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 FILM INFOS

 Titre original

 DEATH TRAP

 Autres titres

 CROCODILE DE LA MORT, LE
 FAUX SANGLANTE, LA
 EATEN ALIVE
 LEGEND OF THE BAYOU, THE
 STARLIGHT SLAUGHTER
 HORROR HOTEL MASSACRE

 Année

 1976

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Tobe Hooper

 Scénario

 Kim Henkel
 Alvin L. Fast
 Mardi Rustam

 Musique

 Wayne Bell
 Tobe Hooper

 Acteurs

 Neville Brand
 Mel Ferrer
 Carolyn Jones
 Marilyn Burns
 William Finley
 Stuart Whitman
 Robert Englund
 Janus Blythe

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Wild Side

Format Disque

Double Couche

Durée

87 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Jeu de Massacre : Analyse du film (13mn08)
 • Dissections Reptiliennes : Commentaire de séquences (20mn)
 • Bande-annonce

 

 ON AIME

• L'hôtel et Neville Brand
• Une édition à petit prix

 ON N'AIME PAS

• Un film très inégal

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 Bande-annonce

 

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 LE CROCODILE DE LA MORT

 DEATH TRAP

Réalisant que le boulot de prostituée n’est pas fait pour elle, une jeune femme s’enfuit d’un bordel pour échouer au Starlight Hôtel où Judd vit seul avec un dangereux crocodile…

Photo : CROCODILE DE LA MORT, LE (DEATH TRAP)

MASSACRE A LA TRONCONNEUSE marche fort lors de sa sortie dans les salles de cinéma aux Etats-Unis mais en raison d’un imbroglio financier, l’argent n’ira pas vraiment à ses géniteurs. Dans le même temps, l’industrie cinématographique n’ouvre pas non plus grand les bras à Tobe Hooper. William Friedkin ayant apprécié MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, il est question de travailler en commun pour un DEAD AND ALIVE écrit par L.M Kit Carson. Le projet n’ira pas bien loin mais Tobe Hooper retrouvera tout de même le scénariste pour MASSACRE A LA TRONCONNEUSE 2 une dizaine d’années plus tard… Pendant ce temps, un petit producteur de films, Mardi Rustam (PSYCHIC KILLER…) a l’idée avec Alvin Fast de financer un métrage horrifique mettant en scène un gérant d’hôtel timbré qui serait inspiré par Joe Ball. Ce dernier était un ancien militaire ayant servi avec les honneurs pendant la Première Guerre Mondiale et qui tenait un bar où il donnait ses épouses ainsi que ses serveuses comme repas à ses alligators. Pour mettre en image le carnage, ils se tournent forcément vers celui qui a mis en image un massacre ayant secoué le Box Office.

Photo : CROCODILE DE LA MORT, LE (DEATH TRAP)

Partant d’un concept établi, Tobe Hooper amène avec lui Kim Henkel histoire d’adapter la chose sous la forme d’un scénario à même d’être tourné. Les moyens mis en oeuvre sont bien plus importants que ceux du long métrage précédent de Tobe Hooper et le tournage se fera en studio avec la participation d’acteurs renommés ou au moins reconnus dont Mel Ferrer, Stuart Whitman, William Finley, Carolyn Jones ou encore Neville Brand. Aux côtés de ces acteurs, on peut aussi reconnaître Robert Englund ou encore Janus Blythe dans leurs premiers vrais rôles importants. De plus, Marilyn Burns viendra une nouvelle fois jouer les victimes terrorisées, rôle qu’elle hurlait déjà dans MASSACRE A LA TRONCONNEUSE.

Photo : CROCODILE DE LA MORT, LE (DEATH TRAP)

Tout aurait donc du se dérouler pour le mieux mais, au milieu du tournage, Tobe Hooper se brouille irrémédiablement avec la production pour cause de différents artistiques et le cinéaste décide de quitter le film. Le tournage et le montage se termineront donc sans lui sous le contrôle de Mardi Rustam. De gros problèmes de production, le réalisateur en rencontrera d’autres dans la suite de sa carrière. Juste après LE CROCODILE DE LA MORT, il travaille sur THE DARK mais, une nouvelle fois en désaccord avec un producteur, il quitte le navire après quelques jours de tournage. Heureusement pour Tobe Hooper, on lui confie ensuite la mise en scène de la mini-série télévisée LES VAMPIRES DE SALEM dont le tournage se déroulera cette fois sous de meilleurs auspices !

Photo : CROCODILE DE LA MORT, LE (DEATH TRAP)

LE CROCODILE DE LA MORT peut difficilement être appréhendé comme une oeuvre complète de Tobe Hooper dans le sens où il n’a pas assumé la création du film dans son intégralité. A partir de là, il serait vain d’essayer d’analyser le film puisqu'il n’est pas vraiment possible de savoir avec exactitude ce qui a été tourné par Tobe Hooper et ce qui a été filmé par Mardi Rustam ou d’autres intervenants anonymes. Il en va de même pour le montage. Il n’est donc pas tellement surprenant à la vision du film d’avoir l’impression de découvrir plusieurs styles qui ne réussissent pas à cohabiter correctement. Certains passages sont d’une platitude désespérante alors que d’autres scènes sont pourvues d’une grande intensité. Il en résulte un film bancal !

