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INNERSPACE
L'AVENTURE INTERIEURE


Tuck Pendleton, un pilote tête brûlée de l'armée US, est le sujet principal d'une expérience top secrète : à bord d'un véhicule désigné, Tuck sera littéralement miniaturisé afin de partir en reconnaissance dans le corps d'un lapin, soit la première étape vers une technologie aux possibilités scientifiques et médicales extraordinaires. Bien entendu, les fameuses puces électroniques servant à la miniaturisation sont fortement convoitées par Victor Scrimshaw (Kevin McCarthy), un escroc ne rêvant que de commercialiser à son compte la précieuse technologie. Alors que l'expérience est interrompue par les hommes de Scrimshaw, Tuck miniaturisé se retrouve accidentellement injecté dans le corps de Jack Putter (Martin Short), hypocondriaque en phase limite et boulet par excellence. Les deux hommes devront cependant faire "équipe" tout d'abord afin de contrecarrer les sombres plans de Scrimshaw, ensuite pour permettre à Tuck de retrouver sa taille normale.

Le concept de miniaturisation et de voyage dans le corps humain est à mettre au crédit du bien nommé LE VOYAGE FANTASTIQUE de Richard Fleischer en 66, où une bande de médecins / scientifiques partait en mission chirurgicale dans les artères couleurs discos d'un diplomate US alors entre la vie et la mort. Nombreux d'ailleurs sont les spectateurs encore à ce jour marqué par la scène finale où le félon Donald Pleasence périssait avalé par un globule blanc. Suite à la course au perfectionnement des effets spéciaux, l'idée de reprendre le concept de voyage dans le corps en troquant les décors très sixties du film de Fleischer contre une véracité biologique va rapidement faire son chemin dans la tête des producteurs de l'époque ; nous sommes alors en 1987.

Bien que reprenant quasi à l'identique l'argument du VOYAGE FANTASTIQUE, INNERSPACE (L'AVENTURE INTERIEURE chez nous) n'a finalement pas grand chose à voir avec son modèle, que ce soit fondamentalement (on passe du film adulte au blockbuster pour toute la famille) ou formellement (INNERSPACE recréant une vision "réaliste" du corps humain). A vrai dire, on retrouve plus avec ce film le souffle d'une époque où les blockbusters étaient tenus par de véritables fous de cinéma déconnant tous azimut autour de leur nature fédératrice. A mille lieues de la grosse production contemporaine prête à tout sacrifier pour que son déroulement narratif n'échappe à personne (même aux plus abrutis), INNERSPACE n'oublie pas, derrière son feu d'artifice d'effets spéciaux et son avalanche de péripéties, de bastonner en clins d'il pour le plus grand plaisir de ceux qui voudront bien s'y reconnaître.

On ne peut pas parler plus d'INNERSPACE sans évoquer la personnalité de son réalisateur, Joe Dante. Elevé aux Tex Avery et aux films de monstres radioactifs des années 50, puis formé à la dure école de Roger Corman, Dante a été pendant longtemps le réalisateur fou capable de concilier commande et univers personnel au sein de films totalement cohérents. De l'horreur (PIRANHAS, HURLEMENTS), en passant par le familial (GREMLINS, EXPLORERS), Dante tisse discrètement une vision à la fois amusée et acerbe du monde qui l'entoure (souvent par le biais du thème de l'enfance) tout en bastonnant en références à la contre-culture. Tout au long de sa filmographie, Dante va notamment se montrer spécialiste pour ménager de véritables douches froides au milieu de ses défouloirs familiaux. On retiendra à cet exemple le traumatisme de l'héroïne de GREMLINS (un film pour enfants rappelons-le) : cette dernière redoutant les fêtes depuis que son père s'était tué en passant par la cheminée alors qu'il voulait lui faire une surprise costumé en Père Noël. Presque vingt ans plus tard, on ne sait toujours pas si on a envie de rire ou de compatir devant cette pathétique et sinistre anecdote.



Avec INNERSPACE, Dante s'assagit pourtant sur l'humour noir afin de ramener son délire hors des frontières du traumatisant. On peut voir ici la conséquence de l'échec public d'EXPLORERS, obligeant le bonhomme à mesurer certains de ses élans. Reste qu'INNERSPACE respire la santé de son réalisateur, tout simplement parce que le film ne se prend pas une seconde au sérieux. Alignant les péripéties sous une foule de petits détails loufoques ramenant constamment le film sur les rails du ride cartoonesque, Joe Dante réussit au final à transformer une grosse production plutôt impersonnelle en bonne vieille bobine légère et conviviale.

