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 FILM INFOS

 Titre original

 HOUND OF THE BASKERVILLES, THE

 Autres titres

 CHIEN DES BASKERVILLE, LE
 

 Année

 1983

 Nationalité

 Angleterre

 Réalisation

 Douglas Hickox

 Scénario

 Charles Edward Pogue

 Musique

 Michael J. Lewis

 Acteurs

 Ian Richardson
 Donald Churchill
 Denholm Elliott
 Glynis Barber
 Brian Blessed
 Eleanor Bron
 Edward Judd
 Ronald Lacey
 Martin Shaw

 Adapté d'une oeuvre originale de :

 Arthur Conan Doyle

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Rimini

Format Disque

Simple Couche

Durée

96 minutes

Format Image

Format Sonore

English

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

Aucun

 

 ON AIME

• Une adaptation soignée et de Sir Arthur Conan Doyle

 ON N'AIME PAS

• Une copie aux teintes noires parfois instables

 LE CHIEN DES BASKERVILLE

 THE HOUND OF THE BASKERVILLES

Adapter les aventures du détective Sherlock Holmes au cinéma ou à la TV devient un sport national en Grande-Bretagne. Ca relève aussi de la gageure tant les versions sont nombreuses, sans compter les versions étrangères - et qu’il faille tenter de jouer la carte de l’originalité. Concernant LE CHIEN DES BASKERVILLE (THE HOUND OF THE BASKERVILLES), passer après Basil Rathbone et Peter Cushing dirigé par Terence Fisher s’avère délicat. Ian Richardson relèvera le défi en 1983 sous la houlette de Douglas Hickok pour une version TV.

Photo : CHIEN DES BASKERVILLE, LE (THE HOUND OF THE BASKERVILLES)

Le Dr Mortimer (Denholm Elliott) vient chercher de l’aide auprès de Sherlock Holmes (Ian Richardson) : la famille Baskerville serait victime d’une malédiction qui voit un chien maléfique tuer ses héritiers. Holmes demande au Dr Watson (Donald Churchill) de se rendre d’abord sur place afin de recueillir les premiers éléments.

La trajectoire de Douglas Hickok reste assez amusante pour les amateurs de films de genre que nous sommes. Commençant comme assistant réalisateur, notamment sur le sympa MONSTRES INVISIBLES d’Arthur Crabtree ou le SNAKE WOMAN de Sindey Furie, il passe réalisateur seconde équipe sur la série TV INVISIBLE MAN en 1959. Avant de rentrer de plein pied dans le costume de réalisateur. Il donne une oeuvre singulière comme LA CIBLE HURLANTE en 1972 mais il s’agit surtout de THEATRE DE SANG avec Vincent Price qui le révélera à nos yeux! S’en suivront des oeuvres plus ambitieuses comme INTERVENTION DELTA et le plutôt réussi L’ULTIME ATTAQUE, suite plus ou moins avouée de ZULU. Il consacra le reste de sa carrière à la télévision. Même si BLACKOUT, une production HBO, sortit au cinéma en France en 1985.

Photo : CHIEN DES BASKERVILLE, LE (THE HOUND OF THE BASKERVILLES)

Hickox aligne une belle brochette d’acteurs pour donner une des toutes meilleurs adaptation du livre de Doyle. Ian Richardson (BRAZIL, DARK CITY) fait un Sherlock Holmes fin, avisé, dépourvu des tics qui le caractérisent habituellement. Donald Churchill fait de son Dr Watson une homme affable, certes moins habile en déductions que son comparse, mais moins guignolesque et faire-valoir qu’à l’habitude. Le second tiers du film le met plutôt en avant et dans un mode sérieux. Les connaisseurs du cinéma et de la TV anglaise reconnaitront Glynis Barber dans le rôle de Beryl Stapleton, héroïne entre autres de la série TV MISSION CASSE-COU qui fit les beaux jours de FR3 au milieu des années 80. Egalement l’imposant Brian Blessed (Prince Vultan dans FLASH GORDON) en mode Oliver Reed pour son interprétation survoltée - mais éminemment humaine de Stapelton. C’est surtout Denholm Elliott qui marque son empreinte sûre de second rôle : déjà présent dans L’ULTIME ATTAQUE, il a su passer avec assurance du monde feutré de James Ivory (MAURICE, CHAMBRE AVEC VUE), à Woody Allen (SEPTEMBER) jusqu’aux TRANSMUTATIONS de George Pavlou ou LA DEPRAVEE de Michael Winner… tout en jouant le rôle de Stapleton dans l’adaptation parodique du CHIEN DES BASKERVILLE en 1978! Et avec cet ensemble, on ne pourra que louer l’impeccable direction d’acteurs de Douglas Hickok.

Le film commence par une très belle scène aux accents gothiques, nocturne, qui révèle une attaque efficace - et surtout filmée de manière étrangement frénétique pour un téléfilm. Caméra au ras du sol, tournoyant sur elle-même, contre-plongées vertigineuses… En fait, la facture très cinéma de l’ensemble étonne tout du long. Le soin évident apporté aux éclairages à la photographie, les décors alambiqués et à la profondeur de champ - le tout couplé à la musique ample de Michael J. Lewis font de ce CHIEN DES BASKERVILLE une oeuvre résolument ambitieuse. Un récit qui réserve une belle surprise d’exclure Holmes de sa narration pendant un bon bout de temps. Tout comme de réserver un triple rôle à Nicholas Clay. Une articulation semblera déstabilisante pour celles et ceux habitués aux version les plus connues (celle de Terence Fisher en tête).

