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 FILM INFOS

 Titre original

 DEEP THROAT

 Autres titres

 GORGE PROFONDE
 

 Année

 1972

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Gerard Damiano

 Scénario

 Gerard Damiano

 Musique

 Gerard Damiano

 Acteurs

 Linda Lovelace
 Harry Reems
 Carol Connors

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Blue One

Format Disque

Double Couche

Durée

60 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Francais

Sous-titrages

Francais

 

 SUPPLEMENTS

 •GORGE PROFONDE
  • Documentaire (17mn33)
  • Galerie photos
 • ALPHA BLUE
 • DEVIL IN MR JONES

 

 ON AIME

• Un film amusant
• Accompagné d'un documentaire sympathique

 ON N'AIME PAS

• Image d'une qualité très moyenne

 GORGE PROFONDE

 DEEP THROAT

Photo : GORGE PROFONDE (DEEP THROAT) Malgré une sexualité active, la jeune et jolie Linda n’arrive pas à trouver de partenaire apte à la satisfaire. Désappointée, elle en discute avec une amie qui lui recommande une demi-douzaine d’étalons qu’elle a elle-même testés et approuvés. Là encore et malgré l’épuisement des partenaires, Linda sort frustrée de la série de corps à corps. Fort heureusement, sa copine a dans ses connaissances un curieux toubib spécialisé dans ce genre de problème. Linda lui rend visite et rapidement, le bonhomme met effectivement le doigt sur la particularité physique de la jeune femme : Le clitoris de Linda se trouve en réalité dans le fond de sa gorge et pour accéder au plaisir, c’est par la bouche qu’elle devra accueillir ses partenaires !

Sorti en 1972 dans les salles américaines, GORGE PROFONDE fait partie de ces films dont le succès plus qu’insolent ne saurait être attribué à de véritables qualités cinématographiques. Tourné à l’économie, dénué de véritable décor et mis en boite sans réelle inspiration, le métrage de Gerard Damiano a en réalité tout du modeste porno, voué à devenir rentable, sans plus. C’est cependant sans compter sur son actrice principale, l’étonnante prouesse buccale qu’elle dispense et le contexte de l’époque, particulièrement approprié à l’accueil d’images nouvelles.

Photo : GORGE PROFONDE (DEEP THROAT)

En effet, si la mise en images de la fellation n’a à l’époque rien d’«inédite» dans le secteur de la pornographie, elle l’est en revanche bien plus pour le grand public. L’abolition du code Hays en 1966 rend cependant la nudité acceptable, puis aussi délectable que commune à l’écran. Plus qu’un mouvement, la libération sexuelle devient politique et la censure s’assouplit de concert. Elle permet à la pornographie d’élargir son champ d’action et de sortir de l’étroit corset du circuit spécialisé pour enfin rejoindre peu à peu les salles obscures «classiques». A défaut d’être le premier à franchir cette barrière, GORGE PROFONDE s’inscrit dans le peloton de tête et offre au spectateur l’image de cette libération bienvenue. Tout d’abord par le biais d’une affiche représentant l’épanouissement au féminin puis, bien évidemment, par l’annonce d’un spectacle attisant les curiosités…

Photo : GORGE PROFONDE (DEEP THROAT)

A l’origine du projet, on trouve un certain Charles «Chuck» Traynor. L’homme est un ex-Marines, stationné un temps au Japon et alors coutumier des maisons closes de l’archipel. A son retour sur le sol des Etats-Unis, l’homme ne perd pas ses habitudes et tremperait même dans le proxénétisme. Au début des années 70, il prend la jeune Linda Susan Boreman, alias Linda Lovelace, sous «sa tutelle» et l’initie à la pratique de la «Gorge Profonde» qui donnera son nom au film de Gerard Damiano. Comparable à celle des avaleurs de sabres, cette technique vise en réalité à maîtriser le réflexe de déglutition naturellement provoqué par le Pharynx. Ceci fait, l’arrière gorge peut alors accueillir, voire masser, l’«instrument» masculin jusqu’à la garde, et ce quelles qu’en soient les dimensions…

Photo : GORGE PROFONDE (DEEP THROAT)

De cette étonnante pratique, Chuck Traynor aura l’idée de faire un film qu’il mettra en chantier par le biais de relations mafieuses. Le rôle principal sera fort logiquement attribué à la «meilleure élève» (selon ses dires) de Traynor, Linda Lovelace, qui sera son épouse de 1971 à 1974. La promotion du film sera essentiellement assurée par le couple, assez généreux en détails intimes et en déclarations provocantes. Dans leurs propos, la sexualité se débride et prend des proportions hors normes. Linda Lovelace devient rapidement le symbole de la femme émancipée, allant jusqu’à déclarer qu’elle se contente de faire devant la caméra ce que les autres Stars font une fois les projecteurs éteints ! Fort de cette publicité, GORGE PROFONDE caracole en tête du box-office pour un nombre d’entrées qui, s’il est encore aujourd’hui très incertain, fait du film l’un des plus rentables de l’histoire du cinéma indépendant. La «légende» perdurera ensuite par le biais d’une première séquelle mettant là encore en scène Linda Lovelace. La même année, en 1974, l’actrice publiera deux biographies qui feront le bonheur de ses nombreux admirateurs…

