KING KONG

KING KONG


KING KONG
est un film qui déclencha des passions ainsi que les carrières d'un grand nombre de cinéastes. A l'époque, il s'agissait d'un film bourré d'effets spéciaux d'une perfection étonnante. Maquette, stop-motion... Toutes les techniques de pointe en matière d'effets spéciaux s'y retrouvaient pour que s'anime le grand King Kong. Même à l'heure actuelle, cela reste tout aussi magique !

On vous parlait de passions ? Jetez un oeil à JURASSIC PARK (sorti ces jours-ci en DVD) et vous vous apercevrez que l'empreinte de KING KONG s'y retrouve. La porte qui mène dans le parc ressemble à s'y méprendre à celle des indigènes. Rien d'étonnant puisque derrière les deux portes se cachent des créatures mythiques et oubliées. Dans KING KONG, on ne croise pas seulement un gorille géant. Pas du tout ! Au fil des séquences en pleine jungle, on a droit à un éventail de créatures préhistoriques (parfois peu-historiques) plutôt étonnantes avec un ty-rex en tête. Si vous cherchez les racines du cinéma de monstres, il faudra venir plutôt les chercher du côté de films tel que KING KONG ou LE MONDE PERDU (la version de 1925). Déjà à cette époque et sans ordinateur, Willis O'Brien donnait vie à des créatures d'un autre temps. Moins parfaites, d'accord ! Mais pourtant bien plus attachantes...

Mais KING KONG n'est pas seulement un film avec un gros monstre qui saccage tout. Il nous présente une histoire moins balourde que ce que l'on aurait pu croire. Comme le dit le personnage et cinéaste du film, il s'agit de La Belle et la Bête. KING KONG sera subjugué par le personnage feminin joué par Fay Wray. Moins explicite que dans le remake de 1976, le gorille n'est pas ici présenté comme une créature maléfique. Il est aussi capable d'éprouver des sentiments. On le comprend mieux lors de la scène sur l'Empire State Building. Un passage dramatique où l'on en arrive à plaindre l'animal sauvage perdu au beau milieu d'un environnement qui n'est pas le sien. Sans la cupidité des hommes civilisés, il serait toujours à l'abri sur son île. La civilisation s'en prend à la nature qui se rebiffe en provoquant des catastrophes. Pourtant, sa perte sera provoquée par son attirance pour le personnage d'une naïve et innocente jeune femme, la seule à qui il ne fera jamais de mal. Si King Kong n'est pas à sa place en ville, dans la jungle, les hommes ne sont que des insectes qui s'immiscent dans un ordre établi par la nature toute puissante.


Seul titre de la collection Fantastique des Editions Montparnasse à véritablement bénéficier de suppléments dignes de ce nom, cette édition de KING KONG a de quoi contenter les fans. Déjà, on nous présente deux versions du film. La courte, celle qui est généralement diffusée en France, mais aussi une version longue qui n'avait jamais été distribuée dans notre pays. Tout du moins à notre connaissance. La galerie d'affiches, la biographie de Max Steiner et les extraits de la bande-originale du film sont des plus sympathiques. Mais là où les Editions Montparnasse étonnent, c'est en proposant des notes sur les techniques utilisées pour les effets spéciaux. Des croquis viennent appuyer le texte pour une meilleure compréhension de la manière dont le gorille géant a pu prendre vie. Etant donné que nous sommes insatiables, on regrettera de ne pas bénéficier d'encore plus de documentation sur ce film ! Des photos de tournage ? Des explications concernant la version courte et la version longue ?

Encore maintenant, la violence qui se dégage du film a de quoi surprendre. Lors de sa re-sortie aux Etats-Unis, le film avait été le sujet d'une censure implacable. Le film s'était alors vu amputer de plusieurs séquences jugées trop violentes (pas si étonnant). Par exemple, on n'y voyait plus le gorille machouiller les différents petits humains qui passaient à portée de main. Les scènes manquantes furent égarées pendant un bon moment. On finit par les retrouver et les réintégrer au film près de quarante ans plus tard. Mais cela n'a pas de vrai rapport avec la version longue présentée ici. En réalité, il s'agit des scènes d'introduction, lorsque Carl Denham cherche une actrice, qui avaient disparu de la version française. Elles sont proposées dans leur intégralité dans la version longue présentée en version anglaise originale puisque le film n'avait jamais été doublé en français. Par contre, la version courte, elle, n'est disponible qu'en version française ! L'image de cette dernière version étant de moins bonne qualité.

Si l'on considère le prix peu élevé de ce disque et les divers bonus qui accompagnent le film, KING KONG devient le DVD incontournable à intégrer dans sa collection de fan du cinéma fantastique mais aussi de cinéphile tout court !

Christophe "Arioch" Lemonnier

ON AIME
Le film
Les suppléments

ON N'AIME PAS
Dommage qu'il n'y ait pas encore plus de bonus !

Meilleures scènes

  • Le film en version longue
Année : 1933

Durée : 100 minutes
Version courte : 85 minutes

Acteurs :
Fay Wray
Robert Armstrong
Bruce Cabot
Frank Reicher
Sam Hardy

Réalisateur :
Merian C. Cooper
Ernest B. Schoedsack

Scénario :
James Ashmore Creelman
Ruth Rose
Edgar Wallace
Merian C. Cooper

Musique :
Max Steiner

Format disque :
Double Couche

Format Image :

Format sonore :
Anglais :  (Version longue)
Français :  (Version courte)

Les bandes-son codées sur 2 canaux sont en Mono.

Sous-titrage :
Français

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