Un peu à la manière des tortures de CAMP
731, ces scènes ne font en aucune manière progresser le film.
Vous vouliez du hardcore ? prenez en plein les yeux pendant 5 minutes
et ensuite libre à vous de décrocher ou pas. Au passage nous aurons
une pensée pour Mindy
CLarke, superbe zombie dans LE
RETOUR DES MORTS VIVANTS 3, qui découvre une jumelle asiatique,
elle aussi plus que charmante.

Alors que nous
avions eu droit à un préambule soft et érotiquement troublant (la jolie
jeune fille s'épile, la cuisinière se coupe le doigt), le soufflet retombe
d'un seul coup. Vraiment dommage car le thème de la prise de conscience
de son corps à travers la souffrance passe finalement au deuxième plan
(si ce n'est plus). Sato
parle très bien de ses intentions en interview , mais on les retrouve
difficilement lors de la vision de NAKED BLOOD. Ne vous méprenez
pas, je ne suis pas en train de descendre en flèche le film mais face
à un tel potentiel on ne peut que regretter le résultat qui s'avère
au final décevant.

Paradoxalement
ce n'est donc pas une réflexion sur la chair et la souffrance qui vient
à l'esprit du voyeur. Le terme est volontairement choisi car c'est ce
que l'on ressent au plus profond de soi. Après tout le père d'Eiji filmait
la grossesse de sa femme, Eiji observait quant à lui les trois cobayes
de MY SON et ce n'est ni plus ni moins que le réalisateur qui
se cache derrière le scientifique. Ironie du sort, en s'injectant les
derniers centimètres cube de son délicieux sérum, Eiji et Rika auront
un fils lui aussi adepte des prises de vues vidéo. MY SON a ainsi
littéralement pris forme humaine.

Il faut bien
parler un peu technique maintenant. L'image est vraiment très moyenne
en terme de compression et les sous-titres sont imposés. En matière
d'interactivité, nous ne sommes pas mieux servis avec une malheureuse
galerie de photos. Pourtant on ne jettera pas la pierre à Japan
Shock qui a déjà le mérite d'éditer ce film sur ce support (le réalisateur
est lui-même surpris de cette attention).

NAKED BLOOD
s'adresse surtout aux plus curieux d'entre nous. Prenez des ambiances
froides soutenues par une musique minimaliste, saupoudrez le tout de
réflexions sur la chair malheureusement étouffées par des scènes crues,
cela vous ouvre l'appétit? Alors ce film est fait pour vous.
Pierre-Yves
"Lord Taki" Taczynski