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 FILM INFOS

 Titre original

 FLIGHT TO MARS

 Année

 1951

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Lesley Selander

 Scénario

 Arthur Strawn

 Musique

 Marlin Skiles

 Acteurs

 Arthur Franz
 Cameron Mitchell
 John Litel
 Marguerite Chapman
 Morris Ankrum
 Virginia Huston

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Atelier 13

Format Disque

Simple Couche

Durée

71 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

Francais
Spanish

 

 SUPPLEMENTS

 •Filmographies
  • Lesley Selander
  • Marguerite Chapman
  • Cameron Mitchell
  • Arthur Franz
 • Tales of Tomorrow : Test Flight (24mn)

 

 ON AIME

• Une deuxième partie amusante
• L'épisode en supplément
• Tout est sous-titré en français : film et suppléments

 ON N'AIME PAS

• Un métrage assez moyen dans l'ensemble
• La copie du film très "roots"

 VIDEOS

 Bande-annonce

 
 FLIGHT TO MARS

 

Une équipe de quatre scientifiques accompagnés d’un journaliste s’apprête à partir à l’aventure dans l’espace. A bord d’une fusée, ils vont se diriger droit sur Mars pour aller observer de plus près la planète rouge…

Photo : FLIGHT TO MARS

A l’aube du XXème siècle, le cinéma propulsait un équipage sur la lune en suivant très vaguement l’œuvre de Jules Verne dans le très fantaisiste LE VOYAGE DANS LA LUNE de Méliès. Plus tard, Fritz Lang proposait une autre expédition lunaire qui se voulait, à l’époque, plus réaliste avec LA FEMME SUR LA LUNE. Les Américains s’attaqueront eux aussi à l’espace mais le plus souvent de façon peu sérieuse et adoptant un angle aventureux à l’instar des aventures rocambolesques de FLASH GORDON ou BUCK ROGERS. George Pal va essayer de changer un peu la donne au début des années 50 en annonçant l’arrivée d’un DESTINATION LUNE qui se voulait correct, à ce moment là, d’un point de vue scientifique. Il faut souligner qu’à cette période aucun être humain n’a encore mis les pieds dans l’espace. La mise en chantier du film va susciter d’autres projets cinématographiques très spatiaux. ROCKETSHIP X-M sera ainsi produit assez rapidement alors que d’autres vont s’engouffrer dans le genre, le plus souvent sans le budget adéquat. C’est le cas de FLIGHT TO MARS produit par Monogram Pictures, studio bien connu pour avoir monté de nombreux films à petits budgets. Plutôt que tout construire de toutes pièces, la production va donc aller récupérer diverses maquettes et accessoires qui furent utilisées auparavant sur ROCKETSHIP X-M et DESTINATION LUNE. Une économie pour un métrage qui cherche à suivre les traces de ses deux ambitieux aînés et qui se donne un but forcément plus éloigné. Ce n’est donc plus la lune et la périphérie terrienne que vise le film mais directement la planète rouge, astre empli de mystère depuis des lustres.

Photo : FLIGHT TO MARS

FLIGHT TO MARS va se scinder en deux parties très distinctes sur une courte durée d’à peine plus d’une heure et dix minutes. La première moitié nous raconte les préparations vaguement scientifiques de l’expédition, son lancement et le voyage jusqu’à la planète Mars. Peu passionnant tant que le film garde les pieds sur Terre, il devient déjà un peu plus intéressant une fois que la fusée est lancée. Toutefois, les connaissances de l’époque sont totalement dépassées aujourd’hui ce qui rend toute la première partie un peu obsolète et surtout lui retire toute la fascination qu’aurait pu exercer le métrage sur le public au début des années 50. C’est donc la deuxième partie qui s’avère un peu plus ludique car elle va encore plus forcer le trait d’un cinéma entièrement ancré dans son époque. Une fois sur Mars, le film abandonne un peu son traitement «sérieux» pour se lancer dans une intrigue de serial. Les Terriens font la connaissance des Martiens qui s’avèrent contre toute attente plutôt sympas. Cette rencontre va donc s’ingénier pendant un temps à suivre les efforts de l’équipage terrien pour retourner sur notre bonne vieille Terre tout en nous montrant au passage des fragments de la vie martienne. Le premier contact de la seule femme de l’équipage avec un appartement martien donne le ton. La jeune femme à peine arrivée demande où se trouve le chemin de la cuisine. Au milieu du XXème siècle, à l’évidence, la place d’une femme est donc devant les fourneaux, d’ailleurs elle le sait, c’est elle qui le demande ! Heureusement, les Martiens ont balayé les soucis ménagers en proposant un système de distributeurs de nourriture. Si la jeune femme se sent soulagé de découvrir un tel paradis, on perçoit tout de même comme une sorte de frustration. Quoi qu’il en soit, la société martienne a bien évoluée en ce qui concerne le féminisme. La preuve, les femmes sont des ingénieurs et sont habillées avec des minijupes si courtes que sur Terre, elles provoqueraient une émeute. La vie martienne est donc une merveille ou presque… Nos aventureux terriens vont tout de même partager quelques connaissances forts utiles avec les Martiens telles que la bonne partie de bridge en soirée. Et, ça, les Martiens, ils n’avaient pas ! A l’évidence, il apparaît donc plus intéressant de mettre en commun les connaissances des uns et des autres dans un partage multiculturel empli de tolérance. C’est beau !

