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 FILM INFOS

 Titre original

 ZARDOZ

 Année

 1974

 Nationalité

 Angleterre

 Réalisation

 John Boorman

 Scénario

 John Boorman

 Musique

 David Munrow

 Acteurs

 Sean Connery
 Charlotte Rampling
 Sara Kestelman
 John Alderton
 Sally Anne Newton
 Niall Buggy
 Bosco Hogan
 Jessica Swift
 Bairbre Dowling

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

Double Couche

Durée

102 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Italian

Sous-titrages

English
Francais
Dutch
Italian
Greek

 

 SUPPLEMENTS

 •Commentaire audio de John Boorman
 • Bande-annonce
 • Spots radio£
 • Spot A (30 secondes)
 • Spot B (30 secondes)
 • Spot A (60 secondes)
 • Spot B (60 secondes)§
 • Galerie de photos

 

 ON AIME

• Un film courageux et unique, même de nos jours.
• Les différents niveaux de lecture du scénario.
• L'interprétation (aux poils) de Sean Connery
• Les sous-titrages français sur le film et le commentaire audio

 ON N'AIME PAS

• Une direction artistique quelque peu datée.
• Un récit aux ramifications quelques fois trop surchargées

 VIDEOS

 Bande-annonce

 

 POSTERS

 

 LOBBY CARDS

 
JF Citerne (darkpopsoundz@aol.com)
Bonjour,
Malgré la très bonne analyse de Christophe Lemonnier, je tiens à atténuer son enthousiasme. Je précise d'abord qu'étant fan et collectionneur depuis longtemps de films fantastiques de tous âges et de tous genres, le caractère effectivement "étrange" de ce film n'est pas ce qui m'a rebuté.
Pour moi "Zardoz" est l'exemple type de ces films d'Anticipation / Science-fiction du début des années 70: la forme montre un futur pessimiste et prône une philosophie humaniste, mais le fond a de forts relents réactionnaires, ou pour le moins douteux. Ils sont visiblement la récupération par Hollywood (donc le système) d'une vraie contestation littéraire et sociale. "Zardoz" comme "The Omega Man", "Logan's Run", etc., ne prennent en effet de leurs histoires "catastrophiques" que la coquille destinée à faire frissonner le spectateur durant 2 heures avant de le rassurer à la fin avec un happy-end, ou tout au moins la sensation que rien ne pourra changer ce "monde".
Or, si l'on se réfère toujours à l'époque de ces films (début des années 70, contestation sociale, libération sexuelle, etc.), l'impression qui s'en dégage est plutôt du genre "vous voyez ce que ça fait de chercher une vie meilleure? La fin du monde civilisé! La solution est dans l'individu, et. etc." Si Logan ou Zerd se rebellent (et encore, par hasard!), c'est contre une société certes invivable et inhumaine, mais qui n'est finalement qu'un spectre agité devant le spectateur, comme pour lui signifier implicitement que hors de l'American Way Of Life point de salut. Les auteurs de Science-fiction des années 60/70 (les Philip K.Dick, William Heinlein, etc., jusqu'à George Orwell) ont inventé ces mondes, or ceux-ci étaient hautement subversifs: leurs mondes fantasmés et futuristes se faisaient le miroir du nôtre, et ces auteurs comptaient sur l'intelligence du lecteur pour en comprendre les clés, les parallèles et finalement le message. Or l'industrie hollywoodienne (car il ne faut jamais oublier qu'Hollywood n'est que ça: une industrie) n'a aucun intérêt à pointer les injustices d'un système dont il dépend et fait partie à part entière. Par petites touches donc, les scénarii effacent la subversivité. Le spectateur n'est plus que passif devant une histoire futuriste, son imagination est encadrée, ses réflexions et éventuelles questions rejoignant son monde contemporain soigneusement évitées.
Pour en revenir à "Zardoz", celui-ci cumule tous les défauts et de ce que j'ai (un peu longuement, désolé) exposé plus haut, et surtout de John Boorman: une histoire assez banale mais tellement triturée qu'elle semble artificiellement hyper-compliquée, un traitement prétentieux, une confiscation d'idées intéressantes réduites à leur plus simple expression pour faire "philosophiques", une mise-en-scène boursouflée pour faire "artiste", etc., etc. Mais n'est pas Kubrick qui veut!
Alors si je n'ai pas du tout aimé "Zardoz", ce n'est pas parce que je n'y ai rien compris (après tout je n'ai toujours rien compris non plus à "2001", qui est un de mes films préférés!) ou que son traitement soi-disant non-conventionnel m'a dérouté, mais plutôt que ce film vieillot, surfait, vide et prétentieux m'a pris pour un idiot et que je n'aime vraiment pas ça!

