DVD (1)

Reviews (2)

DVD Covers (1)

Videos

Posters

Lobby Cards

 FILM INFOS

 Titre original

 WOLFBLOOD : A TALE OF THE FOREST

 Autres titres

 WOLF BLOOD

 Année

 1925

 Nationalité

 Etats-Unis

 Réalisation

 George Chesebro

 Scénario

 Cliff Hill

 Acteurs

 Marguerite Clayton
 George Chesebro
 Ray Hanford
 Roy Watson
 Milburn Morante
 Frank Clark
 Jack Cosgrave

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Atelier 13

Format Disque

Simple Couche

Durée

68 minutes

Format Image

Format Sonore

Silent

Sous-titrages

Francais
Spanish

 

 SUPPLEMENTS

 •WOLF BLOOD
 • THE WEREWOLF
  • Bande-annonce
  • Filmographies
   • Fred F. Sears
   • Steven Rich
   • Don Megowan
   • Joyce Holden

 

 ON AIME

• Un film rare

 ON N'AIME PAS

• Le thème de la lycanthropie est très diluée

 WOLF BLOOD

 WOLF BLOOD : A TALE OF THE FOREST

Exploitant d’une entreprise forestière, Dick Bannister emploie un grand nombre de bûcheron avec lesquels il s’entend plutôt bien. Jusqu’au jour où le patron est retrouvé à l’article de la mort en pleine forêt. Pour le sauver, il lui faut une transfusion sanguine mais personne dans les parages n’a envie de se porter volontaire. En désespoir de cause, le médecin local va prendre une décision assez particulière puisqu’il va transfuser le sang d’une louve dans les veines de notre infortuné héros…

Photo : WOLF BLOOD (WOLFBLOOD : A TALE OF THE FOREST)

Le thème du loup-garou et de la lycanthropie au cinéma est loin d’avoir débuté avec LE LOUP-GAROU de George Waggner. Cela n’a rien de très surprenant puisque cette créature légendaire, ou cette maladie psychiatrique, remonte à la nuit des temps. Les premiers films de loups-garous vont donc naître plus ou moins en même temps que le cinéma. Ainsi en 1913, on voit apparaître THE WEREWOLF ou encore dans le courant des années 20 un LOUP-GAROU muet produit en France. C’est à cette période que George Chesebro va réaliser et interpréter le rôle principal de WOLF BLOOD : A TALE OF THE FOREST. S’inspirant plus de la superstition et des croyances populaires, comme ses aînés, le film ne va pas proposer un homme transformé en loup ou en humanoïde poilu comme on peut en voir de nos jours. Pour cela, il faudra attendre encore une décennie pour découvrir LE MONSTRE DE LONDRES, en 1935, où Henry Hull et Warner Oland interprète de "véritables" hommes loups.

Photo : WOLF BLOOD (WOLFBLOOD : A TALE OF THE FOREST)

Après une carrière prolifique sur les planches de théâtre, George Chesebro va devenir un acteur de seconds rôles pour le cinéma. Sur les écrans, il va ainsi enquiller durant toute sa carrière plusieurs centaines de rôle pour des films ou des serials. En 1925, il va s’essayer à la réalisation en mettant en scène son seul et unique film au poste de metteur en scène. Ce sera donc WOLF BLOOD : A TALE OF THE FOREST d’après un scénario de Cliff Hill. Sur un peu plus d'une heure, le film va d’abord dresser son décor et nous dépeindre la «vie» des exploitations forestières. Le sujet sera d’ailleurs maintes fois traités au cinéma et l’on pourra citer le titre plus connu en France avec LE CLAN DES IRREDUCTIBLES (réalisé par Paul Newman) où l’on retrouve, de façon très différente, l’animosité qui règne entre les différentes exploitations. Notre héros est donc le dirigeant d’une équipe de bûcheron dans le nord des Etats-Unis et il se heurte à un rival. Bien évidemment, dans le Grand Nord, on règle les différents à coup de poing et c’est suite à un combat que le personnage principal de l’histoire reste sur le carreau en pleine forêt. A vrai dire, l’argument «Fantastique» du film tarde gentiment à se montrer jusque là. WOLF BLOOD : A TALE OF THE FOREST préfère, en effet, se focaliser sur les tensions professionnelles et sentimentales des habitants de la région.

