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 FILM INFOS

 Titre original

 LAO MAO

 Autres titres

 CAT, THE
 1000 YEARS CAT, THE

 Année

 1992

 Nationalité

 Hong Kong

 Réalisation

 Ngai Kai Lam

 Scénario

 Gordon Chan
 Hing-Ka Chan

 Acteurs

 Waise Lee
 Siu-Ming Lau
 Christine Ng
 Philip Kwok
 Gloria Yip

 

 DVD INFOS

 

Editeur

Deltamac

Format Disque

Simple Couche

Durée

85 minutes

Format Image

Format Sonore

Cantonese

Mandarin

Sous-titrages

English
Chinese

 

 SUPPLEMENTS

Aucun

 
 THE CAT

 

L’écrivain Wisely est en train de plancher sur son dernier ouvrage lorsqu’il se met à suspecter ses voisins (un vieil homme, une demoiselle et un chat) d’être des extraterrestres. L’homme a le nez creux et en aura confirmation lorsque le chat, Général de son état, sera pris la patte dans le sac pour le vol d’une étrange relique... Wisely décide donc d’en apprendre plus sur ces étrangers et s’adjoint par prudence les services d’un chien d’élite. De leurs côtés, les trois extraterrestres sont confrontés à un autre envahisseur, bien plus hargneux, qui a décidé leur perte. La blobesque créature n’hésitera pas du reste à éliminer tous les malheureux humains qui se trouveront sur sa route. La lutte s’annonce dès lors acharnée…

Photo : CAT, THE

Pour Simon Nam (ou Ngai Kai Lam si vous préférez), réalisateur givré de Hong Kong, THE CAT sera le dernier film. Un chant du cygne mémorable que les fans ne pourront s’empêcher d’ériger au rang de culte. Dans son numéro d’avril 2000 (quatorzième et ultime numéro), le magasine HK n’hésite pas à qualifier Simon Nam de «Ed Wood Hongkongais». Cette affirmation prend tout son sens à la vision de cet ultime métrage, véritable fourre-tout bordélique, n’importe quoi visuel se nourrissant d’idées aussi folles que nombreuses. Pour ce film, Nam décide de porter à l’écran pour la seconde fois, après THE SEVENTH CURSE, le personnage de Wei Si Li. Ce héros fictionnel est à l’origine un personnage de la littérature chinoise (né sous la plume de Ni Kuang) s’apparentant à un «James Bond», remplissant d’étranges missions de par le monde. Peu à peu, ce très populaire aventurier évoluera pour devenir un explorateur de l’étrange, écrivain à ses heures mais surtout grand passionné d’extra-terrestres et de fantômes. Son nom sera occidentalisé pour devenir Wesley ou, plus subtilement, Wisely. Un nom très adapté donc puisqu’il signifie «sagement» en langue de Shakespeare… Le héros aux multiples casquettes sera porté à l’écran à de nombreuses reprises et interprété par des acteurs aussi prestigieux que Sam Hui (LEGEND OF WISELY, 1987), Chow Yun Fat (THE SEVENTH CURSE, 1986) ou encore Andy Lau (THE WESLEY'S MYSTERIOUS STORY, 2002). Pour les besoins de THE CAT, c’est Waise Lee qui s’y colle avec une amusante coïncidence puisque le nom de l’acteur se prononce comme celui du personnage qu’il interprète…

Photo : CAT, THE

Waise Lee se met donc ici dans la peau du célèbre écrivain, lequel trouvera bien vite un nouveau mystère à résoudre en la personne du chat venu d’un autre monde… L’acteur, habituellement très juste dans des rôles pourtant ambigus, semble ici s’ennuyer profondément en attendant avec une réelle impatience qu’on veuille bien lui signer son chèque. Notre homme n’est cependant pas en cause et c’est essentiellement la teneur de son rôle qui lui pose un grave problème : Il ne sert à rien ! Reste qu’il est tout de même le héros… Gros cas de conscience pour Simon Nam qui nous offre une solution implacable en montrant de manière régulière (toutes les cinq minutes environ) le personnage de Wisely se livrant à des activités quotidiennes tout ce qu’il y a de passionnantes. Wisely prenant son café, Wisely lisant le journal ou Wisely mangeant du crabe avec des amis sont autant de saynètes parfaitement inutiles destinées uniquement à assurer une présence dominante à l’écran. Le summum de ces intermèdes crétins sera atteint avec un Wisely attendant patiemment le retour de sa compagne. En sueur, celle-ci (incarnée par une Christine Ng végétale) vient enfin se poster fièrement sur les genoux de son homme, offrant par la même l’occasion à Simon Nam de nous gratifier d’un très gros plan de quatre secondes sur une aisselle moite et dégoulinante. Sensuel…

