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 FILM INFOS

 Titre original

 M

 Autres titres

 M, LE MAUDIT
 

 Année

 1931

 Nationalité

 Allemagne

 Réalisation

 Fritz Lang

 Scénario

 Fritz Lang
 Thea von Harbou

 Acteurs

 Peter Lorre
 Otto Wernicke
 Gustav Grundgens
 Ellen Widmann
 Inge Landgut
 Ernst Stahl-Nachbaur

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

3 DVD

Durée

105 minutes

Format Image

Format Sonore

German

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •M, LE MAUDIT
 • LE TESTAMENT DU DR. MABUSE
 • Le Cercle du Destin (Documentaire - 54mn20)
 • Image par Image (42mn16)
 • Entretien avec Noël Simsolo et Alfred Eibel£
 • M, le Maudit (47mn26)
 • Le Testament du Dr. Mabuse (39mn46)§
 • Décors de Emil Hasler£
 • M, le Maudit (2mn38)
 • Le Testament du Dr. Mabuse (3mn03)§

 

 ON AIME

• Un classique
• Excellente édition (qualité technique et bonus)

 ON N'AIME PAS

• ...

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 M, LE MAUDIT

 

Une grande ville allemande vit dans la terreur : un mystérieux psychopathe y enlève et assassine des enfants. La police confie l'enquête à l'inspecteur Lohmann. De leur côté, les dirigeants de la pègre mettent tous leurs moyens en oeuvre pour trouver et capturer le sadique...

Photo : M, LE MAUDIT

Fritz Lang, d'origine viennoise, a régné en maître sur le cinéma allemand des années 1920. Après le succès de ses films LES ARAIGNEES et LES TROIS LUMIERES, il rentre au studio UFA : il y devient le réalisateur le plus important du studio le plus important du pays ! Il aligne alors, sans coup férir, trois monuments du cinéma mondial, trois fresques superbes et très influentes : MABUSE LE JOUEUR (film policier en deux volets), LES NIBELUNGEN ("heroic fantasy", si l'on peut dire, à nouveau en deux parties) et METROPOLIS (film de science-fiction). Avec LES ESPIONS, Lang retourne à l'esprit du serial policier de MABUSE LE JOUEUR, mais sur un ton plus intimiste. Enfin, LA FEMME SUR LA LUNE, mi-espionnage, mi-anticipation, clôt de belle manière une décennie époustouflante !

Le début des années 1930 est marqué par quelques changements. Déjà, sa collaboration avec sa scénariste et ex-femme, Thea Von Harbou, se relâche un peu. Ainsi, alors que METROPOLIS, LES ESPIONS et LA FEMME SUR LA LUNE étaient des sujets de son épouse, M LE MAUDIT est avant tout une idée de Lang (bien que Von Harbou l'aidera à la mettre en forme). Il prend aussi ses distances avec l'UFA, en travaillant désormais pour la firme Nero, qui lui accorde le contrôle total sur sa nouvelle oeuvre. Surtout, l'Allemagne est définitivement rentrée dans l'ère du parlant, particulièrement grâce au succès de L'ANGE BLEU de Von Sternberg. D'abord conçu comme une bande muette, M LE MAUDIT va donner à Fritz Lang l'occasion de se frotter, pour la première fois, au cinéma sonorisé.

Photo : M, LE MAUDIT

Passionné par les faits divers, le réalisateur se documente auprès de la police berlinoise à propos de tueurs maniaques ayant sévi dans l'Allemagne des années 1920, comme Fritz Harmann (le "Loup-garou" de Hanovre) ou Grossman, le boucher tueur de prostituées. Alors que le scénario est en cours de rédaction, Peter Kurten, un autre détraqué, se lance dans une série de meurtres sanglants, qui se poursuivit de 1929 jusqu'à son arrestation, en 1930. Le procès de ce "Vampire de Dusseldorf" s'ouvrit en avril 1931, un mois avant la sortie de M LE MAUDIT... Le destin de ces assassins teutons inspirera d'autres oeuvres cinématographiques : dans LE VAMPIRE DU DUSSELDORF, Robert Hossein incarne Kurten, tandis que LA TENDRESSE DES LOUPS met en scène Harmaan, sous les traits de Kurt Raab.

