NEWS SUIVANTES



 NEWS PRECEDENTES



 PIFFF 2015 : DERNIER JOUR ET PALMARES
   
News de DeVilDead Team publiée dans [Festival/Evénement]
le Lundi 23 Novembre 2015 à 3:11:33

La dernière journée de l’édition 2015 du PIFFF (Paris International Fantastic Film Festival) a débuté en accueillant l’avant-première du français DOFUS – LIVRE 1 : JULITH. Les festivaliers ont d’ailleurs eu la bonne surprise d’être accueillis avec un sac contenant des cadeaux dont une figurine. Voilà de quoi commencer de manière agréable cette journée. Et si ce film d’animation débute de manière un peu trop enfantine, par la suite, le spectacle emporte l’adhésion avec un humour débridé et irrévérencieux. Si le film s’inscrit dans le prolongement d’un univers déjà largement étoffé par des jeux, des séries télévisées et des bandes dessinées, il demeure simple d’accès ! A l’issue de la projection, les deux réalisateurs, Anthony Roux et Jean-Jacques Denis, ont d’ailleurs été assaillis de questions de fans, des interrogations parfois un peu obscures pour les néophytes !

DOFUS LE FILM - LIVRE 1 : JULITH - Poster

Présenté hors-compétition, SOUTHBOUND est un film à sketches assez inattendu sur sa forme. Le fil conducteur est plutôt atypique puisque chacune des histoires introduit la suivante. Visuellement fort réussi, le film se montre particulièrement rentre-dedans, les segments étant assez égaux entre eux, ce qui s’avère plutôt rare pour un film à sketches. Avant la projection de SOUTHBOUND, l’équipe du court-métrage POWERLESS de David Sarrio était venue présenter leur film. Plutôt bien vu, ce court nous présente des super héros fabriqués par une multinationale qui ne pardonne pas les écarts de conduite de ses employés. Difficile de savoir s’il s’agit ici d’une critique de la façon dont les super héros ont été récupérés ces dernières années mais l’idée s’avère plutôt amusante. Surtout que le film se termine sur une morale qui se place assez bien dans l’actualité. Les vrais super-héros, ce ne sont pas ceux qui ont des pouvoirs spéciaux mais bel et bien ceux qui osent s’interposer et se mettre en péril pour sauver leur prochain !

Cinéaste plutôt rare, Philip Ridley n’a que trois longs-métrages à son actif et le PIFFF a décidé de diffuser son tout premier film qui a déjà un quart de siècle. Franchement inclassable, L’ENFANT MIROIR filme la vie d’un jeune garçon persuadé que sa voisine est un vampire. Rien à voir avec VAMPIRES VOUS AVEZ DIT VAMPIRES ? puisque L’ENFANT MIROIR est un drame onirique aux images d’une écrasante beauté. Les festivaliers n’ont pas seulement eu la chance de voir le film sur grand écran… Car Philip Ridley avait fait le déplacement et le réalisateur s’est donc entretenu, après le film, avec les spectateurs.

Yves Montmayeur est venu présenter THE 1000 EYES OF DR. MADDIN. Ce documentaire, comme son titre l’exprime fort bien, s’intéresse au cas d’un cinéaste canadien assez particulier. Ceux qui ne connaissaient pas le cinéaste ont donc découvert l’univers de Guy Maddin, un réalisateur fortement influencé par la force évocatrice du cinéma muet. Le documentaire donne donc la parole à ce cinéaste hors norme sans oublier de laisser s’exprimer d’autres réalisateurs à l’instar de John Waters ou Kenneth Anger. En un peu plus d’une heure, Yves Montmayeur nous fait entrer dans le cinéma de Guy Maddin à coups d’extraits, de scènes de tournages et d’interviews captées à différentes époques !

GREEN ROOM fut le dernier film à être présenté lors de cette édition 2015 du festival. Le nouveau film de Jeremy Saulnier n’est pas à proprement parler une œuvre fantastique mais il s’inscrit dans la lignée du ASSAUT de John Carpenter ou encore du moins connu JUDGEMENT NIGHT de Stephen Hopkins. Avec GREEN ROOM, Jeremy Saulnier reprend le même concept, celui de plusieurs témoins d’un meurtre qui deviennent la cible des assassins. Cette fois, il s’agit des membres d’un groupe punk qui deviennent les proies d’un groupe de skinheads d’extrême droite après leur concert. Cela donne ainsi l’occasion au cinéaste de nous proposer une reprise d’un morceau des Dead Kennedys. Un titre plutôt bien choisi et assez osé dans le contexte où ce titre musical est joué. Tendu et brutal, GREEN ROOM fait preuve d’une grande efficacité !

Evidemment, il ne faut pas oublier que lors de la clôture du festival, avant la projection de GREEN ROOM, s’est déroulée la remise des Prix pour les films qui étaient en compétition durant cette semaine. Ciné+ Frisson a ainsi décerné un Prix à EVOLUTION de Lucile Hadzihalilovic, dans la catégorie des longs, et à JULIET de Marc-Henri Boulier qui concourait dans la sélection de courts-métrages français. Toujours dans le domaine des films courts français, le jury composé de Joyce A. Nashawati (réalisatrice et scénariste), Fleur & Manu (réalisateurs/clippeurs), Run (auteur, illustrateur et réalisateur) et Seth Gueko (musicien) a décerné son Prix à PHANTASMS OF THE LIVING de Jean-Sébastien Bernard. Mais le jury a aussi décidé de donner une mention spéciale à L'APPEL d'Alban Ravassard. De son côté, le public du festival a plébiscité OF MEN AND MICE de Gonzague Legout. Toujours dans le domaine du court-métrage, mais dans la sélection internationale, le public a choisi L'OURS NOIR de Xavier Séron et Méryl Fortunat-Rossi. Enfin, l’Oeil d'Or du Public dans la catégorie longs-métrages est revenu à DON'T GROW UP de Thierry Poiraud.

Avec un programme comptant plus de vingt longs-métrages et une quinzaine de courts-métrages, le PIFFF s’installait cette année dans un lieu historique, le Grand Rex. Mais en dehors de la Nuit Japanimation, de l’ouverture et de la clôture, les projections se déroulaient dans une salle annexe à celle bénéficiant d’un écran géant et qui accueillait en son temps la majeure partie du Festival de Paris. Mais il est bon de rappeler que le monde a changé. La démocratisation de la vidéo que ce soit sous forme physique ou dématérialisée a peut être mis un frein aux sorties des cinéphiles. Heureusement, le PIFFF réussit à rassembler sur Paris de nombreux spectateurs, en leur donnant l’envie d’aller communier ensemble devant des écrans ouverts sur l’imaginaire. Si le monde a changé, la passion semble donc toujours être là et on ne peut qu’espérer revoir un jour le Grand Rex avec ses deux balcons totalement complets… Les organisateurs du PIFFF s’y emploient avec enthousiasme, il ne reste plus qu’à vous, les fantasticophiles, de faire le déplacement en masse l’année prochaine ! Nous, on y sera !

 ESPACE MEMBRE

Connexion

Si vous n'avez pas de compte DeVilDead.com : Cliquez ici !

 RECHERCHE


 

Les illustrations et photos contenues sur ce site sont la propriété de leurs éditeurs respectifs.
Les textes contenus sur ce site sont la propriété de DeVil Dead
http://www.devildead.com - devildead@devildead.com