KALIDOR (RED SONJA) - Chronique/Critique/Review Film & DVD (http://www.devildead.com)

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 FILM INFOS

 Titre original

 RED SONJA

 Autres titres

 KALIDOR
 

 Année

 1985

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Richard Fleischer

 Scénario

 Clive Exton
 George MacDonald Fraser

 Musique

 Ennio Morricone

 Acteurs

 Arnold Schwarzenegger
 Brigitte Nielsen
 Sandahl Bergman
 Paul L. Smith
 Ernie Reyes Jr.
 Ronald Lacey

 Adapté d'une oeuvre originale de :

 Robert E. Howard

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

Blu-Ray (Double Couche)

Durée

89 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

German

Italian

Russian

Spanish

Sous-titrages

Francais
German
Danish, Dutch, Finnish, Italian, Norwegian, Swedish, Spanish, Russian & Turkish

 

 SUPPLEMENTS

 •Arnold Schwarzenneger, l'hommme qui portait Hollywood sur ses épaules (15mn38)
 • Red Sonic ou Kalidor ? (12mn03)
 • Bandes-annonces
  • Kalidor
  • Ninja Assassin
 • Bandes-annonces allemandes
  • Terminator 2
  • The Crew
  • The Keeper
  • Command Performance
  • The Wrestler

 

 ON AIME

• La redécouverte des décors et costumes

 ON N'AIME PAS

• Une intrigue peu emballante
• Film un peu bête

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 KALIDOR

 RED SONJA

Après que toute sa famille se soit faite décimer par la Reine Gedren, Sonya jure de se venger. Elle part alors sur les traces de la reine maléfique. En chemin, elle rencontrera un enfant souverain, accompagné de son tuteur, et un mystérieux guerrier qui vont l’aider dans sa tâche…

Photo : KALIDOR (RED SONJA)

Le héros de KALIDOR n’est pas un guerrier aux muscles proéminents mais une jeune femme portant le nom de Sonya. Un personnage qui tire ses sources d’une héroïne créée par Robert E. Howard durant les années 30. Si l’écrivain est avant tout connu pour avoir été le créateur de Conan, il s’avère que Sonya la Rouge n’évolue pas du tout dans le même univers que celui du barbare cimmérien. Sonya la Rouge se déroule, à l’origine, au XVIème siècle avec un fond historique qui la rapproche beaucoup plus de Solomon Kane, inventé lui aussi par le même auteur. Ainsi, la jeune femme manie autant les pistolets que l’épée et ne ressemble pas du tout au personnage qui sera porté à l’écran par le producteur Dino De Laurentiis au milieu des années 80. Cette transformation est, en quelque sorte, un malentendu. Ainsi, durant les années 70, la Marvel publie des bandes dessinées consacrées à des personnages de Robert E. Howard. Conan, évidemment, mais aussi Kull le Conquérant. A ce moment là, il est décidé d’imposer une héroïne évoluant dans le même univers que celui des barbares déjà cités. C’est ainsi que Sonya la Rouge va donc opérer un voyage dans le temps et s’imposer en guerrière d’Heroïc Fantasy. Après le succès de CONAN LE BARBARE, Dino De Laurentiis produit une suite, CONAN LE DESTRUCTEUR, avant d’envisager de porter à l’écran RED SONJA. Le film suit alors l’orientation de la bande dessinée histoire de capitaliser sur l’intérêt des spectateurs pour l’Héroïc Fantasy. A l’époque, CONAN LE BARBARE avait en effet susciter une vague de héros musclés sur pellicule. D’ailleurs, la coproduction espagnole HUNDRA imposait déjà une jeune femme ayant pas mal de points communs avec l’héroïne de KALIDOR qui ne sortira qu’un an plus tard. Ainsi, Hundra déteste les hommes et cela ne s’arrange pas lorsque toute sa tribu est décimée par des guerriers machos. Elle va alors prendre la route pour découvrir qu’un mec viril, c’est finalement plutôt bien, et ce sans oublier de se venger au passage. HUNDRA a t’il été influencé par les bandes dessinées de la Marvel ? Les scénaristes de KALIDOR se sont ils vaguement inspirés de HUNDRA ? A chacun de se faire son opinion à une époque où, de toutes façons, les films d’Heroïc Fantasy pullulaient sur les écrans du monde entier : DAR L’INVINCIBLE, CONQUEST, L’EPEE SAUVAGE, L’ARCHER ET LA SORCIERE, etc…

Photo : KALIDOR (RED SONJA)

Pour donner corps à Sonya, la production choisit une inconnue. D’origine danoise, Brigitte Nielsen est alors modèle et embrasse la carrière de comédienne en débutant dans ce film. Mais si le métrage est intitulé à l’origine RED SONJA, le film va connaître des changements de titres opportunistes en Europe. Plutôt que mettre en avant l’inconnue Brigitte Nielsen, il est choisi d’axer la communication du film autour de Arnold Schwarzenneger. En France, comme dans quelques autres pays, le film devient donc KALIDOR alors qu’en Italie, on opte pour YADO, nom donné au personnage de Schwarzenneger dans le doublage italien. Pourtant, le comédien autrichien n’est pas vraiment au centre de l’histoire et ne devait, à l’origine, que faire une brève apparition. Son rôle s’étoffera cependant au moment du tournage, Arnold Schwarzenneger étant alors lié à Dino De Laurentiis. Leur collaboration s’arrêtera, assez vite, après le tournage du film de John Irvin, LE CONTRAT. Pour KALIDOR, Arnold Schwarzenneger est de nouveau dirigé par Richard Fleischer, les deux hommes ayant travaillé ensemble sur CONAN LE DESTRUCTEUR. Le réalisateur de 20.000 LIEUES SOUS LES MERS, L’ETRANGLEUR DE BOSTON, SOLEIL VERT ou encore LES VIKINGS s’est alors acoquiné avec Dino De Laurentiis pour qui il tournera MANDINGO et plus malheureusement AMITYVILLE 3D. Suivant une certaine logique, Richard Fleischer enchaîne donc la réalisation de KALIDOR juste après CONAN LE DESTRUCTEUR. Les deux films sortent hélas du même moule et ont bien du mal à rivaliser avec l’imposant CONAN LE BARBARE de John Milius.

