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 FILM INFOS

 Titre original

 FIVE ACROSS THE EYES

 Année

 2006

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Greg Swinson
 Ryan Thiessen

 Scénario

 Marshall Hicks
 Greg Swinson

 Musique

 Shannon McDowell
 David Risdahl

 Acteurs

 Jennifer Barnett
 Angela Brunda
 Danielle Lilley
 Sandra Paduch
 Mia Yi
 Veronica Garcia

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Emylia

Format Disque

Simple Couche

Durée

94 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Scènes coupées£
 • Scene 1 (1mn18)
 • Scene 2 (3mn32)
 • Scene 3 (5mn50)
 • Scene 4 (1mn18)§
 • Bandes-annonces£
 • Five Across The Eyes
 • Small Town Folk
 • The Zombie Diaries
 • Breathing Room
 • BTK
 • Ghost Game
 • The Living and The Dead
 • Vanguard§

 

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 FIVE ACROSS THE EYES

 

A l'issue d'un match de football, cinq adolescentes reprennent la route. Elles espèrent gagner du temps sur leur trajet en prenant un raccourci. Rapidement perdues, elles s'arrêtent à un petit magasin pour demander leur chemin. Là, suite à une mauvaise blague, elles défoncent le phare d'une voiture. Plutôt que d'attendre le propriétaire du véhicule, elles s'enfuient dans la nuit. Grave erreur…

Photo : FIVE ACROSS THE EYES

Originaire de Morristown, dans le Tennessee, Greg Swinson et Ryan Thiessen essaient de marcher sur les pas d'un Sam Raimi avec leur premier long métrage. A vrai dire, FIVE ACROSS THE EYES n'a rien en commun avec EVIL DEAD si ce n'est que les deux films ont été tournés aux alentours de la même ville américaine avec un budget très limité. Mais pour réussir ce coup, encore faut-il avoir du talent. A défaut, Greg Swinson et Ryan Thiessen, armés de caméras DV, emballent leur film en quelques jours. Le bilan n'a rien de bien glorieux. Esthétiquement d'une laideur insondable, les cinéastes se sont contentés d'éclairer leur film à la lueur des lampes de poche, plafonniers et phares de voiture. Le film se déroulant vaguement en temps réel, nous serions en plein «Dogme» si FIVE ACROSS THE EYES n'était pas un film de genre.

Photo : FIVE ACROSS THE EYES

L'histoire est classique : cinq nanas sont malmenées par un individu hostile sur une route déserte. L'agresseur, ici une femme, va donc passer les trois quarts du métrage à poursuivre et faire souffrir ses innocentes victimes. Il serait probablement intéressant de développer plus avant mais le film ne contient rien d'autre. Voulant très probablement emprunter le même sentier que des œuvres comme LA DERNIERE MAISON SUR LA GAUCHE ou MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, les cinéastes se plantent dans les grandes largeurs en nous exposant un métrage particulièrement creux. N'ayant pas grand-chose à dire, très maladroit, le film peut difficilement se voir comme une réflexion sur la violence ou la nature humaine, les incohérences s'accumulant, les situations idiotes prédominant. Même du point de vue de l'efficacité, FIVE ACROSS THE EYES tombe à plat. Se voulant probablement transgressifs, les cinéastes alignent les séquences «chocs» à base de pipi, caca, vomi et surtout d'hémoglobine. Seulement, il ne suffit pas d'enfoncer un fusil dans le cul d'une actrice pour devenir le nouveau chantre de la violence cinématographique. Un constat d'autant plus triste qu'ils semblent être nombreux à se fourvoyer dans la voie de l'extrême en n'ayant rien d'autre à affirmer que leurs penchants jusqu'au-boutistes. Dans le cas de FIVE ACROSS THE EYES, la violence aura surtout lieu hors champ. On pourrait être amené à penser qu'il s'agit d'un choix artistique, mais il faut être lucide : c'est surtout le manque d'argent qui pousse les cinéastes à user de l'horreur suggestive. Dans le même ordre d'idées, les embardées automobiles sont, elles aussi, dissimulées de la manière la plus ridicule qui soit. Mais soyons honnête, quelques passages horrifiques s'avèrent vaguement réussis en instillant un peu de dégoût face à l'insistance du métrage.

