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 FILM INFOS

 Titre original

 LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA, UNA

 Autres titres

 VENIN DE LA PEUR, LE
 SALOPES VONT EN ENFER, LES
 CAROLE
 LIZARD IN A WOMAN'S SKIN, A
 SCHIZOID

 Année

 1971

 Nationalité

 Italie /  France /  Espagne

 Réalisation

 Lucio Fulci

 Scénario

 Roberto Gianviti
 Lucio Fulci
 Jose Luis Martinez Molla
 Andre Tranche

 Musique

 Ennio Morricone

 Acteurs

 Florinda Bolkan
 Stanley Baker
 Jean Sorel
 Leo Genn
 Anita Strindberg
 Alberto de Mendoza
 Ely Galleani
 Silvia Monti
 Georges Rigaud
 Lucio Fulci

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Le Chat Qui Fume

Format Disque

Blu-Ray (Double Couche)

Durée

103 minutes

Format Image

Format Sonore

Italian

English

Francais

Sous-titrages

English
Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •CD de la musique du film
 • Le Venin en mode VHS (95mn41)
 • Le Venin d’Anita Strindberg : entretien avec l’actrice (13mn08)
 • Le Venin de Jean Sorel : entretien avec l’acteur (16mn16)
 • Interviews
  • Lionel Grenier (13mn54)
  • Christophe Gans (38mn09)
  • Olivier Père (26mn06)
  • Jean-François Rauger (21mn19)
  • Alain Schlockoff (23mn16)
 • Le venin des Censeurs (8mn54) par Lionel Grenier
 • Les versions du Venin (3mn29)
 • scène supplémentaire (1mn06)
 • Galerie de photos (12mn50)
 • Génériques américains et italien (4mn56)
 • Film annonce français (1mn19)
 • Film annonce US (2mn13)

 

 ON AIME

• Anita Strindberg
• une édition collector 3 disques la plus complète à ce jour
• Une belle copie HD Des bonus en rafale

 ON N'AIME PAS

• Pas d’alerte sur les spoilers contenus dans les bonus

 VIDEOS

 Trailer

 
 LE VENIN DE LA PEUR

 UNA LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA

Carole Hammond (Florinda Bolkan) fait de violents rêves sensuels en compagnie de sa jolie voisine Julia durer (Anita Strindberg). Qui vont même jusqu’à sa mort. mais lorsque Julia est retrouvée poignardée, Carole devient une suspecte idéale, d’autant que dans son rêve… elle y poignarde en effet Julia.

Photo : VENIN DE LA PEUR, LE (UNA LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA)

1971. Le thriller à l’italienne bat son plein et connait sa petite heure de gloire. Lucio Fulci est un metteur en scène touche à tout aux fortunes diverses mais reconnu par le public. Récemment avec succès puisque PERVERSION STORY (UNA SULL’ALTRA), démarquage/copie de SUEURS FROIDES) rencontra les faveurs du public italien. De là à sauter dans le train du Giallo tendance Argento, il n’y a qu’un pas que Fulci franchit allègrement. Et la mode étant aux titres avec animaux, il faut trouver donc quelque chose qui n’ait jamais été traité. L’oiseau : fait. le Chat : aussi. Les mouches : pris. L’iguane tirait déjà la langue, le Scorpion avait piqué tout le monde et le Cobra crachait déjà du venin. Donc : le lézard à la peau de femme.

La métaphore capillotractée du lézard ne trompe personne. Les productions italiennes frisaient depuis longtemps l’opportunisme en diable. Peu importe l’histoire, il faut accrocher l’oeil et l’attention fuyante du public par quelque chose de reconnaissable au niveau du titre. Et des acteurs, aussi. Toutes les exégèses chevelues et autres analyses sémantiques fulciennes du monde ne sauront rattraper cela.

Photo : VENIN DE LA PEUR, LE (UNA LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA)

Connu sous divers titres français comme CAROLE, LES SALOPES VONT EN ENFER et plus LE VENIN DE LA PEUR, UNA LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA avait déjà bénéficié de plusieurs éditions DVD par le passé. Aucune en France, ceci dit. Nous aurons donc mieux avec le Chat Qui Fume qui propose une édition HD, DVD et CD. Qui se targue également d’être une première mondiale en la matière.

