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 FILM INFOS

 Titre original

 TETSUO

 Autres titres

 IRONMAN, THE

 Année

 1989

 Nationalité

 Japon

 Réalisation

 Shinya Tsukamoto

 Scénario

 Shinya Tsukamoto

 Musique

 Chu Ishikawa

 Acteurs

 Tomorowo Taguchi
 Kei Fujiwara
 Nobu Kanaoka
 Renji Ishibashi
 Shinya Tsukamoto

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

2 DVD

Durée

67 minutes

Format Image

Format Sonore

Japanese

Japanese
(Arkamys)

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Présentation de Jean-Pierre Dionnet
 • Interview de Shinya Tsukamoto (5mn50)
 • Interview de Shinya Tsukamoto par Jean-Pierre Dionnet (17mn40)
 • Bande-annonce

 

 ON AIME

• Un film déjanté, captivant
• La musique industrielle très à propos
• Un maelström vertigineux

 ON N'AIME PAS

• La bande-son Arkamys pas indispensable

 VIDEOS

 Bande-annonce

 
 TETSUO

 

Un chauffard fauche un homme en plein milieu de la rue et le tue. Après l'accident, il souffre d'un mal étrange. Il va voir cette maladie l'envahir, en découvrant d'abord une pointe de métal sortir de sa joue.

Photo : TETSUO

Shinya Tsukamoto a commencé très tôt à faire de petits films, avec des bouts de ficelles. Après avoir fini ses étude, il s'est retrouvé à réaliser des films publicitaires, pour revenir très vite à ses amours d'adolescent : le cinéma. Cette étape dans la pub lui a donné un style très particulier, dont on retrouve l'essence même dans TETSUO : un montage très rapide et des scènes très courtes. Tourné en 1988, TETSUO est le film qui a fait connaître et reconnaître Shinya Tsukamoto à travers le monde. Les critiques, les festivals étaient unanimes ou presque : ce film était une bombe, un ovni. Ce métrage expérimental de 67 minutes allait apporter du sang neuf au cinéma japonais, qui s'était méchamment essoufflé après les grands maîtres vieillissants du 7ème Art nippon. Par la même occasion, il allait propulser son géniteur comme le nouveau symbole de la culture cyberpunk.

Photo : TETSUO

Avant de réaliser TETSUO, qu'il a entièrement auto-financé, et qu'il a fini par faire tout seul, ses collaborateurs s'enfuyant au fur et à mesure, Shinya Tsukamoto avait fait un court-métrage, intitulé FUTSU SIZE NO KAIJIN (littéralement : "Un Fantôme de taille normale") qui racontait déjà l'histoire d'un homme se transformant en machine métallique. Ce premier essai était l'ossature de ce film incroyable. Car TETSUO est un véritable électrochoc, tant sur le plan visuel que musical. Tourné en 16mm, filmé en grande partie image par image, le rendu final est certes brouillon, mais tellement hallucinant que l'on en sort complètement sonné. Pendant toute la durée du film, le spectateur est littéralement happé par cette succession hallucinatoire de scènes métallo-organiques et de sonorités industrielles survoltées.

Photo : TETSUO

On est ici dans l'un des thèmes les plus exploités par le cinéma d'horreur et la littérature, à savoir la métamorphose, l'autre thème sous-jacent étant le rapport entre l'homme et la machine, développé dans la littérature par des auteurs tels que William Gibson, dans les années 80, dont le premier roman qui a inspiré le film du même nom, JOHNNY MNEMONIC, et plus encore le second, Neuromancien, parlait de la fusion homme/machine, et de la "matrice", dont MATRIX a repris le principe. Tsukamoto assimile cette culture et plus encore, la cautionne, fasciné par le pouvoir d'une nouvelle existence de l'individu à travers un nouveau corps qui ne serait plus seulement composé de matières organiques. TETSUO est à cet égard un hymne voué à la renaissance de l'homme associée à une nouvelle conscience de son être tout entier, à travers le sacrifice de son enveloppe corporelle, intégrant dans la douleur d'autres matières liées aux nouvelles technologies. La métamorphose se fait dans la souffrance, mais c'est un passage obligé pour accéder à un nouvel état conscient, dans une société où les notions de douleur et de plaisir, de vie et de mort, sont devenues floues et ont perdu toute signification.