Si INNERSPACE reste toujours un très bon moment, c'est aussi grâce aux nombreux talents ayant participé à l'aventure. Nous retrouvons donc Steven Spielberg à la production, aidé de quelques lieutenants à l'avenir prometteur (le producteur exécutif Franck Marshall passera plus tard à la réalisation avec le sympatoche ARACHNOPHOBIE). L'excellent casting va mélanger allégrement jeunes talents (Dennis Quaid, Meg Ryan, un Martin Short échappé du Saturday Night Live) avec des "gueules" de cinéma si chères à Joe Dante (les habitués Kevin McCarthy et Robert Picardo, le terrifiant Vernon Wells passé à la postérité culte suite à sa traumatisante performance de guerrier punk dans MAD MAX 2). Et bien sûr, ILM va de nouveau mettre en branle sa structure afin de livrer des effets spéciaux jusqu'alors jamais vus (un oscar récompensera leurs efforts). Cet imparable cocktail reste de nos jours toujours irrésistible, même si l'on pourra reprocher au scénario de nombreux détours à la fois inutiles et alambiqués. La peur de ne pas en faire assez peut-être ?

Le film est traité avec soin via cette édition zone 1. L'image part d'un nouveau transfert numérique (en clair, elle est impeccable), et le son s'offre les honneurs d'un remixage en 5.1. (pas indispensable puisque très porté sur les avants). Pour les inconditionnels du film préférant le mixage d'origine, ils trouveront également la piste anglaise en Dolby Surround (il est à noter que le disque propose une version française en mono et une version japonaise en stéréo). Question bonus, il n'y a pas grand chose. La bande-annonce, des bios et des filmos, et un commentaire audio de Joe Dante, du producteur Michael Finnel, des acteurs Kevin McCarthy et Robert Picardo, et de l'ambassadeur d'ILM Dennis Murren. C'est avant tout Dante, aidé dans sa tache par Finnel, qui mène le gros du débat en explicitant notamment le moindre clin d'il caché du film. Dennis Murren intervient lors des scènes à effets pour de nombreuses explications techniques. McCarthy et Picardo (qui arrive en plein milieu du commentaire prétextant un retard) sont quant à eux de la partie pour justifier le côté anecdote de tournage, parent pauvre malheureusement de ce commentaire.

INNERSPACE traverse les années comme une fleur et reste toujours un très bon divertissement. Le moment est d'autant plus appréciable qu'il nous ramène à une époque où les blockbusters US ressemblaient avant tout à du cinéma et non à des opérations marketing visant à faire vendre des lunettes de soleil ou des tire-bouchons. Malgré la frustration de ne pas bénéficier de plus de bonus en images, l'édition zone 1 du film est fort recommandable (d'autant plus qu'elle propose des sous-titres en français). En attendant le grand retour de Joe Dante au cinéma courant 2003, après une longue traversée du désert faite de téléfilms (si l'on excepte SMALL SOLDIERS en 1998) suite à l'échec désespérément injuste de son formidable MATINEE (PANIQUE SUR FLORIDA BEACH) en 1993.

Eric Dinkian

ON AIME
Un excellent moment
La personnalité de Joe Dante
Sous-titres en français sur le film

ON N'AIME PAS
Pas de véritable bonus imagé

Meilleures scnes

  • "Je suis possédé !!"
    (Chapitre 12 [0'37'40])
  • L'imposture du cow-boy
    (Chapitre 24)
  • Combat dans l'estomac
    (Chapitre 30)
Anne : 1987

Dure : 119 minutes

Acteurs :
Dennis Quaid
Martin Short
Meg Ryan
Kevin McCarthy
Fiona Lewis
Vernon Wells
Robert Picardo
Wendy Schaal

Ralisateur :
Joe Dante

Scnario :
Jeffrey Boam
Chip Proser

Musique :
Jerry Goldsmith

Format disque :
Double couche

Format Image :

Format sonore :
Anglais :
Anglais :
Français :
Japonais :

La bande-son française est en mono alors que les pistes anglaise et japonaise sont surround et il est possible de les décoder en

Sous-titrage :
Anglais
Francais
Japonais,
Espagnol, Portugais, Chinois, Thailandais & Coréen

Les Supplments

  • Commentaire audio de Joe Dante, Michael Finnel, Kevin McCarthy, Robert Picardo et Dennis Murren.
  • Bande-annonce
  • Filmographies
    • Dennis Quaid
    • Meg Ryan
    • Martin Short
    • Jeffrey Boam
    • Joe Dante

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