La mannequin et jeune actrice brésilienne Florinda Bolkan venait tout juste de sortir de LA VALLEE PERDUE de James Clavell et se trouve propulsée en tête d’affiche. S’en suit un casting international à vocation de porter le film hors du territoire italien. Le français Jean Sorel est une figure reconnue, ayant déjà largement contribué au genre via UNE FOLLE ENVIE D’AIMER ou encore PARANOIA. L’anglais Stanley Baker possédait une belle carrière via des titres comme LES CANONS DE NAVARONE, ZOULOU ou LES SABLES DU KALAHARI : son envergure non négligeable apporte un cachet sérieux anglais inespéré. Enfin, il serait criminel, entre autres pointures du film, d’oublier la sculpturale Anita Strindberg (LA QUEUE DU SCORPION, AU TROPIQUE DU CANCER) qui, même dans un tout petit rôle, illumine violemment l’écran.

Photo : VENIN DE LA PEUR, LE (UNA LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA)

Au diapason des Gialli de cette époque, les sujets permettent la visibilité de nombres travers et perversions de la société bourgeoise italienne. Tout en se gardant bien, malgré le fait de se vautrer dans la fange, le stupre et la luxure, de valoriser tout cela. Ici comme dans MAIS QU’AVEZ-VOUS A SOLANGE ?, LES RENDEZ-VOUS DU DIABLE ou L’ASSASSINO.. E AL TELEFONO, tout cela reste bien moral à forte tendance moralisateur. Les pulsions sexuelles hors du cadre hétérosexuel se trouvent forcément liées à la cohorte de déviances 70’s (orgies, utilisation de drogue, jeunesse hippie dévoyée…) et l’acceptation de ces pulsions reste inimaginable. S’en suivent donc un comportement mortifère doublé de paranoïa borderline schizophrénie sur fond d’entourloupe narrative. Mécanique de suspens habile et emballée avec plus de glamour, de tact , d’ambition et de professionnalisme que la majeure partie des produits transalpins similaires, certes. Mais la morale de l’histoire demeure similaire au final : rien ne vaut une bonne sexualité normée assumée pour s’en sortir. Fulls sort la sulfateuse à l’encontre des valeurs bourgeoises et de leur antithèse sociale de l’époque - un certain hédonisme tendance hippie-drogue-nommez le vice et mettez le nom ici.

Le gros plus du VENIN DE LA PEUR, hormis sa manipulation psychanalytique fumeuse et son ton anarchiste droitier crachant sa haine de tout qu’un Jean Yanne n’eusse pas renié, demeure ses trouvailles visuelles. La réduction de l‘humain dans sa dimension minuscule, écrasé par le poids du mensonge. Voire les scènes dans l’église abandonnée avec une Florinda Bolkan démesurément réduite à néant. Une technique de grand angle couplée à de véritables idées de mise en scène qui placent le film dans une ambition autre que les produits de consommation courante sortis en même temps; Comme L’IGUANE A LA LANGUE DE FEU que Riccardo Freda signa même sous un pseudo, ne souhaitant visiblement pas se voir rattaché au produit fini… il se laisse également aller à la mode naissante du split screen, opposant ainsi l’orgie chez Julia Durer et le diner presque parfait chez les Hammond. Tout en proposant des lignes de fuite intelligentes (la scène du pont à 41mn17), dynamisant la mise en images. Tout comme la mise en abime de la notion de labyrinthe.

Photo : VENIN DE LA PEUR, LE (UNA LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA)

Ce qui n’empêche pas Fulci de sombrer de temps à autres dans les facilités de style, proprement inutiles à l’action et à la narration. Les chiens torturés au corps ouvert en gros plan, les viscères exposés, les zooms frénétiques que même Franco n’osa employer. Des scènes au bord du ridicule qui n’en finissent plus (les chauves-souris, l’orgue…) donnent une exagération filmique qui plombent le film et le suspens déjà généré. En gros, il ne sait pas s’arrêter. Une complexité de lien entre une censure qui se relâchait petit à petit, le fait de remplir de cahier des charges du thriller d’exploitation et coupler le tout à ses élans filmiques. Le principal problème du film étant que le spectateur ait beaucoup de mal à connecter avec un quelconque individu de l’histoire… Sans parler de scènes grotesques que les effets spéciaux n’aident en rien. L’hilarante scène des chauves-souris emprunte (plagie?) allègrement celle des OISEAUX avec Tippi Hedren agressée dans la chambre close. Rambaldi n’est pas vraiment au top ici, encore pire avec le plan du cygne géant. La gratuite scène de vivisection, que l’histoire indique comme étant tellement réaliste à l’époque qu’elle choqua… jusqu’à provoquer une plainte et démonstration in situ d’un effet mécanique. Aujourd’hui, si elle provoque toujours un petit malaise, son côté faux se trouve décuplé par la HD qui dessert totalement des effets artificiels, élaborés eux pour du 35mm.

