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 FILM INFOS

 Titre original

 LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE

 Autres titres

 FUN HOUSE, THE
 CUCKOO CLOCKS FROM HELL, THE
 AT THE HOUR OF OUR DEATH

 Année

 1973

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Roger Michael Watkins

 Scénario

 Roger Michael Watkins

 Musique

 Claude Armand

 Acteurs

 Roger Michael Watkins
 Ken Fisher
 Bill Schlageter
 Kathy Curtin
 Paul M. Jensen
 Pat Canestro
 Steve Sweet
 Edward E. Pixley
 Nancy Vrooman
 Suzie Neumeyer

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Barrel

Format Disque

2 DVD

Durée

78 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

Aucun

 

 SUPPLEMENTS

 •Commentaire audio avec Roger Watkins et Chas. Balun
 • Scènes coupées (18mn46)
 • Scènes alternatives
  • Ouverture (1mn50)
  • Générique de fin (2mn40)
 • Bande annonce du film
 • Roger Watkins and Paul Jensen on the Joe Franklin Show (9mn41)
 • Clip Vidéo (Necrophagia – « They dwell beneath » - 4mn53)
 • Interview radio avec Roger Watkins et Ken Fisher (60mn)
 • Galerie photos
 • Courts métrages de Roger Watkins
  • Ron Rico (19mn)
  • Masque of the Red Death (3mn30)
  • Requiem (18mn20)
  • Black Snow (16mn59)
 • At home with Terry Hawkins (75mns)
 • 05-23-88 (27mn32)
 • Un livret 36 pages

 

 ON AIME

• Un chef d’œuvre non intentionnel

 ON N'AIME PAS

• Les distributeurs peu scrupuleux qui remontent un film n’importe comment

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 THE LAST HOUSE ON DEAD END STREET

 

Lassé des productions pornos, Terry Hawkins décide d’aller plus loin encore et recrute des amis pour des tournages très particuliers où des tortures sont suivies de meurtres en direct live. Mais une telle entreprise n’a aucune chance d’évoluer autrement qu’en dégénérant. D’atrocité en atrocité, Hawkins et sa troupe vont finir par perdre tout contrôle face à une situation qu’ils n’avaient jamais maîtrisée de toute façon.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

A l’instar de SNUFF, autre film d’exploitation des années 1970 ayant acquis un statut culte plus en rapport avec son indisponibilité qu'avec sa qualité, le titre THE LAST HOUSE ON DEAD END STREET évoque immédiatement une ambiance malsaine, du gore abondant et un état d’esprit résolument maladif ! Dans ce métrage, diffusé dans une édition américaine double DVD très correcte mais à présent épuisée, grâce à l’éditeur Barrel Entertainment, la première chose que l’on constate est que sa réputation sulfureuse n'a pas été volée.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Diverses rumeurs entourent ce film depuis sa création en 1973... Ainsi, on entendra qu’il avait été réalisé en Europe et ensuite doublé en anglais, que c’était un projet d’étudiant non terminé, qu’il n’a même jamais existé, etc. Puis, dans le courant de l'année 2000, Roger Watkins a fait surface dans le forum de FAB Press, ce qui a conduit David Kerekes à le contacter. Présentons-le rapidement : Kerekes est l’éditeur du magazine underground anglais Headpress et également coauteur avec David Slater des excellents ouvrages See No Evil et Killing For Culture. Suite à la prise de contact avec Watkins, Kerekes a également pu parler avec d’autres participants du film et on en sait désormais bien plus sur la création de ce fleuron d’un genre révolu.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Pour commencer, le titre original du film était THE CUCKOO CLOCKS FROM HELL, directement inspiré d’un roman de Kurt Vonnegut (auteur de l’excellent Abattoir 5, entre autres) intitulé Mother Night où apparaissent des horloges qui marquent le temps de façon chaotique et ne donnent l’heure exacte qu’une fois tous les mille ans. Le film a été retitré avant sa sortie cinéma en 1977 par un distributeur peu scrupuleux voulant profiter du succès de LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE et Watkins lui en a toujours voulu. La raison du délai entre sa finition et sa sortie est un différend qui opposa Watkins à l’une des actrices originales, qui se termina par un procès. En effet, Barbara McGraw avait décidé après coup qu’elle ne voulait plus que ses scènes de nu figurent dans le film car elle espérait se lancer dans une carrière sérieuse. Watkins coupa les images et lui envoya les négatifs mais cela ne suffit pas à la demoiselle et le métrage terminé ramassa la poussière pendant plus de trois ans. Watkins le pensait perdu pour toujours mais un inconnu lui apprit le contraire en le reconnaissant dans la rue (Watkins joue le rôle de Terry Hawkins). Le film est également sorti sous le titre THE FUN HOUSE et cette confusion amena THE FUNHOUSE (MASSACRE DANS LE TRAIN FANTÔME) de Tobe Hooper à être banni à sa place en Angleterre dans les années 1980. Les censeurs travaillaient souvent sur la base de rumeurs, de titres ou de synopsis tendancieux plutôt qu'en regardant les films. La réputation choc de THE LAST HOUSE ON DEAD END STREET favorisa donc la confusion dans leur esprit et, par la suite, dans celui des fans curieux de voir Hooper se lâcher à ce point-là.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

