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 FILM INFOS

 Titre original

 BARRICADE

 Année

 2007

 Nationalité

 Etats-Unis /  Allemagne

 Réalisation

 Timo Rose

 Scénario

 Ted Geoghegan
 Timo Rose

 Musique

 John Roome
 Timo Rose

 Acteurs

 Raine Brown
 Joe Zaso
 André Reissig
 Thomas Kercmar
 Timo Rose
 Andreas Pape
 Sebastian Gutsche
 Tanja Karius
 Ellen Tanumihardja
 Dirk Glücks
 Michael Hoppe
 Mike Holmes
 Ramon Kaltenbach
 Ray Estevez
 Christian Reckert
 Lars Rohnstock
 Marc Rohnstock

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Uncut

Format Disque

Simple Couche

Durée

96 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Teaser (7mn12)
 • Making Of (9mn14)
 • Interviews : « I survived Barricade » (12mn23)
 • Slideshow (5mn24)
 • Films annonces
  • Angel Of Death 2
  • Exitus Interruptus
  • Demon Terror
  • Evil Clutch
  • The Witch’s Sabbath
  • Blood Sisters
  • Anthropophagous 2000 Zona Mutante Playa Zombies
  • Slime City
  • Girls School Screamers
  • The Necro Files 2
  • Rossa Venezia

 

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 BARRICADE

 

Autant le dire tout de suite : BARRICADE a tout d’un remake pauvrissime de LA COLLINE A DES YEUX, DETOUR MORTEL, SURVIVANCE, TURISTAS, mâtiné d’HOSTEL pour les tortures… Sans budget, sans imagination et animé d’un volonté de faire quelque chose. Ca n’est pas toujours très clair hormis le fait d’avoir l’impression de voir le métrage d’un groupe de potes qui décident de faire un film ultra-gore tourné en anglais dans la forêt de Bavière.

Photo : BARRICADE

Ce postulat de départ posé, BARRICADE (l’explication du titre du film est par ailleurs plus que nébuleuse…) va diviser les spectateurs en deux camps. Les uns, amateurs de gore teuton fun, con, un pack de bière et on rigole. Les autres qui vont hurler au ridicule et à un film cent fois vus ailleurs et en mieux.

Photo : BARRICADE

L’argument de base : Nina (Raine Brown) rejoint Michael (Joseph « Joe » Zaso) en Allemagne pour une randonnée, en compagnie de leur ami David (André Reissig). Ils vont se faire attaquer et torturer par une famille de dégénérés vivant au cœur de la Foret Noire. Très simple, BARRICADE ressemble à la tripotée de slashers/survivals qui déferlent sur nos écrans depuis plusieurs décennies.

Photo : BARRICADE

L’assemblage de talents au générique de ce film pouvait peut-être laisser espérer mieux qu’un simple splatter americano-teuton de plus. Le prolifique Timo Rose à la barre de la production, écriture, réalisation, musique… Un véritable homme-orchestre, acteur, rapper… mais aussi auteur de la trilogie MUTATION et qui a tripatouillé avec Andreas Bethmann sur ANGEL OF DEATH et ANGEL OF DEATH 2. Il y a surtout l’acteur, réalisateur et producteur Joe Zaso, amateur de film de genre, acteur/producteur du giallo 5 DEAD ON A CRIMSON CANVAS et qui traine ses guêtres du coté de chez Andreas Schnaas pour son NIKOS, par exemple. Et la nouvelle Scream Queen Raine Brown qui commence elle aussi à écumer le Z et le Bis de manière régulière.

Photo : BARRICADE

Il faut reconnaître une scène d’ouverture efficace à base de barbaque barbare débordante d’acide en plein visage, d’armes blanches tranchantes et de dégustation de viscères. Le ton est donné : BARRICADE sera gore ou ne sera pas. Problème : passée cette scène, il ne se passe quasiment plus rien pendant 45 minutes. Il faut plus de trois quart d’heures de palabres, de tentative anémique de développement de personnages et d’hésitations romantiques des héros avant que Timo Rose ne se décide à les faire rencontrer les cousins germains des dégénérés de LA COLLINE A DES YEUX (1977-1985-2006-2007 au choix, rayez l’année qui ne vous convient pas).

Photo : BARRICADE

La mise en scène tente quelques audaces visuelles. Des cadrages étranges, dont plusieurs juste en dessous des sourcils de Joe Zaso –afin de capter le magnétisme qui règne dans son regard ? Egalement un long travelling latéral droit se terminant dans un arbre avec André Reissig en train de parler… la technique est jolie, mais elle n’apporte rien au récit. Timo Rose cède également à la caméra à l’épaule qui rappelle certains slashers des années 80… tout comme des effets visuels déjà utilisés, à base de pellicule rayée « pour faire vieux », d’effets stroboscopiques… qui reviennent régulièrement et deviennent ennuyeux à la longue. Car tombant dans l’excès de la gratuité, ce qui nuit grandement au film. Sans compter que la réalisation semble aussi atteinte de cette manie actuelle de secouer la caméra dans tous les sens afin de capter un éventuel sens d’urgence ou de panique, qui tombe un peu à plat ici.

