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 FILM INFOS

 Titre original

 FRANK HERBERT'S DUNE

 Année

 2000

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 John Harrison

 Scénario

 John Harrison

 Musique

 Graeme Revell

 Acteurs

 Alec Newman
 Saskia Reeves
 Ian McNeice
 P.H. Moriarty
 Julie Cox
 Giancarlo Giannini

 Adapté d'une oeuvre originale de :

 Frank Herbert

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Filmedia

Format Disque

Blu-Ray (Double Couche)

Durée

272 minutes

Format Image

Format Sonore

English

English

Francais

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Images de tournage
 • Interviews

 

 ON AIME

• Bof !

 ON N'AIME PAS

• Manque d'ampleur et de souffle
• D'horribles effets spéciaux numériques !

 VIDEOS

 Bande-annonce

 
 FRANK HERBERT'S DUNE

 

Dans un futur très éloigné, différentes factions s’affrontent sur le terrain politique et militaire, n’hésitant jamais à user de complots et autres machinations. Au centre des convoitises, l’épice, une substance rare qui se trouve sur une seule planète, Arrakis. L’empereur décide de confier la production de l’épice à la maison Atreides, retirant cette charge aux Harkonnen. C’est dans ce contexte précaire que le jeune Paul Atreides arrive sur Arrakis…

Photo : FRANK HERBERT\'S DUNE

A la fin des années 90, Richard Rubinstein entrevoit l’opportunité d’adapter le film de Frank Herbert, Dune, sous la forme d’une mini-série pour la télévision. Le travail s’avère ardu surtout que d’autres se sont déjà attaqués à ce mythique ouvrage de science-fiction. Alejandro Jodorowsky n’avait pas dépassé la pré-production, le budget étant jugé démesuré, et David Lynch avait livré sa propre version au milieu des années 80. Mais si Dino De Laurentiis détient les droits cinéma de Dune, il s’avère que le producteur italien n’avait pas bloqué ceux d’une éventuelle adaptation pour le petit écran ce qui laisse le champ libre à Richard Rubinstein de monter sa propre version. Et pour en écrire l’adaptation mais aussi en assumer la réalisation, il se tourne en toute logique vers un proche, John Harrison ! En effet, les deux hommes se connaissent bien pour avoir collaborer avec George Romero durant pas mal d’années. Car John Harrison est à l’origine un musicien qui a l’ambition de faire du cinéma dans sa ville natale Pittsburgh. Dans le courant des années 70, il entre donc assez naturellement en contact avec George Romero puisque le réalisateur de LA NUIT DES MORTS-VIVANTS est alors assez actif dans la région où il tournera, entre autres, SEASON OF THE WITCH, THE CRAZIES ou MARTIN. Après s’être fait transpercer le crâne par un tournevis dans ZOMBIE, John Harrison va alors devenir inséparable, durant quelques années, de George Romero mais aussi, et surtout, du producteur Richard P. Rubinstein. S’il produit EFFECTS, un obscur métrage doté d’effets spéciaux signés par Tom Savini, John Harrison va surtout signer les musiques de CREEPSHOW et LE JOUR DES MORTS-VIVANTS. Deux films sur lesquels il sera aussi assistant réalisateur. Quand George Romero et Richard Rubinstein se lance dans l’aventure télévisuelle avec la série HISTOIRES DE L’AUTRE MONDE, il suit le mouvement et continue de compose des musiques mais il en profite aussi pour passer à la réalisation. Enfin, lorsqu’un film à sketches pour le cinéma d’après la série télévisée est envisagé, Richard Rubinstein en confie la mise en scène à John Harrison. DARKSIDE, LES CONTES DE LA NUIT NOIRE va d’ailleurs décrocher le Grand Prix à Avoriaz en 1990 mais cela ne donnera pas d’énormes opportunités au cinéaste qui va se tourner essentiellement vers des travaux d’écriture ou de réalisation pour le petit écran. Une dizaine d’années plus tard, il se retrouve donc à diriger une saga de science-fiction totalisant quatre heures et demi de métrage !

