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 FILM INFOS

 Titre original

 SSSSSSS

 Autres titres

 SSSNAKE, LE COBRA
 SSSNAKE

 Année

 1973

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 Bernard L. Kowalski

 Scénario

 Hal Dresner
 Daniel C. Striepeke

 Musique

 Patrick Williams

 Acteurs

 Strother Martin
 Dirk Benedict
 Heather Menzies
 Richard B. Shull
 Tim O'Connor
 Jack Ging
 Kathleen King
 Reb Brown

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Format Disque

Simple Couche

Durée

99 minutes

Format Image

Format Sonore

English

Sous-titrages

English
Francais
Spanish

 

 SUPPLEMENTS

 •Bande annonce

 

 ON AIME

• La grande variété de véritables reptiles
• Une bonne variante de «L'île du Docteur Moreau»
• Des séquences impressionnantes

 ON N'AIME PAS

• Une ultime mutation douteuse

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 SSSSSSS

 SSSNAKE LE COBRA

Scientifique autant qu’ermite, le Docteur Carl Stoner consacre son existence à l’étude des serpents et à la collecte de leur venin. C’est du moins ce que l’homme laisse transparaître car en réalité, ses expériences vont bien au-delà de la simple observation. Rendu fou par son admiration du monde reptilien, Stoner entend ainsi créer une nouvelle race. Une espèce alliant à merveille la puissance, l’intelligence et l’agilité. Pour cela, notre scientifique concocte une substance miracle qu’il inocule sans sourciller à son jeune cobaye…

Photo : SSSSSSS (SSSNAKE LE COBRA)

Bien que très attaché à l’univers du petit écran, le réalisateur Bernard L. Kowalski aura tout de même fait quelques écarts notables du côté des salles obscures. Dans le domaine du fantastique notamment, l’homme nous propose un bien douteux NIGHT OF THE BLOOD BEAST en 1958. Particulièrement fauchée, cette production chapeautée par Roger Corman aurait pu refroidir les ardeurs du bonhomme mais ce ne sera pas le cas. Dès l’année suivante, le même Corman octroie à Kowalski un budget tout aussi dérisoire pour mettre en boite L’ATTAQUE DES SANGSUES GEANTES, une oeuvrette amusante dans laquelle des sangsues câlines attaquent sans distinction ivrognes et couples adultères… Quinze ans et moult travaux télévisuels plus tard, le réalisateur renoue avec le film à bestioles et s’oriente cette fois-ci vers les reptiles et, plus particulièrement, les serpents. Les ambitions n’ont alors plus rien à voir avec les opus Cormaniens et le SSSNAKE : LE COBRA qui en découlera sera d’un tout autre tonneau…

Photo : SSSSSSS (SSSNAKE LE COBRA)

A l’origine du projet, nous trouvons le spécialiste des effets spéciaux Daniel C. Striepeke que l’on connaît notamment pour avoir œuvré sur les maquillages de la saga LA PLANETE DES SINGES. Pour la première (et unique) fois de sa carrière, l’homme se colle à l’écriture et rédige un script pour lequel il décidera de produire l’adaptation. Hal Dresner apporte sa contribution à la rédaction et ensemble, les deux hommes accouchent d’un scénario que nous qualifierons d’«inspiré». En effet, la vision de SSSNAKE : LE COBRA ne laisse aucun doute et le film nous apparaît bien vite comme une énième resucée de «L’île du Docteur Moreau» de H.G. Wells. Nous retrouverons donc ici un docteur passionné, vivant en ermite et se livrant à une série d’expériences pour le moins contre-nature. La modernisation du récit entraîne assez logiquement la disparition de l’île qui se voit remplacée par une ferme aux reptiles isolée. Ses cobayes, notre bon docteur ira naturellement les chercher à la faculté et en profitera pour nous confirmer qu’il vit coupé du monde. Comme tout bon «Moreau» qui se respecte, notre homme jouit par ailleurs d’une tendre présence féminine. Il s’agira en l’occurrence de sa fille qui tombera sans surprise amoureuse de la future victime des expériences du savant fou…

Photo : SSSSSSS (SSSNAKE LE COBRA)

L’amateur de l’œuvre de H.G. Wells et/ou le cinéphile averti ne sera donc guère surpris par la trame cousue de fil blanc de ce SSSNAKE : LE COBRA. L’allusion judéo-chrétienne du roman d’origine est encore ici bien présente et le Docteur n’a bien évidemment d’autre but que de parfaire/supplanter l’œuvre de Dieu. Cependant, le film de Bernard L. Kowalski va plus loin encore et use de ses créatures (les serpents) pour se plonger plus avant dans la relecture du livre de la genèse. Le Docteur Stoner nous est ainsi montré comme un Créateur bon mais aussi terriblement manipulateur. A ce titre, l’homme contrôle aussi bien sa fille, une «Eve» bien candide, que son nouvel assistant qui nous apparaît comme un «Adam» fort peu réfléchi, dévoué corps et âme à son maître. Nombre de scènes seront dès lors consacrées à la naissance de la tentation entre les deux êtres. Parmi celles-ci, nous citerons celle, naïve et touchante, de la baignade pour laquelle nos Adam et Eve renouent avec la nudité et voient naître en eux le désir. Bien évidemment, celui-ci se concrétisera (le péché originel) et ce malgré l’inquiétude du Créateur, lequel déclarera «qu’il s’agit là d’un acte pouvant avoir de terribles conséquences». Trop tard toutefois car l’acte a bien eu lieu, entraînant avec lui la fin d’un équilibre et la mutation de notre Adam en tentateur, en serpent…

Photo : SSSSSSS (SSSNAKE LE COBRA)