La copie de travail comportait une introduction d’une vingtaine de minutes désormais perdue à jamais. Les images alternaient prises de vues réelles d’une boucherie, dont subsistent toutefois encore quelques images, et de Terry Hawkins en prison qui explique les raisons de son arrestation à ses compagnons de cellule. Cela a été remplacé par la voix off que l’on entend au début et à la fin du film, un changement effectué par le distributeur déjà mentionné et qui agaçait Watkins au plus haut point car il estimait que son métrage s'en trouvait profondément altéré. N’ayant aucun moyen de voir ces images, nous ne pouvons juger de leur utilité ou pas. Il est cependant indéniable qu’elles auraient eu une importance considérable en approfondissant le personnage de Hawkins et en ajoutant une dimension plus sérieuse à un film dont l’ambiance malsaine est souvent réduite à un coup de chance par les critiques.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Force est de constater qu’il n’en est rien. Selon Watkins, l’intention était de choquer mais pas en faisant n’importe quoi. Malgré une consommation importante d’amphétamines à l’époque, il savait ce qu’il voulait et comment l’obtenir. Ces affirmations prêtent un peu à sourire tant le film est rempli de situations vraiment surréalistes (madame Palmer se faisant fouetter par un bossu devant ses invités, le visage recouvert de peinture noire ; un curieux rituel de changements de masque devant le visage d’une victime ; la patte de biche durant la scène finale…) mais en y regardant de plus près, on discerne une nette construction et un choix d’angle de caméra ou de composition d’images qui n’ont absolument rien de fortuit (toute la scène de démembrement, la fin). Il faut toutefois préciser que la majeure partie du métrage fut improvisée vu que la stupeur droguée de Watkins lui avait donné de toutes nouvelles idées.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Le point central du film est bien sûr le personnage de Terry Hawkins. Avec un naturel à toute épreuve, Watkins se fond dans le rôle de ce réalisateur sans âme ni conscience dont le seul but est d’amasser de l’argent et d'acquérir une réputation quitte à se vautrer dans le sordide. Mais il est surtout intéressant de constater avec quelle facilité les acolytes de Watkins le suivent dans son délire meurtrier sans opposer la moindre résistance. Son idée de filmer leurs actes sordides fait de ce film un précurseur dans le domaine et d’autres métrages ont suivi les mêmes traces, comme par exemple HENRY, PORTRAIT D’UN SERIAL KILLER, C’EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS ou le récent THE LAST HORROR MOVIE.