Photo : KALIDOR (RED SONJA)

KALIDOR et CONAN LE DESTRUCTEUR s’écartent de leur prédécesseur en essayant de s’orienter vers un registre plus familial. Choix assez curieux dans un registre où les coups d’épées ont tendance à provoquer des jets d’hémoglobines. Mais KALIDOR calme un peu le jeu ce qui n’empêche pas son prologue d’exposer le massacre d’une famille et surtout un viol. Par la suite, le film se fera bien plus léger et attachera à son héroïne des faire-valoir comiques, un gamin et son gardien. La quête de la petite troupe, qui s’assemble pour aller s’occuper du cas de la maléfique Gedren, se fait bien peu passionnante. D'autant que Brigitte Nielsen a bien du mal à porter le film sur ses frêles épaules. Notons que le reste de la distribution n’est pas non plus d’une grande crédibilité. Evoquons, par exemple, la comédienne Sandahl Bergman essayant vainement d’être la plus méchante possible et n’étant pas franchement aidée par une ridicule et très mécanique araignée géante. Malgré cela, KALIDOR se pare tout de même d’une très grande qualité. Le film bénéficie ainsi du travail de Danilo Donati, décorateur des films de Federico Fellini. Comme il l’avait fait auparavant sur FLASH GORDON, le designer se lâche une nouvelle fois à coups de décors imposants et de costumes délirants. Cet aspect de KALIDOR a le grand avantage de surprendre tout en donnant un cachet fastueux à un film qui se pare donc d’un scénario quant à lui des plus pauvres. Enfin, sans être exceptionnel, la partition musicale d’Ennio Morricone participe elle aussi au spectacle. Franchement bancal, KALIDOR se montre aujourd’hui comme un métrage raté mais, quelque part, plutôt amusant en exposant à l’écran de nombreuses maladresses sur une forme à l’esthétique plutôt travaillée.

Photo : KALIDOR (RED SONJA)

On a un peu de mal à voir dans KALIDOR une priorité pour une édition en Blu-ray. Mais, après tout, cela permet aujourd’hui de revoir le film dans d’excellentes conditions. C’est d’autant plus appréciable que l’image en haute définition permet de retrouver toute la richesse des décors et des costumes. Pourtant, il faudra s’accommoder avec de curieux soucis. On pourrait par exemple être amené à penser que, parfois, l’image est curieusement un poil floue. Mais il s’avère surtout que le point est en réalité fait non pas en se focalisant sur l’action mais, au contraire, sur des éléments en retrait. Plutôt surprenant de la part de Giuseppe Rotunno, lui aussi familier des tournages de Fellini. En tout cas, le Blu-ray offre une très belle image à la définition largement accrue par rapport l’édition DVD sortie auparavant chez le même éditeur. Pour le son, on trouve des mixages en 5.1 confectionnés à partir d’une bande sonore à l’origine beaucoup plus plate. Le résultat n’a rien de spécialement spectaculaire mais donne assurément un peu plus de punch aux images que les pistes originales en mono. A ce propos, on pourra être déçu que l’éditeur ne donne pas le choix de voir le film avec les pistes mono d’origine alors que c’était le cas en DVD !

Photo : KALIDOR (RED SONJA)

En supplément, Studio Canal propose deux petites Featurettes produites spécialement pour l’occasion. Il faut dire que l’édition DVD précédent le Blu-ray disposait d’une cinquantaine de minutes d’interview avec le réalisateur, Richard Fleischer, mais où ce dernier parlait surtout de sa carrière et d’autres films. Cette fois, les suppléments sont donc entièrement dédiés à KALIDOR… ou presque ! Car le premier document s’intéresse spécifiquement au comédien Arnold Schwarzenneger. Rien de bien palpitant puisque le portrait n’a rien d’exhaustif ou de très informatif. Plus intéressant, le second supplément se focalise véritablement sur KALIDOR. Néanmoins, le titre laisse à penser que l’on va nous parler de la confusion sur les titres et la manière dont Arnold Schwarzenneger a été mis en avant alors que ce point n’est pas entièrement au centre des débats ou plutôt de l’intervention de Michel Ferry qui était sur le tournage. Ce dernier partage finalement ses souvenirs et la controverse n’est qu’un détail au milieu du reste. Enfin, le disque propose aussi de voir la bande-annonce française en définition standard. Toutefois, il est aussi possible de voir d'autres bandes-annonces en haute définition. A l'insertion du disque, vous pouvez voir le film annonce de NINJA ASSASSIN si vous choisissez le français. Mais si au premier menu, vous optez pour le versant allemand, vous pourrez voir cinq bandes-annonces très différentes de TERMINATOR 2 à COMMAND PERFORMANCE, le tout en haute définition !

Antoine Rigaud

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