Bien que le sous-texte proposé par SSSNAKE : LE COBRA soit ainsi étonnamment riche et fort bien vu, il n’est cependant que l’un des nombreux aspects contribuant à la réussite du film. Car au-delà de sa thématique et de ses considérations théologiques (appuyées par des visions cauchemardesques mêlant démons et sensualité / sexualité), le film de Bernard L. Kowalski est avant tout une incroyable confrontation entre acteurs et reptiles en tous genres. Dirk Benedict (GALACTICA, LA BATAILLE DE L'ESPACE et L’AGENCE TOUS RISQUES) et Heather Menzies (PIRANHAS) seront donc mis à l’épreuve et devront ainsi côtoyer de véritables monstres venimeux importés pour l’occasion de la Thaïlande et du Vietnam. Mais le plus ahurissant reste l’acteur Strother Martin qui, en plus d’être parfait dans son rôle de savant fou, nous offrira quelques incroyables séquences en compagnie des reptiles. En fait, rares sont les plans où l’homme n’a pas à manipuler ou toucher l’une de ces créatures ! En cela, le film se montre particulièrement généreux et impressionnant. Rarement un film aura proposé autant d’espèces à l’écran, allant du python jusqu’à un (véritable) serpent à deux têtes. Bébés, adultes, petits, grands, inoffensifs ou mortels, ils sont tous là avec bien évidemment pour maître le fameux Cobra Royal évoqué dans le titre français...

Photo : SSSSSSS (SSSNAKE LE COBRA)

Originaire d’Inde et de Thaïlande, le Cobra Royal n’est rien d’autre que le plus grand des serpents venimeux de la planète. Particulièrement inquiétant, le monstre de quatre à cinq mètres peut se mouvoir tout en se tenant «debout», toisant ainsi sans mal un homme adulte. Petite production, SSSNAKE : LE COBRA se paye le luxe de nous dévoiler à l’écran ce genre de prouesses tétanisantes, et davantage encore. Les gros plans sur la tête (et le regard) de la bête se multiplient et nous aurons même droit à un «duel» entre le Cobra et Strother Martin. Bien évidemment, le réalisateur aura alors recours à la magie du montage mais qu’importe tant le charisme des deux opposants emporte le spectateur bien malgré lui… Une autre séquence, particulièrement dérangeante, nous dévoilera le festin d’un véritable anaconda. La scène est courte et de la victime (humaine), nous ne verrons bien évidemment que les chaussures. En une poignée de secondes, celles-ci disparaîtront dans la gueule déformée du monstre et là encore, c’est à une mise en scène brillante que nous devrons un résultat efficace car criant de vérité.

Photo : SSSSSSS (SSSNAKE LE COBRA)

Difficile donc de ne pas être étonné (voir effrayé pour les ophiophobes) à la vision des images proposées par SSSNAKE : LE COBRA. La force des séquences reptiliennes, la justesse des acteurs et la richesse globale du métrage donnent à ce film une aura toute particulière et ce bien que l’on puisse lui reprocher quelques maladresses. Parmi celles-ci, une transformation finale un peu trop «appuyée» si on la compare aux subtils effets de maquillage appliqués à Dirk Benedict pendant près de 90 minutes. On pourra aussi pointer du doigt le fait que ce même Benedict force quelque peu le trait de son «innocence», flirtant ainsi parfois avec la tête à claques… Mais tout cela n’est en réalité que bien peu de choses face à un nombre impressionnant de séquences «intenses», allant parfois même jusqu’à dégager une émotion véritable (le monstre du cirque). SSSNAKE : LE COBRA est indiscutablement un film à découvrir, une excellente variante sur le thème pourtant vu et revu de «L’île du Docteur Moreau».

Photo : SSSSSSS (SSSNAKE LE COBRA)

Depuis quelques années déjà, Universal nous offre l'opportunité d'acquérir SSSNAKE : LE COBRA en DVD. Le disque est d'origine américaine, zoné 1, et pourra donc être dégotté sous son sympathique titre original SSSSSSS. Une fois ceci fait et pour un prix relativement modique, vous vous retrouverez devant une copie 16/9ème respectant à peu de chose près le ratio 1.85 d'origine. Dotée d'un grain assez présent, l'image se montre cependant lumineuse et parfaitement contrastée. La définition s'avère plus que correcte et ce pendant la majeure partie du métrage. La copie est par ailleurs très propre et les griffures se feront rares et discrètes.

Photo : SSSSSSS (SSSNAKE LE COBRA)

Sur le plan sonore, Universal remplit là encore son contrat et nous livre une piste anglaise d'origine via un encodage mono sur deux canaux propre et parfaitement clair. SSSNAKE : LE COBRA est un film sobre dans lequel les dialogues priment. La bande originale, par instants tribale, offre un rendu satisfaisant et les sifflements des différents serpents se font très clairement entendre. Difficile d'en demander plus. Le spectateur peu à l'aise avec la langue anglaise pourra par ailleurs s'aider d'un sous-titrage en français. Celui-ci se montre de bonne facture bien qu'il soit entaché par une poignée de fautes d'orthographe.

Photo : SSSSSSS (SSSNAKE LE COBRA)

Côté interactivité malheureusement, nous n'aurons rien d'autre à consulter qu'une simple bande annonce d'époque, proposée en 1.33 et en anglais non sous-titré. Celle-ci dévoile sans doute un peu trop d'images et il convient donc de ne la regarder qu'après le métrage. De même, la jaquette affiche une image qu'il vaut mieux éviter si l'on souhaite découvrir le métrage dans les meilleurs conditions.

Xavier Desbarats

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