dont usera Brian De Palma à plusieurs reprises (SŒURS DE SANG, CARRIE, PHANTOM OF THE PARADISE...). A l’époque du tournage de L’ETRANGLEUR DE BOSTON, la technique n’est pourtant pas spécialement nouvelle, d’autres films ont ainsi découpé l’écran de manière à proposer différents points de vue comme GRAND PRIX de John Frankenheimer. Mais personne jusque là n’avait poussé l’utilisation du split-screen jusqu’au bout. Car si Richard Fleischer propose des séquences où l’on peut bénéficier d’une même action en temps réel selon plusieurs points de vue, il utilise aussi cette technique pour appuyer la narration. Par exemple, lorsque la police se lance dans le contrôle des pervers sexuels de la ville, plusieurs écrans nous montrent les inspecteurs interroger différents suspects aux quatre coins de Boston. Richard Fleischer utilise aussi la technique pour appuyer l’idée d’une diffusion par exemple en utilisant une «même image» sur des panneaux qui s’ouvrent les uns après les autres, exprimant la manière dont se propage l’information. Le cinéaste utilise aussi la multiplication des images pour mettre en suspens une action. Pendant l’attente, d’autres séquences viennent agrémenter l’écran avant de retourner vers l’image principale. A l’évidence, Richard Fleischer s’est creusé la tête pour tirer parti au maximum de ce qui pourrait être qu’un simple gadget technique. Il va même continuer à créer des cadres dans l’image sans pour autant utiliser le split-screen comme dans une scène d’interview télévisée.

Photo : ETRANGLEUR DE BOSTON, L\' (THE BOSTON STRANGLER)

D’un point de vue formel, L’ETRANGLEUR DE BOSTON est un film réellement fascinant mais il se montre tout aussi impressionnant grâce à la prestation de Tony Curtis. Le comédien avait déjà croisé le chemin de Richard Fleischer puisqu’il incarnait l’un des rôles principaux des VIKINGS. Mais, ici, son rôle tranche radicalement avec ce qu’il avait pu faire auparavant. En interprétant un père de famille souffrant d’un dédoublement de la personnalité, Tony Curtis livre une incroyable performance lors de son face à face avec Henry Fonda. Particulièrement dans les dernières scènes, filmées en plan séquence de manière à capturer le combat intérieur du personnage. Enfin, L’ETRANGLEUR DE BOSTON surprend, toujours dans le contexte de l’époque, en abordant l’homosexualité. La scène mettant en scène Hurd Hatfield face à Henry Fonda expose le fait que les homosexuels sont bêtement considérés comme des coupables potentiels et ce même s’ils sont des citoyens comme les autres.

Photo : ETRANGLEUR DE BOSTON, L\' (THE BOSTON STRANGLER)

Hormis le fait que le film ne se montre pas fidèle à la réalité des faits, L’ETRANGLEUR DE BOSTON traite le sujet du tueur en série de manière très intelligente. Il aborde ainsi une police désemparée face à un tueur insaisissable, car difficile à cerner, mais aussi un assassin à la personnalité complexe. Plus de quarante ans après sa réalisation, le métrage se montre d’ailleurs toujours aussi pertinent et mérite très largement d’être vu à l’instar des véritables classiques !

Photo : ETRANGLEUR DE BOSTON, L\' (THE BOSTON STRANGLER)

En France, L’ETRANGLEUR DE BOSTON était déjà sorti en DVD il y a près de neuf ans, en 2004, dans une édition minimaliste. Pour cette ressortie, ce n’est pas la FOX, maison de production du film, qui s’en occupe mais Carlotta. Tant mieux puisque l’éditeur français nous propose de redécouvrir le film avec de véritables suppléments réalisés par les Allemands de Fiction Factory. Le plus intéressant est sans nulle doute «Faux nez, vrai tueur : souvenirs de L'étrangleur de Boston». Il s’agit d’un petit documentaire de trente minutes qui croisent les souvenirs de Mark Fleischer, fils du réalisateur, du chef opérateur Richard H. Kline et de l’actrice Sally Kellerman. On y aborde ainsi le parcours de Richard Fleischer, l’anecdote concernant Walt Disney est excellente, mais aussi son travail et particulièrement le split-screen. Richard H. Kline évoque ainsi cette technique et dévoile quelque peu la manière dont ils ont filmé ces séquences. La comédienne se montre bien moins passionnante mais les trente minutes passent à la vitesse de l’éclair. A côté, on peut voir une présentation du film par William Friedkin. Le réalisateur connaît plutôt bien son sujet et fait quelques révélations étonnantes puisqu’il aurait pu réaliser ce film. Cela dit, il se rattrapera plus tard avec LA CHASSE où il utilisait d’ailleurs des images subliminales. De brèves images dont William Friedkin parle à propos de L’ETRANGLEUR DE BOSTON mais en ne citant que son utilisation dans L’EXORCISTE. Cette présentation se montre moins alerte que le documentaire présentant plusieurs intervenants mais reste franchement très intéressante ! On notera que William Friedkin présente aussi, avec la même érudition, LES INCONNUS DANS LA VILLE, toujours de Richard Fleischer, sur les éditions DVD et Blu-ray qui sortent en même temps que celles de L’ETRANGLEUR DE BOSTON.

Photo : ETRANGLEUR DE BOSTON, L\' (THE BOSTON STRANGLER)

Puisque l’on parle des INCONNUS DANS LA VILLE, il faut souligner que l’image en haute définition de L’ETRANGLEUR DE BOSTON est moins impressionnante que celle du film de 1955 sur son Blu-ray. Cela s’explique sûrement par les techniques employées, d’ailleurs dans l’un des suppléments, Richard H. Kline évoque la difficulté de faire le point sur certaines séquences. Quoi qu’il en soit, le gain par rapport à la précédente édition DVD est évidente ! L’image est plus précise et stable, permettant de redécouvrir avec de belle manière L’ETRANGLEUR DE BOSTON.

Photo : ETRANGLEUR DE BOSTON, L\' (THE BOSTON STRANGLER)

Pour le son, on retrouve la piste stéréo anglaise mais, comme pour le DVD de la FOX, le mixage mono d’origine est absent. Cela ne s’avère pas vraiment handicapant, la version anglaise étant présentée ici dans un DTS HD Master Audio sur deux canaux sans véritable défaut. Par contre, on notera que plusieurs subtilités ne sont pas traduites dans le sous-titrage français qui va droit à l’essentiel. Enfin, on trouve le doublage français d’origine encodé, quant à lui, en DTS HD Master Audio sur un seul canal (donc en mono). D’habitude, nous sommes réfractaires aux doublages mais il faut bien reconnaître que celui de L’ETRANGLEUR DE BOSTON a un charme «vintage» indéniable !

Antoine Rigaud

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