Les projecteurs se braqueront à nouveau sur Linda Lovelace à la fin des années 70. Divorcée de Chuck Traynor (lequel s’est marié avec la Marilyn Chambers de BEHIND THE GREEN DOOR) et guidée par Dieu, l’ex-porno-Star trouve la force d’évoquer son passé sous un jour nouveau. Elle déclare alors avoir été initiée par son ex-mari à l’aide d’un revolver placé sur sa tempe et détaille au travers d’une nouvelle biographie (la seule qu’elle est vraiment écrite selon elle) les horreurs auxquelles elle a été soumise. Les révélations s’accumulent, Linda Lovelace sort victorieuse d’une confrontation avec un détecteur de mensonge et remporte un procès significatif contre ses ex-«associés». L’actrice devient l’une des plus emblématiques militantes anti-porno et, quelque part, relance l’intérêt du public pour GORGE PROFONDE. L’histoire du film prend ainsi le pas sur le métrage lui-même et celle-ci fera finalement l’objet d’un documentaire judicieusement intitulé INSIDE DEEP THROAT

Photo : GORGE PROFONDE (DEEP THROAT)

Mais au-delà de cette tranche d’histoire cinéphilique hors norme, que reste-t-il aujourd’hui du film de Gerard Damiano ? La prouesse-titre est devenue relativement «commune» dans la pornographie actuelle et, nous l’avons dit, la mise en scène n’est pas des plus inspirées. GORGE PROFONDE dispose cependant de quelques atouts parmi lesquels un humour toujours aussi efficace. Linda Lovelace y apparaît souriante et naïve alors que son complice à l’écran, le hardeur Harry Reems, fait preuve d’un jeu des plus savoureux dans le rôle du médecin. L’annonce de la «particularité» physique de la demoiselle par son spécialiste demeurera du reste l’un des grands moments du film. Suite à cela, Linda pourra accéder à un orgasme mis en scène de manière symbolique et amusante. Des cloches sonnent, une fusée décolle et c’est finalement un feu d’artifice qui accompagnera l’épanouissement sexuel de notre héroïne. Cette mise en images amusante sera par la suite fréquemment reprise au cinéma, notamment dans les comédies des ZAZ telles que les Y’A-T-IL UN FLIC

Film emblématique d’une époque, GORGE PROFONDE vaut aujourd’hui davantage pour son histoire que pour ses réelles qualités. Il n’en demeure pas moins un porno amusant, porté par deux interprètes décontractés et parfaits dans leur rôle respectif. Le film de Gerard Damiano propose en outre quelques séquences suffisamment étranges ou décalées pour inciter à un (re)visionnage éclairé après plus de trente années de légende.

Photo : GORGE PROFONDE (DEEP THROAT)

Malgré son statut de «pilier» du genre, la redécouverte de GORGE PROFONDE n’est actuellement pas des plus aisées. Le DVD américain se fait de plus en plus rare et le disque français, édité par Blue One, n’est pas des plus accessibles. C’est cependant ce dernier que nous chroniquons puisqu’il offre au spectateur, en plus du film dans une version intégrale, une interactivité relativement développée.

Tout d’abord, le film nous est proposé au choix en version originale sous-titrée ou en version française, via le sympathique doublage d’époque. Vous pourrez faire le choix de votre piste audio au lancement du métrage mais aussi en cliquant sur le menu de chapitrage, lequel porte donc excessivement mal son nom ! Dans les deux cas, les pistes mono (encodée sur deux canaux) se montrent relativement claires. Les voix sont tour à tour «criardes» ou étouffées mais elles sont avant tout le reflet d’un métrage tourné dans des conditions techniques plus qu’austères. Les différentes pistes musicales, lesquelles ont coûté aussi cher que le film lui-même, sont là encore restituées de manière correcte…

Photo : GORGE PROFONDE (DEEP THROAT)

Proposée au format 1.33 d’origine, l’image est quant à elle des plus décevantes puisqu’à une qualité technique déjà défaillante s’ajoute une compression très nettement visible. Difficile de reprocher les blancs brûlés et les couleurs ternes que nous soupçonnons d’origine. En revanche, le fait d’avoir stocké plus de trois heures d’images sur une seule galette n’est pas sans effet et l’image dévoile en de nombreuses occasions un crènelage des plus disgracieux. Nous qualifierons donc le résultat global de «juste acceptable»…

Du côté des suppléments, nous trouverons une petite galerie photos ainsi qu’un documentaire d’environ dix-sept minutes dans lequel Eric Edwards, acteur pornographique nous parle de la naissance de cette industrie et de sa rencontre avec Linda Lovelace et Chuck Traynor. Bien que l’homme n’ait pas joué dans GORGE PROFONDE, il évoque sa sortie et nous brosse un rapide portrait de cette époque. Le bonhomme est intéressant et de nombreuses images d’époque, dont une intervention de Gerard Damiano, étayent son propos. On mettra en doute les quelques chiffres avancés, souvent repris mais au final assez peu probables. Malgré ce léger bémol, ce document sous-titré s’avère être le parfait complément au INSIDE DEEP THROAT de 2005.

Photo : GORGE PROFONDE (DEEP THROAT)

Sur le même disque sont enregistrés deux autres métrages pornographiques de Gerard Damiano entrant dans le cadre du cinéma fantastique. Il s’agit tout d’abord de ALPHA BLUE (THE SATISFIERS OF ALPHA BLUE), présentant l’histoire d’une humanité dans laquelle la femme est réduite au statut de «jouet sexuel». DEVIL IN MR JONES (FLESH AND FANTASY) reprend pour sa part, mais à l’inverse, le postulat de l’excellent DEVIL IN MISS JONES du même Damiano. Les deux métrages sont présentés ici en version coupée mais nous aurons l’occasion d’en reparler via deux chroniques à venir…

Xavier Desbarats

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