Photo : FLIGHT TO MARS

Hélas, quelques soucis affligent les Martiens. Leur survie paraît très précaire et surtout ils ont un gouvernement mené par un faux cul paranoïaque. Résultat, les bons sentiments et les idylles naissantes vont être bouleversées et vont mener à une confrontation bien moins sympathique qu’une soirée à taper le carton. Pour autant, FLIGHT TO MARS surprend par une fin relativement optimiste où les héros terriens pleins de bonnes intentions croient durs comme fer qu’il ne suffira pas grand chose pour persuader les autorités terriennes de tendre la main à leurs cousins martiens. On pourrait en écraser une larme si cinquante ans d’Histoire ne venaient pas nous rappeler que les Terriens ont déjà du mal à cohabiter avec leurs voisins les plus proches, quitte à les massacrer, pour ne pas s’encombrer avec une bande de Martiens, même si 50% d’entre eux portent des minijupes à damner un Saint !

Photo : FLIGHT TO MARS

Pas très sérieux, FLIGHT TO MARS peut difficilement être vu comme une grande réussite du genre. Il va d’ailleurs un peu se fondre dans la masse des autres métrages qui viseront l’espace à la même période. Monogram Pictures va tout de même miser sur la couleur en tournant le film via le procédé Cinecolor, concurrent du Technicolor. Toutefois, FLIGHT TO MARS n’utilise pas la version «luxe» mais la version économique du Cinecolor. Petite étrangeté, la Martienne la plus sympa s’appelle «Alita», on peut être amené à se demander s’il s’agit d’une coïncidence ou bien d’un clin d’œil au AELITA de Yakov Protazanov, film russe des années 20 se déroulant sur Mars. Enfin, le film met en vedette un casting très B avec Arthur Franz et un jeune Cameron Mitchell. Mais le plus surprenant, c’est que ce FLIGHT TO MARS semble avoir influencé le WORLD WITHOUT END d’Edward Bernds. Outre le fait que le cinéaste reprend une nouvelle fois la maquette de la fusée, celle-ci aura pas mal voyagé dans divers métrages et accuse même plusieurs crashs à son actif, l’histoire n’est finalement pas si éloigné. Car si l’action de WORLD WITHOUT END ne se déroule pas sur Mars, la population que rencontre nos Terriens vivent en sous-sol, attendant l’extinction alors qu’un gouvernement dirige, assez mal, les derniers survivants. A quelques détails près, WORLD WITHOUT END ressemble surtout à une sorte de remake de FLIGHT TO MARS tout en annonçant avec un peu de clairvoyance une idée qui se retrouvera dans la version cinématographique de LA PLANETE DES SINGES. Voilà qui n’est finalement pas si mal pour FLIGHT TO MARS, un métrage réalisé par Lesley Selander, prolifique artisan sans âme du Western américain, dont il s’agit de la seule et unique incursion dans le domaine de la science-fiction.

Photo : FLIGHT TO MARS

Disponible depuis très longtemps aux Etats-Unis chez Image Entertainment, FLIGHT TO MARS a été lancé de nouveau mais du côté de l’Espagne à la fin de l’année 2008. Fidèle à sa ligne éditoriale qui consiste à déterrer de vieux films d’horreur et de science-fiction pour les placer dans un joli écrin, l’Atelier 13 commercialise le DVD de FLIGHT TO MARS dans un digipack cartonné très coloré et accompagné d’un livret richement illustré. Ce dernier est entièrement en espagnol et ne s’adressera donc qu’à ceux qui parlent cette langue. Les autres pourront tout de même admirer reproduction d’affiches et de photos d’exploitation. Comme à son habitude, l’Atelier 13 place un sous-titrage français sur le film mais aussi les suppléments. D’ailleurs, les menus du DVD sont disponibles, au choix, en espagnol ou en français !

Photo : FLIGHT TO MARS

Rien à redire sur la présentation plutôt «classe» mais, par contre, le transfert du film n’est pas de la meilleure fraîcheur. La copie du film est un peu fatiguée et affiche un festival non-stop de rayures, tâches et autres défauts de pellicule. Cela reste regardable mais nous sommes bien loin des transferts vidéo d’aujourd’hui. D’ailleurs, le transfert 4/3 au format cinéma d’origine, en plein cadre, ne propose pas non plus une définition exceptionnelle et encore moins un contraste irréprochable. Il faudra donc surtout se consoler sur la possibilité de voir le film avec un sous-titrage français ! La seule piste audio est en version anglaise et en mono d’origine. Plat, pas toujours d’une grande clarté, cette piste assure tout de même la sonorisation sans trop de heurts. La présentation du film est donc brute de décoffrage.

Photo : FLIGHT TO MARS

En supplément, l’éditeur nous propose une sélection de filmographies ainsi qu’un épisode la série télévisée TALES OF TOMORROW. L’image est floue mais il faudra surtout voir la chose comme un document du passé plutôt rare en France. Celui-ci, comme dit précédemment, est sous-titré en français. L’épisode s’inscrit dans la veine de FLIGHT TO MARS. L’histoire suit un milliardaire qui met en péril toute sa fortune pour construire un vaisseau spatial et partir, lui-même, à la recherche de nouvelles opportunités d’exploitation. Très théâtral, agrémenté de quelques stock-shots, l’histoire s’étire un peu en longueur jusqu’à sa conclusion très prévisible. Néanmoins, «Test Flight» nous permet de découvrir l’acteur Lee J. Cobb en vedette principale de cet épisode.

Christophe "Arioch" Lemonnier

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