Fulci livre une histoire somme toute assez banale, tout comme l’est le suspense. Peu de tension au final. Mais il contrebalance et transcende le tout en installant une atmosphère onirique, installant le surréalisme comme mode opératoire. Et en profite pour poser une symétrie des attentions : une opposition (visuelle et narrative) de ce qu’il considère ici comme deux symboles/cibles d’ennui et de mépris : la libéralisation des moeurs et l’hypocrisie de la société bourgeoise.

Photo : VENIN DE LA PEUR, LE (UNA LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA)

LE VENIN DE LA PEUR arrive sur Blu ray BD 50 non zoné, et donnant le film d’une durée totale de 102mn39 (hors le générique StudioCanal de 20 secondes) : le dos de la jaquette indique 102mn. Un menu animé très sensuel bercé par le morceau « La Lucertola » d’Ennio Morricone, avec une navigation intelligente permettant de choisir aisément l’ensemble des options souhaitées. Le master fourni par StudioCanal donne un beau lustre aux différentes copies DVD (et oubliez votre VHS Hollywood Video pour le coup!) existantes. Une bizarrerie pour démarrer. Le générique (en anglais, avec A WOMAN IN A LIZARD’S SKIN) commence par un format qui n’est pas du 1.85:1, ce qui s’avère assez curieux. Dès sa fin, le film est lui bien au format 1.85:1. La version proposée par le Chat qui Fume insère l’ajout de deux scènes non doublées en anglais : en italien avec stf, dont la plus importante à la 26e minute, une scène de dialogue entre Jean Sorel, Edy Gall et Silvia Monti et la seconde à 31mn47 entre Edy Gall et Sivia Monti). Le travail de Luigi Kuveiller (directeur photo des FRISSONS DE L’ANGOISSE et de L’EVENTREUR DE NEW YORK) donne dans des teintes naturelles, avec une emphase sur les couleurs rouge pour trancher sur l’ensemble (les fleurs du bureau de Leo Genn, les viscères, les couteaux lourdés de peinture…). Tout comme les scènes sauvages d’orgie! Et cela transparait admirablement sur les plans en intérieur, en plus des pan sur les visages, détails infimes… ne serait-ce que la scène initiale de séduction entre Anita Strindberg et Florinda Bolkan, d’une séduction stimulatrice remarquablement éclatante, aux détails audacieux que la Haute Définition rend enfin sublime.

Par contre, on ne peut en dire autant des scènes extérieures, qui paraissent ternes. Hormis le choix des costumes de Florinda Bolkan : la couleur grise éclate littéralement à l’écran. L’ensemble se caractérise malgré tout par un sens accru du détail, du contour des personnages : les gros plans font merveille, et l’ensemble fait preuve d’une belle stabilité. Un débit régulier assure de ce fait la bonne tenue globale. Pas de trace notable de réduction de bruit- et le choix du BD 50 permet justement une qualité optimale avec l’ensemble de pistes sonores et compléments proposés. Parlant de version française, Le Chat Qui fume propose également « l’expérience » vintage Hollywood Video, à savoir reprise de la version de la VHS française du film d’une durée de 95mn41.

Si le menu pop up permet de pouvoir choisir les autres options pendant la vision des bonus, ce n’est pas forcément le cas pour le choix des langues pendant la vision du film. Très agaçant système puisque le menu bloque le choix des langues pendant la vision du film. il faut repartir au menu racine afin de pouvoir en changer. Frustrant.

Photo : VENIN DE LA PEUR, LE (UNA LUCERTOLA CON LA PELLE DI DONNA)

Sur les trois doublages proposés, la version française s’avère nettement étouffée. Le doublage d’époque (avec vouvoiement à la clé entre le couple Hammond!) fait difficilement le poids contre le doublage anglais (le film a été tourné en anglais, par ailleurs) ou même celui en italien.

Des sous-titres français qui ont du être élaborés à partir de la version anglaise du film, puisque les sous-titres comprennent quelques petites erreurs (par exemple à la 63e minute: « hazy » traduits en « simple » au lieu de « brumeux », à deux reprises - le traducteur a peut-être du comprendre « easy »?).

Pour les compléments au film, il y a fort à parier que les éditions qui suivront (Mondo Macabro a annoncé une future sortie) auront beaucoup du mal à rivaliser avec ce qui a été mis en place ici. A noter que les bonus ne sont pas sous-titrés. Un gros bémol : il est fortement dommage qu’aucun avertissement ne soit présent avant les bonus indiquant qu’ils contiennent des spoilers, notamment sur la révélation de l’identité du tueur! On commencera avec un morceau de choix : une interview exclusive de la toujours sublime Anita Strindberg, qui vit actuellement en France. Un entretien en HD et en français qui étonne… autant qu’il déçoit. Car pourvoir interviewer un actrice chère à notre coeur de fan de film de genre, disparue de la circulation suite à son mariage depuis près de 30 ans pour douze minutes, on reste forcément sur sa faim. d’autant que les questions commencent plutôt bien sur le début de sa carrière, de manière précise, puis sur le film de Fulci, sa relation avec lui, sa manière de diriger… On pardonnera les quelques parasites sonores dus au micro qui a du être heurté à plusieurs reprises.