Pour interpréter son tueur psychopathe, Lang repère, au théâtre, Peter Lorre, un jeune acteur d'origine hongroise. C'est sa première grande expérience cinématographique, et aussi le rôle le plus marquant de sa carrière, qui sera pourtant longue et jalonnée de classiques ! En effet, si l'Allemagne ne lui offre pas immédiatement des opportunités à la mesure du talent qu'il déploie dès son interprétation du Maudit, Hitchcock, période anglaise, a tôt fait de le mettre en valeur dans L'HOMME QUI EN SAVAIT TROP (de 1934), puis dans QUATRE DE L'ESPIONNAGE. Surtout, Hollywood lui ouvre les bras en lui offrant un rôle sur mesure : celui du terrible docteur Gogol dans LES MAINS D'ORLAC (version 1935), produit par Paramount et réalisé par Karl Freund. Lorre fait une belle carrière hollywoodienne, où il s'impose dans tous les domaines : horreur (LA BETE AUX CINQ DOIGTS), film noir (LE FAUCON MALTAIS), comédie (ARSENIC ET VIEILLES DENTELLES), policier (L'ENIGMATIQUE MR. MOTO)... Toutefois, après être rentré en Allemagne pour y réaliser son premier film (UN HOMME PERDU, un échec financier), il connaît une période creuse, marquée notamment par des ennuis de santé. Heureusement, sa carrière repart en 1954, lorsqu'il incarne Conseil dans 20.000 LIEUES SOUS LES MERS. Il termine sa vie et sa carrière entre d'autres adaptations Verniennes (LE TOUR DU MONDE EN 80 JOURS, CINQ SEMAINES EN BALLON) et des productions A.I.P. (L'EMPIRE DE LA TERREUR ou LE CORBEAU de Roger Corman, THE COMEDY OF TERRORS de Jacques Tourneur), ce studio indépendant aimant à donner du travail à quelques vieilles gloires hollywoodiennes (Boris Karloff, Basil Rathbone, Buster Keaton...). Mais, après cette digression, retournons maintenant au M LE MAUDIT du grand Fritz !

Photo : M, LE MAUDIT

Une ville allemande vit dans la terreur. Un tueur de petites filles sévit dans la cité et la Police ne parvient pas à le capturer. Les enfants font des comptines sur le maniaque, tandis que les autorités placardent des avis, offrant une importante récompense à quiconque fournira des informations utiles à son arrestation. L'hystérie et la paranoïa règnent, si bien que les soupçons et les dénonciations farfelues se multiplient. Arrogant, l'assassin nargue le gouvernement en envoyant un courrier provocateur à la presse... La police criminelle met l'inspecteur Lohmann sur l'affaire. Des méthodes scientifiques sont employées, mais ce travail de fourmi, lent et peu spectaculaire, ne suffit pas à rassurer les citadins. Qui plus est, Lohmann multiplie les descentes et les rafles dans les endroits louches où prospère le crime organisé. Les gangsters de la ville, dirigés par Schräncker, en ont assez de voir leurs affaires dérangées par la police. Ils décident de capturer eux-mêmes le psychopathe...

Photo : M, LE MAUDIT

Lang ne va pas provoquer le suspens en gardant mystérieuse l'identité de son tueur : en effet, la première séquence de M LE MAUDIT va nous montrer l'assassin à l'oeuvre, et nous révéler, relativement rapidement, son visage, ainsi que son nom : Franz Becker. Par contre, le réalisateur va décrire, d'une part, la réaction de la ville face à ces meurtres et, d'autre part, les motivations de l'assassin. Pour la cité dans son ensemble, les crimes de Becker sont une "anomalie", qui va détraquer la vie sociale : les habitants se méfient les uns des autres, vivent dans la peur et ne font plus confiance à la police. Cette situation va aussi menacer la société souterraine, celle du crime "normal", dont l'existence est "justifiée" par une rentabilité purement économique : la "polizei" étant sur le qui-vive, les perceurs de coffres, les escrocs et les souteneurs ne peuvent plus mener tranquillement leurs petites affaires. La pègre va alors s'unir derrière l'autoritaire Schräncker, afin de repérer, capturer et éliminer le maniaque. Les coupe-jarrets et les voyous se tiennent prêts à le traquer, tandis que les mendiants constituent un réseau de surveillance aux mailles extrêmement serrées.

