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 FILM INFOS

 Titre original

 HAUNTING OF HARRY PAYNE, THE

 Année

 2013

 Nationalité

 Angleterre

 Réalisation

 Martyn Pick

 Scénario

 John Mangan

 Musique

 Alex Ball

 Acteurs

 Tony Scannell
 Graham Cole
 Anouska Mond
 Fliss Walton
 Katy Manning
 P.H. Moriarty
 Neil Maskell
 Kris Dillon Jr.
 David Frost

 

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 POSTERS

 
 THE HAUNTING OF HARRY PAYNE

 

A peine sorti de prison, l’ancien gangster Harry Payne (Tony Scannell) arrive dans un village anglais afin de se réinsérer. Sa réputation de gros dur d’un gang irlandais le précède. Sa femme Susan (Katy Manning)est par ailleurs dans une maison de repos non loin de là. Mais Harry a d’autres problèmes : des maux de tête incessants, des visions cauchemardesques. Et surtout, l’inspecteur de police Bracken (Graham Cole), son ancienne ennemi, ne tarde pas à lui coller sur le dos un épouvantable meurtre d'une jeune fille perpétrée avec une serpe. Mais Angela (Anouska Mond), responsable d’un magasin d’occultisme, prétend qu’il s’agit de l’action d’un fantôme local, «la Dame Blanche», hantant le carrefour non loin de l'assassinat.

Photo : HAUNTING OF HARRY PAYNE, THE

La vision de THE HAUNTING OF HARRY PAYNE a de quoi surprendre. Un conte anglais fantastico-horrifique construit comme un "whodunit" et qui a comme héros... un ancien gangster soixantennaire. Pas franchement ce qui existe de plus simple à vendre sur un marché déjà bien encombré. Mais au moins, le film a le mérite de l’originalité en ce qui concerne son sujet. Non pas que le monde des gangsters n’ait pas déjà été le théâtre de films de genre (comme LONDON UNDERGROUND récemment) mais plutôt avec son héros du troisième âge affrontant un serial killer d’outre-tombe. La nouveauté est bien là.

On sent une certaine candeur et la volonté de bien faire dans l’agencement de ces 74 minutes, avec un budget visiblement assez bas. Malheureusement, les éventuelles ambitions du mélange des genres se ratatinent rapidement, se heurtant à un récit chaotique, à des acteurs pas toujours convaincants et des situations à la limite du grotesque. Ce thriller gériatrique ne tient pas bien la route.

Le film n’est cependant pas dénué de charme. Le choix d’un format Scope, pas toujours utilisé de manière heureuse, des plans aériens amples et superbes. Mais à l’instar des meurtres perpétrés, tout cela s’avère gratuit, tentant d’élever le propos et de donner une épaisseur à un film qui en manque parfois cruellement.

Photo : HAUNTING OF HARRY PAYNE, THE

L’ajout de personnages eux aussi inutiles à l’action alourdissent le propos. La bande de quatre djeunzs que l’on entr’aperçoit au début du film revient pour le final. Pourquoi ? Pour rien. Ils sont idiots, caricaturaux, stéréotypés et servent de chair à canon. Sans aucun but avoué, juste histoire d’aligner quelques cadavres supplémentaires. Idem pour le second meurtre se déroulant dans une voiture. Impossible de s’attacher à qui que ce soit, ils ne font que passer à l’écran pour allonger les 74 minutes du métrage.

Il en va de même pour la fameuse «Dame Blanche», légende locale supposée responsable des morts horribles. Il y avait pourtant matière à développer l’aspect fantastique, voire gothique du film. Cette notion de "Lady in White" hantant déjà le cinéma. Mais en raison de la perspective d’un fantôme errant dans les bois à la recherche de victime, il y avait de quoi espérer beaucoup plus. Un prospectus découvert tout au début du métrage met la puce à l’oreille du spectateur. Au fur et à mesure que le récit se déroule, la menace se précise, jusqu’aux apparitions fantomatiques blanchâtres décrites par les témoins. Ceci posé, et en sachant le fin mot de l’histoire, on se dit que le scénariste s’est vraiment compliqué la vie pour rien. Il aurait mieux fallu aller droit au but plutôt que d’emprunter des chemins de traverses disjoints et sans grand intérêt.

La meilleure idée revient au personnage d’Harry Payne. Faisant partie d’un gang «à l’ancienne» qui terrorisa Londres, il était à la solde de son chef Eugene McCann (P.H Moriarty, excellent), un psychopathe irlandais de la pire espèce. Jusqu’au jour où Harry Payne, fatigué de la violence gratuite, y mis fin en assassinant son propre chef. Sujet à des visions violentes, son quotidien s’enfonce graduellement. Le film ne gagne pas forcément en émotion, mais l’ajout du personnage de sa femme apporte un décalage inattendu. La vieillesse comme un véritable ennemie, le héros du film la ressent plus que jamais – et le spectateur aussi par ricochet. Leurs scènes apparaissent naturelles, complices, évidentes et en rupture avec le ton général du film.

Photo : HAUNTING OF HARRY PAYNE, THE

Cependant, ces moments demeurent uniques dans un métrage très mal agencé. Le metteur en scène d’ULTRAMARINES, un intéressant dessin animé de science-fiction, s’avère incapable de lier un scénario bancal, brassant des thèmes qu’il ne maitrise en aucune manière. Moins de personnages périphériques, une intrigue plus resserrée et plus d’attachement à une narration linéaire auraient bénéficié à l’ensemble. S’y ajoute une violence présente mais totalement hors champ. On y voit bien quelques giclées de sang, mais aucun effet spécial à l’horizon. Les amateurs de gore peuvent passer leur chemin : il n’y a rien à se mettre sous la dent. Il faudra attendre le dernier quart pour assister à des éclairs de violence originaux et un soubresaut avec la résolution finale. Sans pour autant que cela ne parvienne à relever le niveau de l’ensemble, à la limite de l’amateurisme.

THE HAUNTING OF HARRY PAYNE restera hélas un film parmi tant d’autres, ne sortant du lot que via son casting hors norme, avec un héros à la soixantaine fatiguée. Inhabituel pour un film de genre, mais difficilement vendable aux amateurs à qui peut éventuellement s’adresser le film. Certains acteurs recrutés pourront allécher : Neil Maskell (héros de KILL LIST), P.H Moriarty (Hatchet Harry dans ARNAQUES CRIMES ET BOTANIQUE..). Mais passée la surprise de ce héros atypique, on a droit à un film médiocre, aux acteurs dans l'ensemble mal dirigés, aux enjeux superficiels et peu crédibles. Pire encore à un suspens quasi absent.

Arlig Stubbson

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