Autre belle exclu : Jean Sorel, qui possède des souvenirs plutôt précis lui aussi sur la présence de Fulci sur le tournage, sa manière de travailler. Sorel est décidément un bon client, source inépuisable d’anecdotes (les tournages en anglais ne sont donc pas une légende!). Sa réflexion sur l’érotisme chez Fulci est en outre pleine de sens.

Si les amateurs peuvent connaître la majeure partie des intervenants, le commun des mortels n'en saura rien. Il aurait été à propos d’indiquer qui sont Jean-François Rauger (de la Cinémathèque Française), Olivier Père (journaliste et à ce jour monsieur cinéma d’Arte)… et leur légitimité par rapport au sujet. Analyse très pertinente de M. Cinémathèque et ses soirées-Bis qui replace hardiment le film de manière contextuelle. Avertissement: si vous êtes rebuté par la loghorrée verbale de J.F Rauger, autant passer sur le supplément car il ne s’arrête pour ainsi dire jamais! L’interview d’Olivier Père fait un peu redite, pour le coup. Le savoir encyclopédique sera assuré par Lionel Grenier du site luciofulci.fr, tandis que le cinéaste Christophe Gans assure le SAV fanboy de la meilleure manière qui soit. Là aussi un point de vue très pertinent, effectuant des passerelles entre le travail de Fulci sur son SILENT HILL, entre autres, tout en reprenant des arguments déjà entendus dans les autres entretiens (sur le choix de ville comme Londres pour l’action du VENIN DE LA PEUR ou de San Francisco pour PERVERSION STORY). Idem pour Alain Schlockoff (de l’Ecran Fantastique, ce qui est précisé en amont de l’interview) qui partage ses souvenirs sur le metteur en scène, notamment sur le passage de L’ENFER DES ZOMBIES au Grand Rex - on retrouvera par ailleurs une interview réalisée par ses soins sur le livret accompagnant la combo box. Fulci possède désormais ses cautions arty et intellectuelle couplées aux fans de films de genre, une reconnaissance dont le cinéaste manquait cruellement à ce jour.

Un bonus là aussi très intéressant pour les complétistes, à savoir les différences existant sur les trois versions française/anglaise/italien :plans manquants, scène plus longue… 3mn29 judicieuses mais qui n’apporte pas d’explication sur le pourquoi de ces différences. Une scène supplémentaire se trouve d’ailleurs offerte en complément, en SD, avec également une galerie photos ainsi que près de 5mn reprenant des génériques de début/fin des versions américaines et italiennes.

Concernant le DVD (DVD9), qui présente lui un menu fixe organisé de manière différente du Blu ray, on remarque qu’une bonne partie des bonus ont disparu. Exit Christophe Gans, Jean-François Rauger, Olivier Père et Alain Schlockoff, tout comme le mode VHS. La durée complète est de 98mn34 (hors générique StudioCanal qui dure 14 secondes), émanant du même master, puisque la bizarrerie du générique de début et son format tronqué s’y retrouve.

En plus du luxueux et précieux livret avec une palanquée de reproductions d’affiches, photos d’exploitation et la reproduction d’une interview dans l’Ecran Fantastique de 1980 (livré hors digipack), il y a le CD de la musique du film composée par Ennio Morricone : 19 morceaux sur 75mn. Une mélodie syncopée, pulsante, presqu’expérimental, qui ressemble diablement d’autres de ses travaux comme LE CHAT A NEUF QUEUES, entre autres. Marque d’un auteur ou facilité de compositeur? Comme d’habitude chez ce grand compositeur, la réponse se fera différente chez chacun… Il apporte l’emphase nécessaire pour prolonger le sentiment de mal-être et de dépravation.

L’édition du Chat Qui Fume du VENIN DE LA PEUR se révèle être passionnante à défaut d’être l’ultime. Dommage, entre autres, de ne pas bénéficier de l’intervention de la principale intéressée, Florinda Bolkan. Malgré cela, un très beau boulot de compilation d’informations précises, de compléments en rafale qui devraient réjouir les amateurs de bonus et de Fulci. Ce Blu ray tente de remettre le film sur le devant de la scène via une belle copie HD : il y parvient sans peine.

Francis Barbier

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