La plupart des gens se poseraient des questions avant de torturer et de tuer un être innocent juste pour tourner des images chocs mais cette notion ne semble pas avoir traversé l’esprit de Watkins au moment de l’écriture de son scénario. La violence gratuite a toujours existé mais elle a récemment accaparé l’attention des médias à travers le "happy slapping" par exemple (cette pratique douteuse en provenance d'Angleterre consiste à frapper une victime tout en filmant la scène). Il suffit pour un groupe d’avoir un leader manipulateur et charismatique pour que tout le monde suive comme des moutons. Ce triste constat se vérifie de façon bien plus grave avec les sectes, ce qui nous amène vers l’inspiration principale du film : les méfaits sanglants de la famille de Charles Manson. Sur simple ordre de leur gourou, ses adorateurs ont été capables de massacrer une femme enceinte de huit mois ainsi que d’autres victimes innocentes. L’idée d’une telle réalité est impeccablement retranscrite ici du début à la fin et non pas seulement au moment des meurtres. La domination de Hawkins sur le groupe n’est jamais remise en question mais cette apparente force de caractère comporte également des failles. La scène où il attaque son producteur en hurlant « I’m directing this fuckin’ movie ! » en dit long sur la fragilité de son ego démesuré et, par extension, sur les rapports souvent conflictuels entre un créateur et ceux qui tirent sur les cordons de la bourse.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Il n’y a pas énormément de gore dans le film, la plupart étant concentré sur une seule scène : le fameux démembrement d’une femme, une séquence contenant de nombreux rajouts provenant, entre autres, d’une VHS. La qualité varie donc d’une séquence à l’autre mais, peu importe, la brutalité et les quantités de sang déversées rattrapent le tout et il est toujours préférable de voir ces images réinsérées au lieu de les découvrir à part dans les suppléments. Le trucage a été réalisé de façon très simple : l’actrice est allongée sur une table mais ses deux jambes sont cachées dans un trou tandis qu’une autre femme, dissimulée sous la table, laisse dépasser ses jambes sur celle-ci. Des tripes d’animaux sont planquées sous le drap blanc qui recouvre le tout et la fête peut commencer ! La surexposition fait briller le blanc du tissu, approfondit les ombres déjà ténébreuses et fait ressortir tous les détails des divers abats. Des hurlements d’agonie déchirent le silence quasi révérencieux des tortionnaires tandis qu’une musique synthétique sinistre renvoie immédiatement aux plans les plus violents de l’autre inspiration de Watkins, ORANGE MECANIQUE. Au début de cette scène, longue et véritablement éprouvante, Hawkins se tient, scie à la main, devant un mur noir où est peinte une grande bouche rouge. Dans l’esprit du spectateur, ce choc visuel évoquera certainement l’image d’ouverture du chef-d’œuvre de Stanley Kubrick : un gros plan sur le visage d’Alex (Malcolm McDowell) maquillé et la tête coiffée de son chapeau melon. Ces deux protagonistes ont en commun leur grand pouvoir de séduction mais à l’inverse de Kubrick, Watkins ne laisse aucune chance à Hawkins de prendre conscience de ses actes et décide de le faire payer de façon assez ironique, voire inutile, dans le sens où le film effectue une boucle complète au niveau de l’histoire.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Le film a bénéficié d’un nouveau transfert digital au format 1.33. L’image est sale et poussiéreuse et comporte diverses griffures ou dégâts causés par le temps mais un tel film ne se regarde pas, de toute façon, dans une version nickel chrome. Pour la seule piste sonore présente, l’anglais non sous-titré en mono d’origine, Barrel Entertainment a fait un bon travail de nettoyage, non sans pouvoir éviter les sifflements ou autres parasites. Les dialogues ne sont pas synchros avec les mouvements de bouche des acteurs mais, au moins, ils sont parfaitement audibles.

Compiler des suppléments pour un film vieux de trente ans n’est pas chose aisée. Pourtant, il existe une foule de choses à découvrir ici, certaines pertinentes, d’autres moins, mais l’effort mérite d’être salué. Chaque module est présenté par un bref texte explicatif, ce qui est une excellente initiative.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Le commentaire audio est effectué par Roger Watkins et Chas. Balun, éditeur du magazine Deep Red, auteur de plusieurs livres et grand fan d’horreur. Au départ, Watkins pense ne plus avoir grand-chose à dire sur son film mais, au final, il se prête volontiers à l’exercice. Il évoque bien sûr l’introduction perdue et le remontage qu’il ne supporte pas – le distributeur en question se fait verbalement malmener tout du long et même son suicide ne provoque pas la sympathie de Watkins. On ne peut que rêver de la version originale, qu’on ne verra malheureusement jamais. Le dialogue entre les deux hommes est drôle, anecdotique et intéressant mais aussi facilement compréhensible sans sous-titres. Watkins revient également sur la fin avec la patte de biche, qui n’était rien d’autre qu’une façon de surpasser ce qui précède.

Les scènes coupées sont des images retirées de la copie de travail dont le titre était AT THE HOUR OF OUR DEATH. Par la suite, elles avaient été réintégrées dans une copie de 175 minutes (!) intitulée THE CUCKOO CLOCKS FROM HELL avant d'être de nouveau enlevées. Elles se déroulent en continu sur presque dix-sept minutes et ne comportent ni son ni commentaires audio. La plupart semblent être des images de remplissage tandis que d’autres sont floues ou ne comportent aucun cadrage définissable.

Dans Les scènes alternatives, il s’agit d’abord d’une ouverture différente où nous découvrons l’un des nombreux titres du film, THE FUN HOUSE, avec un générique sur fond musical évoquant un battement de cœur pendant presque deux minutes. Ensuite, nous voyons la fin avec le générique durant presque trois minutes sans la voix off mais où le battement de cœur revient. Pour être honnête, cela fonctionne nettement mieux…

La bande-annonce originale est très brève (une vingtaine de secondes) et montre des images qui ne sont pas dans le film terminé : une fille avec des couettes, vue de dos. On entend une voix off proclamer « It’s only a movie… » (en référence à LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE) avant que la fille se retourne en criant et nous permette de découvrir son maquillage bizarre, un peu dans l'esprit de celui de la possédée de L’EXORCISTE.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Le module suivant, Roger Watkins and Paul Jensen on the Joe Franklin Show provient d’une émission diffusée à la télé américaine en février 1975, soit deux ans après la création du film. A l’époque, le métrage s’intitulait encore THE CUCKOO CLOCKS FROM HELL et Joe Franklin donna brièvement la parole à Watkins qui évoqua ses démarches, ses influences et le tournage. Mais c’est surtout Paul Jensen, auteur d’un livre sur Boris Karloff qui répond aux questions de Franklin et le tout est très intéressant. Il faut peut-être ajouter que les Etats-Unis ont un rapport très différent avec le genre fantastique, leurs monstres étant presque devenus des symboles culturels !

