Dans le futur, la Terre a épuisé la majorité de ses ressources naturelles,
la couche d'ozone ne filtre presque plus les rayons destructeurs et
la politique de recyclage est arrivée trop tard pour sauver l'humanité:
dans vingt ans il sera impossible pour l'homme de vivre sur la planète
bleue. Les scientifiques construisent un portail stellaire en orbite
autour de la Terre: l'hyper gate, qui permettra de coloniser le nouvel
espoir humain : Alpha Prime.

Les membres de la famille Robinson sont chargés d'une mission capitale
pour l'avenir de tout un peuple : au sein du vaisseau Jupiter, ils vont
effectuer un périple de dix ans à travers l'espace pour construire la
deuxième hyper gate et permettre ainsi l'exode vers la terre promise.
La Seddition est sérieusement décidée à faire échouer le projet et envoie,
en dernier recours, le professeur Smith (Gary
Oldman) saboter le robot des Robinson. Incontrôlable, celui-ci dérègle
le système de pilotage et oblige le Major West (Matt
Le Blanc) à propulser Jupiter 2 dans le vide interstellaire.

LOST IN SPACE est l'adaptation d'une série T.V. américaine des
années 60, le studio New-Line ayant décidé de se lancer dans une super-production
et l'essai est loin d'être transformé. Tout d'abord il devient horripilant
de retrouver dans chaque blockbuster un... comment appeler cette chose ?...
truc ; le Blawp est à PERDUS DANS L'ESPACE ce que Jar-Jar Bings
est à STAR WARS EPISODE 1 : un pur produit de merchandising inutile
! qui plus est totalement raté (l'effet a été commandé au dernier moment
car l'animatronic ne fonctionnait pas). Une erreur que Stephen
Hopkins, le réalisateur, et Akiva
Goldsman, le scénariste/producteur, assument entièrement.
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Malheureusement
c'est loin d'être la seule. Les conflits familiaux sont d'une simplicité
et d'une naïveté extrême : papa Robinson est trop occupé à sauver l'humanité
pour s'occuper de sa famille, le fiston est un petit génie solitaire,
Major West tombe amoureux... On se retrouve avec une multitude de personnages
de second plan avec tant d'intrigues qu'un film d'un peu plus de deux
heures ne peut décemment pas exploiter correctement. William
Hurt, Mimi Rogers,
Gary Oldman se sont
vraiment perdus dans l'espace pour échouer sur un projet si bancal.

On peut finalement se demander pourquoi ce film figure
dans notre Dvdthèque ? La réponse est simple: malgré un âge "avancé",
cette édition propose des suppléments d'une telle richesse que c'est
un véritable plaisir de se promener dans les menus. On commence gentiment
avec les traditionnelles biographies et bandes annonces, pour ensuite
profiter du clip vidéo du générique remixé par Appolo 440 (très efficace,
bien qu'un peu répétitif).

Vous aurez aussi l'occasion de découvrir la genèse des
différents effets spéciaux, les designs de production, l'historique
de la série T.V etc. Il est peu probable que vous ayez un jour à acheter
une réédition collector de ce film. Un MUST en matière de suppléments,
un gâchis en matière de cinéma.
Pierre-Yves
Taczinski
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