Photo : M, LE MAUDIT

La description de cet empire du crime est certainement l'une des originalités les plus fortes de M LE MAUDIT. Relativement peu préoccupé par les observations sociales, Lang avait mis en scène, jusqu'alors, des super-criminels "haut-de-gamme", des génies du mal dans le style de Fantomas ou de Fu-Manchu. Ici, par contre, les bandits sont pour le moins pittoresques, formant une population hétérogène de mères maquerelles, de vagabonds repoussants et de monte-en-l'air patibulaires. Le tribunal "populaire", instauré après la capture du Maudit, se compose ainsi d'une cour des miracle peu rassurante, très éloignée de l'idée qu'on se fait d'une assemblée de magistrats traditionnelle. Cette faune, sortie tout droit de "L'opéra de quat'sous" de Brecht, rappelle néanmoins, par certains aspects, d'autres organisations criminelles mises en scène par Lang : menée par un leader charismatique, très bien organisée (la bourse aux mendiants...), redoutablement efficace (la pègre va s'avérer au moins aussi véloce que la police), cette association de malfaiteurs est un véritable Etat dans l'Etat, capable de mettre en échec les pouvoirs officiels. Ici, toutefois, l'intérêt des forces du mal est de maintenir l'ordre social, indispensable à leur prospérité. Cette vision, paranoïaque, d'une société extrêmement fragile, dans laquelle le pouvoir légal ne l'emporte que de très peu, se retrouve aussi bien dans MABUSE LE JOUEUR que dans LES ESPIONS ou LE TESTAMENT DU DR. MABUSE. L'intérêt de Lang pour ces organisations criminelles surpuissantes trouve aussi des échos dans l'Allemagne des années 1920-30. L'Etat, affaibli par deux crises économiques dramatiques (en 1922, puis en 1929), pèse peu face à l'ascension du Parti Communiste et, surtout, du Parti Nazi.

Photo : M, LE MAUDIT

La police officielle de M LE MAUDIT tente aussi de résoudre cette affaire criminelle, mais ses premiers efforts aboutiront à des résultats malheureux. Des méthodes scientifiques, comme le recoupement d'empreintes digitales, n'aboutissent qu'à une impasse. La collaboration de la population, sollicitée dans un premier temps, aboutit à quantité de dénonciations imprécises ou délirantes. Finalement, l'inspecteur Lohmann va mener son enquête de façon plus classique, en multipliant les interrogatoires sur le terrain, ou en fouillant tous les appartements du quartier dans lequel sévit le tueur. Alors que Lohmann et Schräncker démarrent leurs recherches au même moment (la rencontre des malfrats et la réunion des autorités sont montées en parallèle), les deux camps vont démasquer presque simultanément le coupable, grâce à des indices précis : la mélodie de Becker (sifflée par Lang lui-même !) pour le mendiant ; les traces de crayon pour les policiers.

M LE MAUDIT se basant sur des faits divers réels, situés dans des cadres sociaux populaires précis, le réalisateur peut décrire le quotidien des familles habitant sur le "terrain de chasse" du Maudit, ou bien dépeindre l'ambiance haute en couleurs d'une boîte louche, peuplée de trognes patibulaires qu'on pourrait croire sorties des toiles expressionnistes de Kirchner. L'emploi d'éclairages travaillés, créant une ambiance mystérieuse par l'usage d'un réseau d'ombres inquiétantes, montre que Lang a parfaitement assimilé les influences du cinéma du même style. Pourtant, les apports de ce courant artistique s'arrêtent à ces deux points. La réalisation et la cadrage sont rigoureux et équilibrés ; les architectures sont réalistes, bien qu'oppressantes ; les costumes et les maquillages ne trahissent aucune stylisation insistante... Lang se tient donc à distance, comme dans ses films antérieurs, de l'expressionnisme cinématographique instauré par LE CABINET DU DOCTEUR CALIGARI.

