VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE, LA (SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER) - Chronique/Critique/Review Film & DVD (http://www.devildead.com)

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 FILM INFOS

 Titre original

 SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER

 Autres titres

 VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE-NEIGE, LA
 

 Année

 2012

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 David DeCoteau

 Scénario

 Barbara Kymlicka

 Musique

 Harry Manfredini

 Acteurs

 Shanley Caswell
 Maureen McCormick
 Eric Roberts

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Emylia

Format Disque

Double Couche

Durée

80 minutes

Format Image

Format Sonore

English

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •Bandes-annonces
  • La Veritable Histoire de Blanche Neige
  • Battlestar Rebellion
  • Dead Season
  • Little Deaths
  • Devil Seed

 

 ON AIME

• On cherche, on cherche...
• Mais on ne trouve pas !

 ON N'AIME PAS

• C’est inexcusable d’amateurisme
• C’est pénible et stupide
• C’est mal joué et creux
• Ça déprime des films comme ça...

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 Bande-annonce

 

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 LA VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE

 SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER

Comme beaucoup de jeunes adolescentes, Neige traverse une phase d’opposition dont le seul but semble être d’emmerder son père. Il faut dire que depuis le décès de son épouse, mère de Neige, celui-ci s’est accoquiné avec une mégère assez peu engageante ! C’est du reste cette dernière qui suggère un traitement particulier pour Neige et ses troubles comportementaux : Un camp de redressement pour ados difficiles. La jeune gamine est donc emmenée de force en forêt, en compagnie de sept autres inadaptés, et placée sous la coupe d’un militaire nommé Hunter. La discipline est inculquée par la force et les conditions de vie sont assez sommaires. Mais ce n’est qu’une part du problème car rapidement, les jeunes se mettent à tomber comme des mouches, assassinés de diverses manières...

Photo : VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE, LA (SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER)

L’année 2012 aura clairement été placée sous le signe de Blanche Neige ! Bien évidemment, les adaptations de ce conte de Jacob et Wilhelm Grimm pullulent au cinéma, mais le fait est que nous en aurons eu tout de même quatre sur un laps de temps très réduit. Nous avons ainsi pu découvrir au cinéma un premier BLANCHE NEIGE, avec Julia Roberts en reine diabolique. Puis peu de temps après sera venu le tour de BLANCHE NEIGE ET LE CHASSEUR, avec cette fois-ci Charlize Theron en belle-mère, Kristen Stewart dans le rôle de l’héroïne pâlotte et Chris Hemsworth en chasseur. A côté de cela, la société The Asylum aura comme à son habitude alimenté les Bacs à DVD et Blu-ray avec une «copie» intitulée GRIMM’S SNOW WHITE. Enfin et dans le même esprit mercantile, David DeCoteau nous balance sa version intitulée LA VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE...

Photo : VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE, LA (SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER)

Cette dernière se démarque cependant des trois autres en ancrant son propos dans un univers contemporain, peuplé d’adolescents difficiles et d’adultes peu compréhensifs. En cela, cette tentative de DeCoteau pourrait se rapprocher par exemple d’un FREEWAY, transposition moderne du «Petit Chaperon Rouge», ou de FREEWAY 2, variante contemporaine de «Hansel et Gretel». Mais ne poussons pas plus loin la comparaison car si les FREEWAY offraient des alternatives intéressantes et mûries, LA VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE relève davantage de l’amateurisme désarmant. Car comment, après plus de vingt ans de carrière et un nombre incalculable de pelloches, est-il encore possible de passer pour un apprenti-réalisateur sans le sou ? Nul doute que le maigre budget d’un million de dollars y participe mais il ne saurait être seul tenu responsable du désastre...

Photo : VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE, LA (SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER)

En effet, dès les premières minutes de métrage se dégage un sentiment de vide et de bricolage. Eric Roberts trimballe sa carcasse cinq minutes avec un air contrarié, semblant indiquer que son adolescente de fille l’ennuie tout autant que la maigreur de son cachet. Ajoutons à sa décharge qu’il a choisi une compagne de vie qui ne stimule ni la sympathie, ni la libido. Ainsi, contrairement au conte d’origine, cette belle-mère n’a rien d’une femme à la beauté hypnotisante. N’est pas Charlize Theron qui veut... Reste que si la marâtre n’est guère engageante, elle n’en demeure pas moins adepte des miroirs et discute aussi librement avec la porte vitrée de son placard qu’avec son miroir de poche. LA VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE franchit donc assez rapidement la frontière du ridicule et l’histoire même de Blanche Neige semble avoir été intégrée au gourdin, sans trop se fatiguer le neurone. En guise de nains, nous aurons ainsi sept ados alors que le chasseur ne sera rien de plus que le chef de camp. Certaines figures viennent compléter l’ensemble sans qu’on puisse y trouver le moindre rapprochement avec les écrits des frères Grimm, et le cheminement scénaristique n’aura finalement pas grand lien avec le matériau d’origine.