Photo : WOLF BLOOD (WOLFBLOOD : A TALE OF THE FOREST)

Un peu obligé de déflorer la surprise qui ne survient qu’au bout de la moitié du film, le héros va donc subir une transfusion sanguine contre nature. Aujourd’hui, le procédé prête un peu à rire dans le sens où une telle transfusion à bien peu de chance de fonctionner. Quoi qu'il en soit, l’homme de la montagne survit à ses blessures et à cette transfusion. A partir de là, les trois quarts du métrage se sont déjà écoulés et le véritable drame survient. La nouvelle d’une telle transfusion ne fait rire personne au sein de la communauté qui va dès lors approcher notre héros avec beaucoup de suspicion. Même le personnage principal en vient à douter de sa santé mentale lorsqu’il a des absences et que l’on retrouve le corps de son rival refroidi dans la forêt. C’est logique, le sang de l’animal ne peut que corrompre son esprit et il en vient à se demander s’il ne devient pas l’un des loups d’une meute fantôme. Le doute concernant la dangereuse dualité du personnage principal sera d’ailleurs repris quelques années plus tard dans SHE WOLF OF LONDON avec une variation ingénieuse assez proche mais menée jusqu’au bout de son concept. A cela s’ajoute un triangle amoureux entre une citadine fraîchement débarquée dans les environs, le docteur et notre bûcheron-garou. Sur sa durée, WOLF BLOOD : A TALE OF THE FOREST est donc avant tout un drame psychologique. La vision d’une meute de loups fantômes ou l’état d’esprit du héros ne servent finalement qu’une dramaturgie assez classique où la lycanthropie n’est qu’un artifice. Toutefois, il s’agit bien de l’un des rares films ayant traité du thème de la lycanthrophie au temps du muet même si son intérêt reste des plus relatifs.

Photo : WOLF BLOOD (WOLFBLOOD : A TALE OF THE FOREST)

WOLF BLOOD : A TALE OF THE FOREST n’est pas commercialisé seul. Au contraire, il s’agit d’un métrage «bonus» offert parmi les suppléments de THE WEREWOLF de Fred F. Sears. L’éditeur espagnol, l’Atelier 13, propose donc cette petite page d’histoire cinématographique en support d’un autre film de loup-garou. Plus de quatre vingt ans après sa création, WOLF BLOOD : A TALE OF THE FOREST n’a manifestement pas connu de nettoyage particulier. L’image tremblotante est recouverte de défauts de pellicule (rayures et tâches). La luminosité de cette version teintée du film est, elle aussi, assez fluctuante ce qui n’a rien de vraiment étonnant pour un film de cet âge. Le bilan n’est pas catastrophique pour autant, compte tenu qu’il s’agit d’un supplément et de la rareté de l’œuvre, et le film est tout de même largement regardable. La piste sonore en mono distille des morceaux musicaux qui accompagne l’histoire dont les intertitres anglais sont sous-titrés, au choix, en français ou en espagnol !

Antoine Rigaud

 ESPACE MEMBRE

Connexion

Si vous n'avez pas de compte DeVilDead.com : Cliquez ici !

 RECHERCHE


 LES DVD EXISTANTS

 

 DANS LE MEME GENRE

Genre (Beta)

Drame
Loup-garou

 

Les illustrations et photos contenues sur ce site sont la propriété de leurs éditeurs respectifs.
Les textes contenus sur ce site sont la propriété de DeVil Dead
http://www.devildead.com - devildead@devildead.com