Sans entrer dans le détails de l’exposition du film (vingt premières
minutes de folie) je ne peux m’empêcher de mentionner la vidéo de présentation
du jeu (que l’on retrouve en supplément sur l'édition
française). Une charmante jeune fille, sans doute sous l’effet
d’ecstasy, énumère les règles de BATTLE ROYALE et il va falloir
être productif mes amis. L’objectif doit être atteint en moins de trois
jours et pour motiver les troupes on met en place des zones de danger
(concept malheureusement pas exploité dans le film finalement). Cela
ne vous rappelle pas votre travail ? excepté que la motivation ici n’est
pas une prime de fin de mois mais le droit de vivre !

Vous refusez le système :
vous êtes bons pour le suicide ! Et ce n’est que l’une des nombreuses
situations poussées à l’extrême dépeintes par le Japonais fou. La naïveté
pacifique, l’amour incompris… l’union ferait-elle la force ? Fukasaku
répond clairement NON ! Et le message passe à coups de têtes qui explosent
dans des gerbes de sang du plus bel effet. BATTLE ROYALE c’est
avant tout une belle opportunité pour tous ces jeunes de régler leurs
comptes en toute impunité. L’interprétation est d’ailleurs tout aussi
remarquable que la réalisation ; les acteurs transpirent la haine et
la rage de vivre. Un régal.

C’est maintenant l’occasion
pour moi de vous parler de l’image proposée sur cette édition. Le transfert
est en 4/3 (désolé) et on peut, sans trop se tromper, affirmer que la
copie est plus floue et terne que l'édition
française (critiquée par Eric Dinkian). Visionné sur un écran
de 82 cm, la définition reste très honorable pour du 4/3, mais indéniablement
c’est l’édition française qui l’emporte. Pour les suppléments je vous
renvoie en bas de page de la fiche (c’est dire s’ils sont intéressants).

La où cela se complique pour
nous est au niveau des pistes sonores proposées. Deux Dolby Digital
2.0 et 5.1, et une DTS (toutes trois en version originale évidemment).
Si on peut décoder en Prologic la 2.0 c’est celle qui propose le moins
d’ampleur spatiale et de dynamique. On écoutera de préférence les 5.1
pour peu que votre matériel vous le permette. Sans avoir des enceintes
qui exploitent au maximum la puissance de mon ampli, la différence entre
DTS et Dolby Digital saute aux oreilles. Et comme d’habitude c’est la
piste DTS qui remporte la palme de la dynamique et de la précision sur
les arrières.
Je disais peu avant que cela
se compliquait pour la bonne et simple raison que cette fameuse piste
DTS n’existe pas sur l'édition
française. Alors que choisir ? A bien regarder c’est bien
le seul atout du disque chinois qui, sans être catastrophique, se fait
définitivement enterrer par des suppléments dignes de ce nom et une
image supérieure bénéficiant d’un transfert 16/9. Pour un tel film je
conseille aux possesseurs de l'édition chinoise d’acheter aussi
le zone 2. “Life is a game, so fight for survival.”