Photo : CHIEN DES BASKERVILLE, LE (THE HOUND OF THE BASKERVILLES)

S’en suit peut-être le défaut majeur du film, à savoir un deuxième tiers en creux, basé sur les dialogues et scènes d’exposition. L’installation du noeud de l’intrigue parait laborieuse au milieu d’une assez jolie reconstitution de l’ambiance du Devonshire. Le film a par ailleurs été tourné dans le Devon (et les studios Shepperton) renforçant ce côté authentique qui se dégage immanquablement. Le dernier rattrape les faiblesses passées pour dynamiser adroitement le récit et terminer sur un très beau climax. Même si la manière de filmer et d’ordonner/d’agencer les rebondissements aujourd’hui apparaissent radicalement différentes, l’efficacité et la poésie macabre l’emportent.

Le début du film colle ainsi par ailleurs à merveille avec le roman d’origine. Hickox maitrise un sens indéniable de la mise en scène de l’épouvante et du mystère. Les moments sur la lande, les scènes du marais embrumé nocturnes engendrent un frisson pas négligeable! Des décors amples, de la profondeur de champ, une mise en images hyper calibrée pour d l’épouvante soignée… l’ensemble confère un sens surréaliste de l’effroi. La scène de l’enlisement du cheval à partir de 10mn35 (effets spéciaux ou pas) restera traumatisante pour les amateurs d’animaux. Il se passe à l’écran une véritable souffrance, enveloppée d’un manteau horrifique inattendu. De plus, le montage alterné avec les plans du viol de la jeune fille par Sir Hugo Baskerville décuple ce sentiment de sauvagerie. La lande nimbée de brume avec le monstre aux abois rappelle entre outre quelque peu la scène de PROPHECY voyant le monstre traverser le lac!

Photo : CHIEN DES BASKERVILLE, LE (THE HOUND OF THE BASKERVILLES)

Qui plus est, le chien possède une aura fantastique, dans tous les sens du terme. Yeux luminescents, ombres menaçantes et une lueur incandescente/phosphorescentes du meilleur effet. La cambre a l’intelligence de ne point trop en montrer au début du film, sans s’appesantir au gré de la narration pour un focus réussi au final. Une belle montée en puissance. Il demeure toutefois curieux que le film soit aussi peu connu et réputé concernant cette version - de loin d’une des toutes meilleures des adaptations de ce CHIEN DES BASKERVILLE.

Photo : CHIEN DES BASKERVILLE, LE (THE HOUND OF THE BASKERVILLES)

Le DVD zone 2 sorti par Rimini n’est pas une nouveauté en soi. Le film sortit il y a quelques temps uniquement en VF chez Evidis en 2006. Ici, l’éditeur Rimini offre le long métrage en format 1.77:1 (très probablement un format 1.85:1 à l’origine) avec 16/9e, d’une durée complète de 96mn07 et avec deux options de langue.

Visuellement, la copie oscille entre l’agréable à l’oeil, comme la scène d’ouverture, les gros plans sur Glynis Barber dans la scène de chevauchée, les intérieurs… avec le médiocre, notamment quelques flous. Les scènes de nuit tendent à offrir une compression moyenne. Les noirs sont peu profonds et gérés de manière aléatoire, si bien qu’un manque de stabilité se fait sentir à plusieurs reprises. Trop doux, ils tirent parfois au vert sur deux scènes. Curieux.

Photo : CHIEN DES BASKERVILLE, LE (THE HOUND OF THE BASKERVILLES)

La piste audio anglaise remixée en 5.1 offre la part belle à la très belle partition de Michael J. Lewis. Sa patte reconnaissable (on note des accents de THEATRE DE SANG et de LA GRANDE MENACE dans les orchestrations et certaines mélodies) diffuse de manière assez discrète mais efficace son ampleur lors des scènes d’action. Dialogues clairs et audibles, environnement sonore adéquat. La spatialisation apporte un léger plus quand à l’enveloppement sonore (par rapport à la piste anglaise mono, qui reste cependant celle correspondant au mixage initial).. Cela reste relativement timide, rien de remarquable en soi, mais tout à fait recommandable. Des sous-titres français optionnels arrivent également à point.

Pour la VF en Dolby 2.0, on a affaire à un son plus étouffé, au rendu métallique. La différence avec le 5.1 anglais demeure flagrante : moins de détachement des bruitages, moins d’atmosphères, et un certain souffle sur quelques dialogues. Ce qui ne rend pas son écoute désagréable, loin s’en faut, mais on préférera les deux pistes anglaises pour plus d’authenticité et de naturel.

Malheureusement, l’expérience Hickox/Holmes s’arrêtera là, puisque le menu sur fond d’images du film, qui possède aussi un accès chapitré, ne propose aucun bonus relatif au film ou au monde de Sherlock Holmes.

Francis Barbier

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