Photo : M, LE MAUDIT

M LE MAUDIT sort en 1931, alors que se mettent en place les codes du film sonore. Tout est alors encore possible en la matière. L'arrivée du son a souvent été considérée comme la cause d'un certain déclin de l'expression cinématographique, théoriquement purement visuelle. Pour exploiter cette nouvelle technologie, on se tourne vers l'adaptation de pièces de théâtre, qu'on retranscrit telles quel à l'écran ; ou bien on multiplie les numéros chantés, jusqu'à arriver aux premières comédies musicales qui ne sont que des revues filmées. Pourtant, ici, Lang choisit des parti pris assez opposés à ces solutions de facilité. La musique est quasiment absente, sauf lorsqu'elle a un rôle dramatique important (la mélodie sifflée par le tueur). Il n'y a pas vraiment de longue scène dialoguée ou de tirades théâtrales (à l'exception du procès final). Par contre, les bruitages sont habilement utilisés pour créer des ambiances urbaines variées, ou pour souligner la violence d'une séquence (la tentative de fuite de Becker).

Photo : M, LE MAUDIT

Peinture pathétique d'un tueur d'enfants et description magistrale d'une ville allemande à l'aube de l'ère nazie, M LE MAUDIT reste bien un des meilleurs films de Fritz Lang, dont la réalisation archi-rigoureuse et inventive, ainsi que la grande science de la narration feuilletonesque (héritée de la littérature populaire, dont il a toujours été friand) s'assemblent en un tout singulier et inimitable. Cette oeuvre connaîtra un triomphe commercial, et fera énormément pour la réputation internationale de son auteur. Lang prolongera sa mise en garde contre la justice expéditive avec FURIE, et proposera à nouveau une chasse au tueur en série dans LA CINQUIEME VICTIME (ces deux films ayant été tourné aux USA). Enfin, signalons que Hollywood allait produire, en 1951, un remake homonyme de M LE MAUDIT, réalisé par Joseph Losey.

Photo : M, LE MAUDIT

M LE MAUDIT a déjà connu plusieurs éditions en DVD à travers le monde. Criterion propose ainsi un DVD (NTSC, zone 1) dès 1998, hélas dénué de toute interactivité. Depuis, le film a été restauré (en 2000), dans une version légèrement plus complète (104 minutes en PAL, ce qui reste encore inférieur à sa durée originale de 117 minutes), réalisée à partir du négatif original et de portions de copies d'exploitation.

Cette restauration est sortie en Allemagne (PAL, zone 2), en 2002, mais elle ne propose pas de sous-titres ou de bonus intéressants (essentiellement quelques pages de texte et des photographies, ainsi qu'une featurette de deux minutes sur Lang). Par contre, l'éditeur anglais Eureka a distribué une édition luxueuse, en double-DVD (PAL, zone 2), de cette récente copie. Outre M LE MAUDIT (en allemand sous-titré en anglais), on y trouve un commentaire audio, des documentaires longs et consistants sur la restauration du film, ainsi que des interviews de Lang (enregistrées avant sa mort, bien sûr !).

Photo : M, LE MAUDIT

La France a désormais sa propre édition de M LE MAUDIT, grâce à Opening. C'est heureusement la restauration de 2000 qui nous est proposée. L'image est en 4/3, avec de légères bandes noires latérales, qui permettent une restitution du format 1.2 d'origine sans perte d'informations en bas et en haut de l'écran. Les portions de films tirées d'après le négatif original restituent le noir et blanc avec une définition superbe et des contrastes d'un extrême raffinement. Certes, on constate quelques défauts d'état (petites taches, rayures...), mais l'ensemble est tout de même excellent. Les quelques passages venant de copies d'exploitation sont essentiellement trahis par des contrastes moins subtils, sans que cela ne soit catastrophique. Quoi qu'il en soit, Opening a eu l'excellente idée de ne mettre sur le DVD que le film lui même, sans aucun bonus, afin de permettre un encodage de qualité optimale. La compression est donc quasiment indécelable sur toute la durée du métrage.