Photo : CROCODILE DE LA MORT, LE (DEATH TRAP)Photo : CROCODILE DE LA MORT, LE (DEATH TRAP)

Dans les éléments qui sont sans aucun doute le fruit de Tobe Hooper, il y a bien évidemment la mise en place du décor. A savoir celui de l’hôtel, grande bâtisse en pleine décrépitude et abandonnée au milieu de nulle part. Crasseux et poisseux, l’endroit ne peut accueillir que des invités désespérés. Cette installation forte d’un décor inquiétant, Tobe Hooper s’en servait déjà dans MASSACRE A LA TRONCONNEUSE et l'utilisera de nouveau par la suite comme pour la bâtisse des VAMPIRES DE SALEM. Dans le voisinage, en tout cas, personne ne se douterait que ce bon vieux Judd, ancien héros de guerre, puisse dissimuler un tueur psychotique. Ce trait de caractère ramène évidemment le souvenir d’Ed Gein qui inspira en partie MASSACRE A LA TRONCONNEUSE mais aussi le PSYCHOSE d’Hitchcock. D’ailleurs, LE CROCODILE DE LA MORT et PSYCHOSE ont pas mal de points communs que ce soit dans la structure du récit ou encore par cet établissement hôtelier tenu par un homme solitaire qui a manifestement un problème avec le sexe. Un trait de caractère qui est d’ailleurs certainement la grande différence avec MASSACRE A LA TRONCONNEUSE, premier du nom, qui ne donnait jamais une motivation sexuelle à ses tueurs. Un sexe très présent et qui, ce qui est paradoxal, serait la raison pour laquelle Tobe Hooper aurait quitté le film. D'après la rumeur, le producteur aurait aimé que son métrage soit encore plus explicite à ce sujet d'où l'adjonction de nudité gratuite non voulue par le réalisateur.

Photo : CROCODILE DE LA MORT, LE (DEATH TRAP)

Tourné sous le titre DEATH TRAP, le film se plantera dans les salles américaines mais il ressortira à plusieurs reprises en changeant de titres histoire de noyer le poisson et d’essayer de récupérer l’argent dépensé. Ainsi, il devient EATEN ALIVE, LEGEND OF THE BAYOU ou encore STARLIGHT SLAUGHTER. En France, cela paraît moins compliqué puisqu’il ne sera distribué que sous l’unique titre LE CROCODILE DE LA MORT. Présenté au Festival du Film Fantastique de Paris en 1978, il y remportera un prix d’interprétation masculine mérité pour Neville Brand ainsi que le Grand Prix qui, pour le coup, semble un peu exagéré aujourd’hui surtout face à d’autres films en compétition et qui ont mieux supporté l’épreuve du temps (SHOCK de Mario Bava par exemple). Depuis, Tarantino a rendu hommage au film, à sa façon, dans l’une des scènes du premier KILL BILL en reprenant une ligne de dialogue du personnage de Buck (Robert Englund).

Photo : CROCODILE DE LA MORT, LE (DEATH TRAP)

Wild Side sort directement LE CROCODILE DE LA MORT dans sa collection «Pocket» où généralement on retrouve des titres sortis auparavant sous la forme d’édition plus onéreuse. Plutôt une bonne nouvelle puisqu’il est donc possible de faire l’acquisition du film directement à petit prix. La somme à débourser est peu élevée mais le boulot a tout de même été bien fait sur le disque avec un transfert 16/9 de bonne facture. On notera seulement quelques petits soucis de compression ou un étrange mouvement saccadé (à 1'07'14) qui est probablement un souci sur la copie d’origine plutôt qu'un défaut du DVD. Les deux pistes sonores sont en mono avec d’un côté la version originale anglaise sous-titrée et de l’autre un doublage français. Ils assurent leur fonction sans appeler plus de commentaire.

En guise de suppléments, Wild Side propose une bande-annonce ainsi que deux interventions de Jean Baptiste Thoret. Dans la première, il trace le portrait du film comme étant un hommage de la part de son réalisateur au cinéma des années 50 et une tentative d’exploiter le succès des DENTS DE LA MER. Il analyse aussi le film comme s’il s’agissait d’une oeuvre aboutie de son auteur. Sa deuxième intervention est une sorte de commentaire audio sur quelques extraits du film. Dans ses deux suppléments, certaines des analyses sont plutôt pertinentes alors que d’autres semblent un peu tirées par les cheveux. Cela est surtout du au fait que, comme nous l’avons vu, Tobe Hooper a quitté le film avant la fin du tournage et n’en a pas non plus assumé le montage final (ce qui n'est pas dit dans les suppléments du DVD).

Photo : CROCODILE DE LA MORT, LE (DEATH TRAP)

Loin d’être une grande réussite, LE CROCODILE DE LA MORT contient tout de même quelques passages qui nous ramènent droit à l’hystérie du premier MASSACRE A LA TRONCONNEUSE avec cette fois des meurtres grand guignol, donc bien plus sanguinolents et baignés dans des couleurs primaires exagérées. Avec son petit prix, le DVD édité par Wild Side invite à la découverte de cet hôtel délabré et de son gérant (l’excellent Neville Brand) !

Christophe "Arioch" Lemonnier

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