Photo : FRANK HERBERT\'S DUNE

Le Dune de John Harrison est diffusé une quinzaine d’années après l’adaptation produite par Dino De Laurentiis et mise en scène par David Lynch. Forcément, la comparaison avec le DUNE distribué dans les salles de cinéma durant les années 80 est aujourd’hui inévitable. Car, en dehors de son intrigue, Dune, le livre, impose des décors, des costumes, des personnages ainsi que des objets futuristes qui s’étaient donc déjà imposé visuellement et sur grand écran via le film de David Lynch. Cette comparaison, elle s’avère pour le moins peu flatteuse pour les quatre heures et demi de métrage de la version mise en scène par John Harrison. Même certaines scènes clefs se montre largement inférieur à la version de David Lynch. Rien de surprenant, le budget du film produit durant les années 80 par Dino De Laurentiis est aux antipodes d’une mini-série. Il n’en reste pas moins que le souvenir du film de David Lynch fait beaucoup d’ombres à ce Dune télévisuel et ce à tous les niveaux. Le tournage en studio de la mini-série donne un côté bricolo peu avenant et les effets spéciaux numériques, totalement dépassés, font pâle figure en comparaison du film de David Lynch ! Certains costumes, fidèle au livre ou pas, se montrent même particulièrement moche à l’écran... Cela n’empêchera pas la mini-série de rencontrer un énorme succès lors de sa diffusion sur la chaîne SyFy, puis un peu partout dans le monde dans le courant de l’année 2000. Cela provoquera la mise en chantier d’une seconde mini-série adaptant, cette fois, les deux livres faisant suite à Dune. Ce sera LES ENFANTS DE DUNE, toujours coproduit et écrit par John Harrison.

Photo : FRANK HERBERT\'S DUNE

Sur son adaptation de Dune, John Harrison ne se contente pas de mettre en image l’histoire de Frank Herbert. Il est aussi l’auteur de l’adaptation. Une conversion sur petit écran qui trouvera un meilleur accueil de la part des puristes du livre original. Car le film de David Lynch est jugé peu fidèle aux écrits de Frank Herbert, la version cinéma prenant de grosses libertés. Toutefois, il faut être réaliste, cette adaptation télévisée n’est pas totalement fidèle aux centaines de pages écrites par Frank Herbert pendant les années 60. Si le projet d’origine de la mini-série est de prendre le temps de raconter l’histoire et de dépeindre l’univers de Dune sur plusieurs heures, le résultat n’est pas réellement probant. Certes, il y a des ajouts qui n’avaient pas été traités par David Lynch dans sa version alors que certains personnages reprennent leur place réelle là où ils étaient condensés dans la version cinéma. La partie chez les Fremens est un peu plus développée et l’on trouve bien plus de passages à propos de la maison Harkonnen. Mais même en quatre heures et demi, cette version de Dune donne l’impression d’avancer par à-coups, expédiant certaines intrigues pour privilégier des séquences moins intéressantes. La durée de la mini-série se montre bien trop courte alors même qu’elle provoque un sentiment d’ennui sur sa longueur. Mais ce ressenti paradoxal est à imputer à John Harrison qui n’a pas réussi à donner à sa version de Dune un véritable souffle épique. Le manque de moyen est certainement un peu la cause de cet échec mais il est bon de se rappeler que des mini séries bien plus fauchées ont réussi à captiver les spectateurs à l’instar de MOI, CLAUDE EMPEREUR produit par la BBC au milieu des années 70. Bien évidemment, on peut se raccrocher au fait que cette version télévisée de Dune est plus fidèle mais elle se montre surtout assez ratée tout en montrant que le film de David Lynch n’avait, en réalité, rien d’un naufrage artistique !