Photo : FIVE ACROSS THE EYES

En torchant leur film, Greg Swinson et Ryan Thiessen ont oublié de diriger correctement leurs actrices. Il apparaît difficile de trancher entre une direction d'acteurs inexistante, un montage flottant ou sur l'incompétence des donzelles interprétant le film ; un grand mystère qui pourrait être un amalgame de tout cela. Mais cette «qualité» particulière du film devrait sans problème achever le spectateur le plus compréhensif. Comment prendre au sérieux un film où l'une des victimes, en situation de stress, prend le temps de mettre sur son visage égratigné une demi-douzaine de petits pansements ? Comment prendre au sérieux un film dans lequel, lors d'une poursuite, l'une des victimes se chie dessus pour balancer ses excréments sur le pare-brise de son poursuivant ? Impossible ! Mais FIVE ACROSS THE EYES ne fait pourtant preuve d'aucun second degré, n'adopte aucune distance et affiche un ton réaliste. Pire, le métrage ne se termine pas par un constat sur la violence, mais légitime le geste revanchard et méthodique de nos victimes qui retournent gentiment à leur vie frivole. Carrément puant dans son approche, FIVE ACROSS THE EYES est typiquement le genre de film qui ne donne pas ses lettres de noblesse à un genre conspué depuis des décennies. Et, quitte à donner une mauvaise image, le film de Greg Swinson et Ryan Thiessen ajoute une touche de musique métal et industrielle, quitte à également assimiler les amoureux de celle-ci à des rigolos décervelés. Le groupe suédois Duskfall aurait d'ailleurs dû s'intéresser d'un peu plus près au contenu de ce métrage avant de donner l'autorisation d'utiliser gracieusement un de leurs morceaux dont le refrain contient l'expression argotique «Five Across The Eyes» (en gros : «ma main dans ta gueule»). Le groupe s'est d'ailleurs séparé cet été, mais pour d'autres raisons… Métrage à l'amateurisme crasse, FIVE ACROSS THE EYES est indéfendable. Malgré notre envie de soutenir un cinéma indépendant nous préférons, en premier lieu et dans ce cas précis, protèger les spectateurs !

Photo : FIVE ACROSS THE EYES

L'éditeur Emylia, même avec la meilleure volonté du monde, ne peut faire de miracle. L'image de FIVE ACROSS THE EYES est dégueulasse. Rien à voir avec le transfert du DVD, c'est bel et bien d'origine. Tourner en DV, de nuit et avec des éclairages approximatifs, c'est s'exposer à un bruit vidéo constant et à un contraste hésitant. Les prises de vue caméra à la main n'aident en rien cette impression d'image boueuse et renforcent d'autant plus l'amateurisme de la réalisation, de l'interprétation et du montage. On vous aura prévenu ! Pour le reste, s'il y a des défauts de compression, ils sont indétectables dans pareille bouillie…

Photo : FIVE ACROSS THE EYES

Deux pistes sonores répondent à l'appel : la version originale sous-titrée et un doublage français réalisé, on le suppose, par l'éditeur lui-même. Les deux sont en stéréo mais ne sont pas égales. Le doublage sonne de façon moins naturelle, les ambiances sonores étant largement atténuées, et est moins puissant. Toutefois, ce terme s'applique-t-il vraiment à la version originale ? En tout cas, même doublés en français, les acteurs ne paraissent pas plus ou moins mauvais à l'écran. A ce niveau-là, l'œuvre n'est pas dénaturée !

Photo : FIVE ACROSS THE EYES

En supplément, l'éditeur propose seulement quatre scènes coupées à l'intérêt très discutable, d'autant que le montage du film contient déjà son lot de séquences inutiles. Si vous appréciez de voir des actrices chercher leur chemin sur une carte routière, vous y trouverez peut-être votre compte puisque l'on retrouve deux fois la même scène, a priori à l'identique, parmi les quatre morceaux inédits. Toutefois, les scènes coupées sont présentées sans aucun sous-titrage. D'autres suppléments existent mais n'ont pas été repris par l'éditeur, comme le making-of. Tant pis ! La bande- annonce du film est disponible dans une section dédiée aux autres titres de l'éditeur qui font partie de la collection «Sélection Extrême».

Antoine Rigaud

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