DrWest

 ZARDOZ

 

Affirmer à son entourage que ZARDOZ est un film plus qu'intéressant tient généralement du suicide. Dans l'esprit de bon nombre de spectateurs, le film de John Boorman est le synonyme de connerie des seventies avec un Sean Connery velu et en slip rouge. Voilà un peu les arguments utilisés pour vous contrer ! Je ne vais pas revenir en détail sur le film, après tout Eric Dinkian l'a déjà fait dans sa critique de l'édition américaine de ZARDOZ. De plus, on ne s'essaiera même pas à l'exercice de persuasion car il s'agit d'un film pour le moins étrange. Il a en effet de quoi rebuter la plupart des spectateurs et attiser la curiosité des autres. Même s'il s'agit de science-fiction et d'une histoire futuriste, il est évident que le film s'écarte totalement du film de pur divertissement.

Photo : ZARDOZ

Dès le début du commentaire audio, John Boorman dit lui-même que le monologue qui ouvre le film a été ajouté de peur que le public ne comprenne pas le film. Peine perdue puisqu'il en vient à dire que de toutes façons une bonne part du public ne l'a pas compris. Il faut dire que ZARDOZ est bourré jusqu'à la gueule de symboles et d'idées. A un point que l'on peut regarder plusieurs fois le film pour y déceler ici ou là des détails passé inaperçus comme dans la première maison visitée par Zed où l'on peut apercevoir un point d'interrogation terminant une représentation de l'évolution de la race humaine. Dès lors, on peut s'attendre à ce que le réalisateur nous livre toutes les clefs du film dans son commentaire audio. Pourtant, il reste peu bavard et les plages de silences sont assez nombreuses. John Boorman n'ouvre la bouche que pour indiquer un point technique, une anecdote ou expliciter le film. Des interventions courtes et concises qui ont le défaut de se faire attendre… Il y aurait pourtant eu de quoi parler sans s'arrêter devant l'histoire touffue de ZARDOZ ou pour indiquer tous les détails passant inaperçus. Pourtant, le cinéaste ne le fait pas. On peut même se demander s'il ne préfère pas laisser les spectateurs se faire leurs propres opinions. De même, il pointe certaines séquences qui lui paraissent à présent trop longues ce qu'il regrette.

Photo : ZARDOZ

Lorsque nous avions parlé de STARGATE, le titre de ZARDOZ avait fait son apparition dans la liste des emprunts non avoués. En effet, il est troublant de pointer quelques analogies entre le film de Emmerich/Devlin et celui de John Boorman. Pour résumer, d'un côté, nous avons Râ qui se fait passer pour un dieu lui permettant d'asservir un peuple tout en se déplaçant dans une gigantesque pyramide volante. Dans ZARDOZ, on retrouve cela bien que le film soit bien plus complexe. Ainsi, l'énorme masque en pierre du dieu Zardoz sert à l'asservissement de peuplades inférieures. Dans les deux cas, l'engin volant aux références mythologiques (le masque de Zardoz a un look le rapprochant de la Grèce antique) permet de collecter le fruit d'un travail… Bien entendu, cela s'arrête là puisque cela ne vous étonnera pas d'apprendre que STARGATE est un blockbuster d'aventure et d'action. Bien loin des ambitions philosophiques de ZARDOZ.