La vidéo musicale de Necrophagia a été réalisée par Jim Van Bebber (THE MANSON FAMILY) et est un hommage direct au film de Watkins. Les images sur fond de Death Metal brutal et bruyant sont granuleuses et gores, ce qui donne un résultat aussi décalé que dérangeant.

L’interview radio, qui date de 1973, est proposée à part et également en tant que commentaire audio sur le film. Elle dure une heure et nous présente Roger Watkins et Ken Fisher qui évoquent la genèse du film, le tournage et toutes ses difficultés. Le son est très mauvais, ce qui peut se comprendre vu l’âge, mais cette piètre qualité rend l’interview très pénible à écouter, en particulier sur les images du film.

La galerie de photos est vraiment hallucinante ! Elle englobe pratiquement tout : des affiches, des jaquettes VHS et DVD, des photos, du texte explicatif, des lettres personnelles… Nous voyons Watkins en compagnie d’une jolie brochette de personnalités du cinéma : Freddie Francis, Otto Preminger, Christopher Lee, Jimmy Sangster, Chas. Balun, David Hess, Peter Cushing… Agréable d'y naviguer et très intéressant à regarder.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Sur le deuxième disque, nous commençons par quatre courts-métrages réalisés par Roger Watkins. Ils sont tous muets mais commentés par Watkins qui explique que l'absence de bande musicale est due à des questions de copyrights. Forcément, quand on choisit des musiques de Led Zeppelin ou Jethro Tull, on vise haut. Le premier court, RON RICO, démontre déjà le goût du réalisateur pour les histoires bizarres. Ici, nous sont contées les aventures d’un jeune homme sans bras et marchant sur les genoux, entrecoupées d’imageries religieuses et sexuelles, aussi bien graphiques que symboliques. Les curiosités continuent avec MASQUE OF THE RED DEATH, qui s'intitule ainsi uniquement parce que le jeune Watkins aimait le mot « masque ». Réalisé en 1958, ce court met en scène une bagarre entre deux garçons et une pendule en bois faite maison. C’est très drôle, puis dans le commentaire audio, Watkins révèle d’où vient sa passion pour le cinéma. REQUIEM est considéré par Watkins comme son meilleur film ou, en tout cas, comme le plus personnel. Datant de 1969, il met en scène son meilleur ami de l’époque, décédé durant la guerre au Vietnam. Encore une fois, l’histoire est très bizarre, à l'instar du dernier court, BLACK SNOW, que Watkins déteste.

Ensuite, nous passons à un supplément pour le moins curieux puisqu’il présente pas moins de soixante-quinze minutes de conversations téléphoniques enregistrées par Watkins quand il préparait THE LAST HOUSE ON DEAD END STREET. Le son est souvent moyen, ce qui rend ces entretiens parfois difficiles à comprendre mais il est certain que c’est un regard étonnant et intéressant sur les coulisses.

05-23-88 est un module de presque trente minutes évoquant une journée dans la vie de Roger Watkins. A l’origine prévu comme un documentaire sur le réalisateur, le projet fut ensuite abandonné mais il reste encore ces images où on le voit au téléphone avec un producteur ou se promenant dans les environs de sa maison, évoquant ses intérêts et sa vie personnelle. Les couleurs sont presque fluos, ce qui donne une impression vaguement surréaliste aux images.

Nous terminons par un livret luxueux de trente-six pages par David Kerekes. En fait, le texte reprend l’intégralité des interviews publiées dans Headpress n° 23, ce qui constitue un plus non négligeable, qui rend cette édition double DVD aussi complète et attirante que possible.

Photo : LAST HOUSE ON DEAD END STREET, THE  (BARREL EDITION)

Un film précurseur, un film maudit, un film qui déçoit de nombreuses personnes qui s’attendaient à « plus », THE LAST HOUSE ON DEAD END STREET n’en demeure pas moins une réelle curiosité, composée d’une histoire tordue et mise en scène par un réalisateur honnête envers lui-même et son sujet. De belles images, pas toujours dues au hasard, et une bande originale piquée à gauche et à droite achèvent de faire de ce métrage un voyage inoubliable dans ce que l’humain peut imaginer de plus sordide. Le glauque à l’état pur…

Marija Nielsen

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