Photo : VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE, LA (SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER)

En réalité, LA VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE s’apparente davantage à un petit sous-Slasher lambda, dans lequel les jeunes meurent à tour de rôle dans des circonstances particulièrement louches. N’espérez ni effet gore, ni tension, pas plus que de véritable surprise. L’identité du tueur n’est à ce titre qu’un secret de polichinelle et le maigre rebondissement final n’aura de réjouissant que le fait qu’il libère le spectateur d’une heure vingt d’ennui profond. Les quelques acteurs amateurs peinent en effet à insuffler un véritable enthousiasme et luttent également pour remplir l’espace laissé par des décors bien vides. Un baraquement, une table, trois arbres et un abri en taule ne suffiront pas à faire illusion bien longtemps...

Photo : VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE, LA (SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER)

Plus qu’un véritable échec, cette triste resucée du conte est surtout un amer constat face à la carrière de David DeCoteau. Responsable de sympathiques bobines lorsqu’il était dans l’écurie Corman, artisan débrouillard lorsqu’il bossait pour Charles Band, DeCoteau n’est plus aujourd’hui que l’ombre de ce qu’il fut. On retrouve bien là ses filtres bleus de mauvais goût, on reconnaît également sa manière de bosser à l’économie et d’user d’éclairages minimalistes, mais plus rien aujourd’hui n’est là pour contenter le spectateur ou rappeler sa «gloire» passée. LA VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE pourrait donc sonner comme un chant du cygne mais soyons honnêtes, David DeCoteau n’a jamais véritablement été un cygne, et nous le soupçonnons même de pouvoir s’enfoncer davantage. Sans doute en 2013, avec l’inévitable HANSEL AND GRETEL que le monsieur nous concocte avec sa boite de Prod (Rapid Heart Pictures), et avec un budget similaire. Aïe, préparons-nous.

Photo : VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE, LA (SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER)

C’est l’éditeur Emylia qui s’est lancé et nous propose de découvrir ce navet sur le sol français. Commercialement, l’idée semble plutôt bonne puisque cela permet de surfer sur la vague des adaptations de Blanche Neige et de miser sur une potentielle confusion de l’acheteur. Emylia propose du reste une jaquette plutôt soignée et vendeuse, bien qu’elle n’ait pas grand lien avec le film. On notera d’ailleurs une petite coquille dans le synopsis puisqu’on nous parle d’une héroïne nommée «Blanche» alors que celle-ci se prénomme en réalité «Neige», en version originale comme en français.

Photo : VERITABLE HISTOIRE DE BLANCHE NEIGE, LA (SNOW WHITE : A DEADLY SUMMER)

En termes de contenu, la galette s’avère bien vide et n’offre que cinq bandes-annonces, dont deux au lancement (impossibles à zapper), et un chapitrage à la truelle. Le menu audio permettra de choisir entre la version anglaise, en Dolby Digital 5.1 ou DTS 5.1, et le doublage français, en Dolby Digital 5.1 uniquement. Quel que soit votre choix, le résultat sera assez neutre, sans relief mais également sans anicroche. Le doublage est d’une qualité honorable, de même que le sous-titrage dans notre langue... Sur le plan de l’image, nous noterons tout d’abord que le ratio 1.78 d’origine est respecté. L’encodage 16/9ème devrait nous offrir une résolution convenable mais nous en serons tout de même assez loin. La faute au matériau d’origine sans doute, auquel s’ajoutent régulièrement les fameux filtres colorés et autres effets de saturation qui détruisent la précision de l’image. Durant ces passages, les couleurs sont également bien peu subtiles et les contrastes un peu mous mais que voulez-vous, c’est la volonté du réalisateur ! Emylia a pour sa part fait son boulot, la compression est globalement assez discrète, et la copie propre...

Xavier Desbarats

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