Photo : TETSUO

Dans TETSUO, l'homme, un bureaucrate, vraisemblablement, costume, chemise immaculée et attaché-case, se transforme dans la douleur en un amas de fils, de tuyaux, de pièces de métal, devenant un hybride terrifiant et dangereux. Véritable obsession pour Shinya Tsukamoto, les matières organiques et métalliques se confondent, mais le point de vue du réalisateur est favorable à cette transition. On retrouvera d'ailleurs souvent ce thème dans ses premiers films (TETSUO II, DENCHU KOZO, dont on verra un court passage sur le téléviseur pendant que l'homme se rase). Comme tout le monde le sait, Shinya Tsukamoto apprécie le cinéma de Cronenberg, dont VIDEODROME a été l'une des sources d'inspiration, et il est contemporain de la culture cyberpunk, avec l'émergence, dans les années 80, de ce courant où les possibilités offertes par les nouvelles technologies et la notion de "no future", véhiculée par le mouvement punk des années 70, fusionnent. Le jeune cinéaste puise aussi son inspiration dans tout ce qui a fait son quotidien depuis l'enfance, pour réaliser ce film très personnel où il occupe tous les postes. Les mangas, les vieux films japonais, les grands classiques du cinéma expressionniste, le théatre Kabuki, le sexe, la ville de Tokyo, où il a toujours vécu, ses contemporains... Tout l'inspire et il puise toutes ses idées en observant son époque avec un regard sans complaisance.

Photo : TETSUO

TETSUO est à prendre tel qu'il est : impossible de le découvrir et de tenter une quelconque analyse. Dès les premières secondes, et jusqu'aux toutes dernières, on est hypnotisé par l'image, abruti par la musique, on se sent happé dans un tourbillon infernal de matières, de cris de douleur, de gémissements de plaisir, dont on ne pourra se résoudre à s'extirper avant la fin, qu'on l'aime ou qu'on le déteste. C'est à ce titre qu'il est absolument bouleversant, il exerce une telle fascination sur le spectateur qu'il en est presque diabolique. On n'en ressort pas indemne, choqué par un tel condensé de violence.

Photo : TETSUO

Déjà dit, le film a été réalisé en 16mm avec les moyens du bord. Studio Canal ne s'est pas amusé à lisser l'image. Le DVD présente le film tel qu'il a été fait avec une image au grain très présent. Donnant presque l'impression de découvrir un film bien plus ancien que TETSUO ne l'est réellement ,avec des plans où la lumière éclatante vient bouffer d'autres détails. Un style de noir et blanc assez similaire à celui que réutilisera Shinya Tsukamoto dans BULLET BALLET.

Photo : TETSUO

Sans la musique, TETSUO ne serait pas aussi hypnotique et ne vous collerait pas à votre siège. Oubliez le 5.1, la bande sonore en mono d'origine de TETSUO y arrive amplement. Le conseil est d'ailleurs, comme vous le dira le réalisateur, de pousser le son à fond et de vous en prendre plein la gueule avec les images. Le plus amusant est donc d'écouter une piste sonore en Arkamys. A la première écoute, elle paraît plus puissante en déversant sur toutes vos enceintes le flot sonore du film. Etant donné que vous pouvez basculer de l'une de ces pistes à l'autre avec la télécommande, faites vous-même l'essai. Vous découvrirez que l'Arkamys étouffe le son lui retirant l'impact originel. A vous de voir ce que vous préférez !

Photo : TETSUO

Cette édition est présentée dans un digipack contenant TETSUO : THE IRON MAN et TETSUO 2 : BODY HAMMER, dans la collection Asian Classics du Studio Canal. Encore un très bel objet, accompagné d'un livret riche en informations sur les deux films, à commencer par deux interviews du réalisateur et une texte d'analyse plus globale. Jean-Pierre Dionnet a signé une introduction pour chacun des deux films, comme pour tous les films de cette collection Shinya Tsukamoto. Une petite phrase du réalisateur est également présente pour chacun des films de ce diptyque, enfin, on retrouvera les mini biographies communes à tous les livrets de cette collection, de Shinya Tsukamoto et de son compositeur attitré, Chu Ishikawa.

Photo : TETSUO

Bien sûr, comme pour tous les disques de cette collection, on pourra voir une introduction de Dionnet pour chaque film, mais en ce qui nous concerne, nous préférons la visionner après le film. Nous vous avons déjà parlé du problème rencontré après cette introduction de Dionnet, dans la critique de HIRUKO THE GOBLIN. Ajoutons juste une précision utile, et qui servira pour tous les disques de cette collection : le niveau sonore des interviews est très en deçà de celui des menus d'accueil, ce qui pourra en surprendre plus d'un, car la transition est tonitruante au retour à la page principale.

Photo : TETSUO

En plus de l'interview du réalisateur, présente sur tous les disques des films de Shinya Tsukamoto de cette collection, le DVD de TETSUO propose une seconde interview. Avec cette fois-ci Jean-Pierre Dionnet face au réalisateur japonais. Pas de véritable discussion pour autant puisque les deux hommes ne parlent pas la même langue. Contrairement à la première interview qui parlait exclusivement de TETSUO, la seconde est plus générale quant à l'oeuvre de Shinya Tsukamoto. Elle se conclut par quelques mots du réalisateur aux futurs spectateurs du DVD de TETSUO. Il conseille de s'approcher de l'écran, de monter le volume du système sonore (ou du téléviseur ?) et de regarder le tout entièrement ! Shinya Tsukamoto doit encore garder un mauvais souvenir de certaines séances où les spectateurs fuyaient les salles de projection avant la fin...

Nadia Derradji

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