Photo : BARRICADE

On peut s’attacher aux débordements sanglants, principale attraction et raison d’être du film. A la 58ème minute, on note une jolie éviscération avec découpage de membre d'une victime semi consciente sur fond de couinements de porc. Très efficace. Un peu plus loin, la caméra se trouve placée sous la peau afin de voir la main extirper les entrailles encore chaudes… La ribambelle de scènes sanguinolentes s’enchaîne sans coup férir pour le plus grand plaisir de celles et ceux qui ont acheté le produit pour cette unique raison. Dommage que cette surabondance de biens nuise, car au final, on assiste au tabassage de Joe Zaso (93ème minute) qui devient plus risible qu’autre chose.

Le spectateur vide de sensations peut-il alors se rabattre sur la nudité ? pas vraiment, sauf s’il (elle) est fan de la plastique parfaite de Joe Zaso en train de faire trempette à poil dans un lac.

Photo : BARRICADE

Autre chose qui dénote : l’interprétation approximative de l’ensemble du casting, généralement à base de « Han » ou « Aaaaaaaaargh » ou bien « Hiiiiiin » et de respirations forts saccadées, qu’on se prend à penser au tueur en série dans la parodie 13 MORTS 1/2. Hormis Raine Brown et son interprétation très physique (elle devient progressivement la véritable héroïne), une Manoush inquiétante (tout comme dans les bonus !) et un Joe Zaso très pro, le reste ne dépasse pas le stade de l’anecdotique, de simple corps destinés à être torturés à l’extrême.

Photo : BARRICADE

D’autant plus qu’il sombre à plus ou moins grande échelle dans les mêmes affres d’un cinéma de genre en perpétuel à bout de souffle. Mais au fait : les tueurs en série se rasent-ils ? Et les monstres au visage déformés ? Si les effets spéciaux de maquillage (réussis) abondent dans les détails du visage, entre dents pourries et excroissances poisseuses… jamais trace de barbe naissante. Rasés de près comme au premier jour. A croire qu’être tueur en série cannibale déformé et débile stoppe la pilosité et (entre autres) le transit intestinal.

Photo : BARRICADE

Bref. Annoncé comme étant en 1.85:1, le film s’apparente plus à du 2.35:1 sur la copie qui nous a été donnée à voir (en gros 2.20:1 pour être exact). Pas de transfert 16/9ème à l’horizon, hélas. Une image agréable mais une compression parfois aléatoire. Le look très années 70 dans la griffure d’image volontaire tasse ce sentiment de produit vidéo bricolé (le caméraman révèle être d’ailleurs un étudiant en cinéma dans une interview) doté d’un transfert honorable, mais sans plus. Le minutage précis du film, générique de début et de fin compris est d'un peu plus de 96 minutes. Sur une telle durée, le film est accessible via seulement quatre chapitres non indiqués depuis le menu principal.

Photo : BARRICADE

Une piste sonore Dolby 2.0 laisse profiter de l’assourdissante bande son à base de rap allemand gueulard. Un son épais, parfois grossier qui, dans des périodes où la musique n’envahit pas le film, sait donner dans le sale et le répugnant dans ses effets sonores, joliment répartis sur les canaux avants (les fameux couinements de cochon cités plus haut). Il est dommage ne pas avoir repris le commentaire du film effectué par Joe Zaso et Raine Brown présents sur le DVD américain. Des sous-titres français amovibles viennent, en tout cas, compléter le tableau.

Photo : BARRICADE

Côté bonus, on assiste à une édition complète. Un long Teaser promotionnel, un Making Of plutôt précis sur le côté réalisation à la hussarde et l’ambiance sympa qui pouvait régner sur le tournage... Complété par des interviews carrière des principaux protagonistes et techniciens du film. Chacun se prête de bonne grâce à l’exercice. Il est clair de voir que Joe Zaso se détache de l’ensemble par son professionnalisme, tout comme par sa facilité d’accès. Un côté gênant : les cartons de présentation avec voix off posant la question aux protagonistes, qui nuissent à la fluidité des propos passionnants que tout le monde tient. Tous les bonus sont proposés avec des sous-titres français, là aussi, amovibles. Pour compléter le tout, le disque contient aussi une galerie photo et une floppée de films annonce de l’éditeur.

Photo : BARRICADE

BARRICADE ne fait pas peur, pas plus qu’il ne dérange vraiment. Tout au mieux, on détournera du regard lors de scènes gore, pour peu qu’on soit sensible à la vision de viscères, de découpage de sein (à rendre jaloux le fan de base L’EVENTREUR DE NEW YORK) ou de tête ravagée par un jet d’acide. Alors, quelle est la finalité du produit ? Juste un produit d’exploitation horrifique qui ne cherche rien à être de plus. On sent l’amour du genre. A la manière d’un Andy Milligan dans les années 70, en quelque sorte, défenseur d’un cinéma underground, indépendant et surtout, très sanguinolent. Mais ne se détachant jamais vraiment pour autant de la niche où il s’est lové.

Francis Barbier

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