Photo : FRANK HERBERT\'S DUNE

La mini-série DUNE était sorti en DVD il y a une douzaine d’années en France. Aujourd’hui, elle revient toujours en DVD mais aussi en Blu-ray. Cela marque donc le passage de cette mini-série à la haute définition. Sur le papier, il ne s’agit pas d’une mauvaise idée puisque DUNE a été tourné sur pellicule 35mm et bénéficie d’une image signée Vittorio Storaro, le directeur de la photographie attitré de Bernardo Bertolucci. Le cinéaste italien impose au passage son propre format de prises de vue, l’Univisium, qui est sensée s’accorder autant avec le cinéma que la télévision. Pour autant, le transfert en haute définition ne respecte pas le format Univisium et cadre l’image dans un ratio 16/9. Rien de gênant puisque la mini-série a toujours été diffusée en 1.78. Cela dit, il faut être réaliste, à part Vittorio Storaro, personne n’utilise ce système. Dans le cas de DUNE, cela se complique car si le film a bien été tourné sur pellicule, une partie du métrage a bénéficié d’images numériques ajoutées en post-production. Et ces effets numériques n’ont manifestement jamais été réalisée en vue d’une diffusion en haute définition. Et lorsqu’il faut passer au Blu-ray, un gros problème se pose. D’autres séries ont connu ce souci à l’instar de STAR TREK : THE NEXT GENERATION pour lequel Paramount a été obligé de refaire de nombreux effets spéciaux selon les standards d’aujourd’hui de manière à proposer la série en Blu-ray. Dans le cas de DUNE, on nous livre, tel quel, des effets spéciaux très pixellisés ou au rendu assez flou. Ces passages alternent avec des séquences tournées en studio où, tout à coup, l’image se montre réellement en haute définition. Pendant quatre heures et demi, DUNE jongle avec des images aux qualités diverses, passant d’une belle netteté à des passages d’une laideur insondable. Ce rendu de l’image n’aide en rien l’immersion dans la mini-série et ne fait qu’accentuer les défauts de DUNE. Quand l’image est nette, on sent que les acteurs sont dans un studio où l’on a déversé quelques mètres cube de sable, le reste du décor étant assuré par une toile peinte. Et lorsque les effets spéciaux numériques se dévoilent, cela renvoie le souvenir de cinématique de jeux vidéo d’un autre âge ! La saga de Dune perd dès lors toute crédibilité à l’écran. De plus, Vittorio Storaro s’est montré bien plus inspirée sur les images de APOCALYPSE NOW ou encore du DERNIER EMPEREUR. Avec DUNE, les couleurs criardes renforcent l’aspect studio peu réaliste... Enfin, il est à noter que le transfert est en 1080i/50hz.

Côté son, le Blu-ray propose quatre pistes sonores. Deux pour chacune des langues. On trouve donc la version originale sous-titrée en français ainsi que le doublage dans notre langue. Le résultat n’est pas plus réaliste que l’image, on trouve bien des ambiances s’étalant largement sur tous les canaux en 5.1 mais cela n’est jamais vraiment subtil. Néanmoins, cela s’avère bien moins gênant que l’image en haute définition. Ici, le son remplit son office sans que l’on se pose vraiment de question !

Photo : FRANK HERBERT\'S DUNE

Sur le Blu-ray, on trouve les trois épisodes, chacun dépassant l’heure et demi de métrage. Pour les suppléments, il faudra se reporter vers le troisième disque. Ne vous demandez pas où est passé le second, il se trouve dans la boîte de l’édition DVD qui est sortie à la même date. Le disque de supplément est donc un DVD où il est écrit «DVD 3». Quelque part, il apparaît logique de conserver le disque de suppléments de l'édition DVD puisque cela n'aurait pas eu de sens de nous montrer plus de deux heures d'images en basse définition sur un Blu-ray. Celui-ci se divise donc en deux parties, des interviews d'un côté (équipe technique et comédiens) et des images de tournages. Une nouvelle fois, on ne peut être que perplexe ! Car on nous livre de manière très brute la matière qui aurait normalement dû servir à créer un documentaire ou diverses «Featurettes» promotionnelles. Le tout est d’origine allemande si l’on en juge par les cartons d’introduction, parfois mal traduits en français. Rien de surprenant dans le sens où DUNE est une coproduction allemande. Le tout a été tourné pendant la création de la mini-série à Prague et nous est livré de manière très brute ce qui rend les deux heures de suppléments un peu indigestes. Particulièrement la partie consacrée aux images de tournage, prise sur le vif, sans commentaire particulier et rarement remise dans leur contexte. Les interviews sont un peu plus intéressantes mais on sent bien que certains des intervenants rament ou sortent un discours pré-mâché quitte à redire à plusieurs reprises les mêmes choses. Le plus aberrant, c’est de trouver des interventions contradictoires. Il est ainsi assez étonnant de voir que les raisons du tournage en studio différent selon les intervenants. Raison artistique pour John Harrison et beaucoup plus pragmatique pour le producteur Richard Rubinstein ! De son côté, Vittorio Storaro défend sa vision d’un format à même de s’accorder au cinéma et à la télévision ainsi que son idée géniale de toile peinte de manière numérique par son fils, le tout se montrant risible face aux images du Blu-ray !

Antoine Rigaud

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