La bande-son allemande est en mono d'origine, et n'a pas eu à subir les outrages d'un remixage inutile du style Arkamis... Tant mieux ! Toutefois, cette piste sonne dure et assez sale, avec une tendance à la saturation assez pénible, d'autant plus que certains choix de mixage peuvent nous paraître aujourd'hui étranges (longs silences ; bruitages parfois très bas, parfois extrêmement forts...). Tout cela correspond en fait à des défauts liés au matériel d'origine, impossible à corriger de nos jours sans dénaturer gravement l'oeuvre.

Photo : M, LE MAUDIT

Le plus beau bonus de ce DVD, c'est sans doute qu'il est livré avec LE TESTAMENT DU DR. MABUSE, que Lang réalisa juste après M LE MAUDIT. Le choix de regrouper, dans un même boîtier, les deux films parlants que ce réalisateur tourna en Allemagne avant son exil, est tout à fait pertinent.

Les bonus de M LE MAUDIT et LE TESTAMENT DU DR. MABUSE sont réunis sur un troisième DVD, fort bien rempli. Le premier supplément est le documentaire FRITZ LANG : LE CERCLE DU DESTIN, de 55 minutes, réalisé en 1998, semble-t-il pour le câble. Il réunit des témoignages de réalisateurs (Claude Chabrol, Volker Schlöndorff...), de personnes ayant côtoyé Fritz Lang (le producteur Artur Brauner, Curt Sidomak...), ainsi que des spécialistes de son oeuvre et de sa biographie. Seuls ses films allemands y sont abordés (de ses débuts au TESTAMENT DU DR. MABUSE ; puis du TOMBEAU HINDOU à sa mort), dans un ensemble bien fait et intéressant.

Photo : M, LE MAUDIT

Vient ensuite une émission "Image par image", de la fin des années 1980, élaborée notamment par Jean Douchet. Il s'agit de l'analyse très poussée de la séquence d'ouverture de M LE MAUDIT (jusqu'à la mort de la première fillette). Présenté de façon extrêmement sévère, cet exercice scolaire pourra sembler d'une austérité rébarbative. Qui plus est, en partant de cette séquence, l'émission fait souvent des digressions vers d'autres passages du film, ce qui peut faire perdre le fil du propos. Et, comme c'est souvent le risque avec ce style de travail, on sombre parfois dans une paraphrase soporifique, sans apport d'éléments vraiment intéressants (le pompon allant à l'interminable description des réunions montées en parallèle). Bien sûr, il y a bien quelques points attractifs dans ce document, mais il aurait gagné à être plus clair dans sa construction et plus synthétique dans son propos.

On accède ensuite à un bonus exclusif à ce DVD, produit par Opening pour la circonstance : une conversation entre Noël Simsolo et Alfred Eibel, deux spécialistes de Fritz Lang, qui discutent ensembles de M LE MAUDIT (47 minutes) et du TESTAMENT DU DR. MABUSE (39 minutes). Certes, ces échanges partent un peu dans tous les sens, mais ils ont le mérite d'être conviviaux et informatifs. Enfin, le DVD de bonus se clôt par le défilement des dessins préparatoires des décors visibles dans les deux films du coffret (six minutes en tout).

Photo : M, LE MAUDIT

Bref, ce boîtier propose des films excellents dans des conditions techniques appréciables, avec, en plus, une interactivité fournie et exclusive à cette édition française. Opening a donc gâté les cinéphiles. Tout juste pourra-t-on regretter un prix qui pourra être jugé peut-être un peu cher...

PS : M LE MAUDIT a donné lieu à une abondante littérature ; une bonne synthèse de ces travaux est proposée dans "M le maudit" de Michel Marie, publiée chez Nathan dans la collection Synopsis. Quant à la carrière de Peter Lorre, cet acteur "petit par la taille, mais non par le talent", elle a été étudiée en profondeur dans "L'écran fantastique" numéro 2 (troisième série).

Emmanuel Denis

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