Photo : ZARDOZ

Depuis quelques temps déjà, John Boorman a un sujet qui lui tient à coeur et c'est tout naturellement qu'il embraye juste après DELIVRANCE sur un film tout aussi utopique que la société dépeinte dans ZARDOZ. Dans le commentaire audio, on peut d'ailleurs apprendre qu'à la base, Burt Reynolds devait interpréter le rôle de Zed. Ne pouvant pas, il faut trouver un autre acteur. A ce moment-là, Sean Connery peine à sortir du smoking encombrant de James Bond et il trouve enfin avec ZARDOZ un rôle pour le moins différent. Il se retrouve à se poser des questions plus métaphysiques que celle de savoir de quelle façon lui sera servi son Martini. Cela fait pourtant déjà un moment que l'acteur écossais essaye d'échapper à l'ombre de l'agent 007. Avec ZARDOZ, LE LION ET LE VENT ou L'HOMME QUI VOULUT ETRE ROI, il parvient enfin à se défaire de son alter ego bien qu'il restera à jamais l'une des figures les plus emblématiques du personnage de James Bond !

Photo : ZARDOZ

Le DVD français est en fait une conversion de celui sorti aux Etats-Unis il y a déjà quelques mois. Ainsi, il ressemble presque intégralement à son homologue américain jusque dans les menus de navigation. Tout du moins en apparence. Ainsi, puisqu'il s'agit d'une édition européenne, les langues et sous-titrages proposés sont sensiblement différents. L'apparition de sous-titres français est, par exemple, non négligeable pour ceux qui préfèrent la version originale et n'ont pas un niveau d'anglais suffisant pour suivre parfaitement un film. De toutes façons, il faut bien dire que le doublage français, déjà présent sur le disque américain, n'a rien de bien convaincant. Le mono d'origine se fait sentir donnant l'impression d'écouter une vieille bande-son étriquée. Pour la version originale, l'éditeur nous propose une configuration assez étrange. Pas du 5.1, pas du 4.0 ou 4.1 (une habitude de la FOX, voir FUTUR IMMEDIAT ou COCOON) ou même une piste en stéréo surround. Non, c'est du 3.0 auquel nous avons affaire ici et seules les trois enceintes frontales sont donc sollicitées. La jaquette du DVD américain indiquait d'ailleurs par erreur le mot "surround". Avec une telle bande sonore, les dialogues ainsi que pas mal d'effets sont centrés et bénéficient d'une meilleure clarté. Dialogues, musique et ambiances stéréo étant ainsi mieux répartis.

Photo : ZARDOZ Photo : ZARDOZ
DVD américain
DVD français

ZARDOZ ne date pas d'hier et l'on peut apercevoir quelques griffures ou points blancs sur l'image mais pour le reste, l'image est bien définie et propose une compression plutôt réussie malgré un grand nombre de séquences avec brouillard et autres effets de fumée. En fait, le transfert vidéo est identique sur le disque français par rapport au DVD américain. Seule différence notable, le rendu des couleurs un peu plus chaud en raison du NTSC pour l'édition américaine. Le disque français peut paraître un peu moins pêchu mais est en fait bien plus proche d'une image cinéma…

Photo : ZARDOZ

La totalité des bonus n'a pas pour autant été conservée sur le disque français. En fait, la perte est négligeable puisque deux spots radio ont disparu. Pour le reste, au niveau de ZARDOZ, les bonus sont en tous points identiques ! La galerie de photos contient le même nombre d'images bien que le DVD américain séparait les clichés en trois sections différentes (en gros, concept, photos publicitaires et affiches). La bande-annonce de ZARDOZ est la même, bien que l'édition américaine faisait de la promo pour d'autres films de science-fiction sortis en DVD chez le même éditeur (FUTUR IMMEDIAT, ENEMY MINE, ALIENS…) mais dans un style complétement différent.

Photo : ZARDOZ

Pour les français rebutés par des bonus (le commentaire audio essentiellement) entièrement en anglais, le disque français est sans conteste l'option à choisir et ce même s'il manque deux broutilles par rapport à l'édition commercialisée aux Etats-Unis. Les sous-titrages sur le film ou le commentaire audio font nettement la différence, on pourrait même dire qu'ils sont nécessaires, tant ZARDOZ n'est pas une oeuvre facile à appréhender.

Photo : ZARDOZ

Christophe "Arioch" Lemonnier

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