Photo : CAT, THE

Outre le héros inutile, THE CAT nous propose bien évidement de nous intéresser à un chat. Un chat tout ce qu’il y a de classique sauf qu’ici, il s’agit bel et bien d’un Général extra-terrestre égaré sur notre bonne vieille planète bleue. Ce félidé gradé (interprété à l’évidence par plusieurs animaux) aura dans le métrage de multiples occasions d’exhiber ses différents talents. Le chat est donc voleur d’icônes, karateka expérimenté ou, plus anecdotiquement, adepte du saut en longueur (de trois à vingt mètres selon sa forme)… Ce qui nous mène directement à LA scène culte du film. Celle qui sera reprise en intégralité lors du générique de fin (quand on aime…) et qui voit l’affrontement ébouriffant entre le Général velu et ce qui semble être un dogue allemand fort bien bâti. Assister à cette séquence de cinq minutes mixant allègrement «stop motion» (trois images secondes), vilaines peluches, et animaux réels, c’est un peu comme découvrir une nouvelle idée de ce que peut être le cinéma. L’envie de rire est omniprésente mais le rythme est si soutenu et l’idiotie si dense que l’on ne peut que rester scotché, hébété pour finalement se saisir de la télécommande et revoir la chose, encore et encore… Le chat exécutera donc d’improbables sauts périlleux, tentera d’étrangler son ennemi avec son propre collier, se balancera au bout d’une corde à l’image de Tarzan pour finalement réaliser un «Ippon Seoï Nage» décisif. A voir absolument.

Photo : CAT, THE

Mais en plus de ce chien, notre bien aimé matou devra affronter un autre extra-terrestre, lui aussi particulièrement agressif. D’apparence flasque et rouge, le monstrueux alien n’est pas sans rappeler LE BLOB dans sa version Chuck Russel (1988). Très inspiré, il pourra par ailleurs passer d’homme en homme, à la manière du monstre mis en scène par Jack Sholder dans HIDDEN (1987) ou encore se prendre pour un invincible TERMINATOR (James Cameron, 1984). Lors de cette dernière mutation, la créature est alors interprétée avec conviction par un Philip Kwok habité par son «rôle». Les explosions se succèdent, les morts par balles s’accumulent et rien ne semble pouvoir arrêter ce monstre de puissance totalement inexpressif et insensible. Rien, sauf bien entendu un chat karateka…

Photo : CAT, THE

Aux côtés de ces différents protagonistes s’agite une véritable petite clique d’individus aux dialogues minimalistes et aux attitudes plus que douteuses. Nous citerons entre autres Gloria Yip (petite amie du héros dans THE STORY OF RICKY), mignonne mais totalement cruche dans le rôle de l’extra-terrestre caressant son Général poilu et Lau Si Ming (la trilogie HISTOIRES DE FANTOMES CHINOIS), envahisseur lui aussi dont le sacrifice, totalement vain, s’avère être un soulagement pour le spectateur…

Photo : CAT, THE

Ce petit monde s’agite donc, non sans honte on l’espère, afin de donner forme à cette improbable folie que nous renoncerons à décrire dans les moindres détails. La perte de la queue du chat puis son «recollage magique», les passages à travers les vitres, sauts dans le vide ou autres plans incompréhensibles sont si frénétiquement orchestrés que toute tentative d’énumération semble vouée à l’échec. THE CAT est résolument un film à la bêtise bien trop dense pour être analysé selon les règles de l’art.

Photo : CAT, THE

C’est donc sans la moindre surprise que nous constaterons que THE CAT n’est pas un film plébiscité par les éditeurs internationaux de DVD. Il faudra par conséquent se tourner du côté de Hong Kong pour dégoter une édition pour le moins minimaliste… L’image, proposée au format d’origine 1.85 mais encodée en 4/3, s’avère à ce titre particulièrement repoussante. Bourrée de points blancs, de griffures (la faute du chat ?) et autres artéfacts désagréables, la copie est réellement sale. S’il on ajoute à cela les couleurs baveuses et les teintes passées, vous aurez compris que le DVD de THE CAT n’est pas des plus recommandables… Du côté des pistes sonores, nous aurons le choix entre le mandarin et le cantonais. Dans les deux cas, le mono s’avère plutôt clair et propre. Des sous-titres chinois (traditionnels ou simplifiés) mais aussi anglais viendront nous aider à la compréhension des subtilités scénaristiques dont le film de Simon Nam ne regorge bien évidemment pas… Mine de rien, nous venons en quelques lignes de faire le tour complet de l’édition hongkongaise du film ! Le chapitrage en six parties et les terrifiants menus s’ajoutent bien entendu à cela mais rien qui puisse jouer en faveur de ce bien pauvre disque.

Photo : CAT, THE

Enfin rien... C’est vite dit. Reste le film, véritable petite perle Z totalement décomplexée et stupide. Incroyable monument de folie visuelle et de non sens. Pour son dernier métrage, Simon Nam fait donc très fort et parvient à nous livrer un film certes moins gore mais tout aussi fun et débile que sa précédente réalisation : THE STORY OF RICKY. Bien sûr, le film comporte des longueurs (Ah ! Wisely…), mais l’attente est bien souvent récompensée par de félines pirouettes qui laisseront sans aucun doute bouche bée les spectateurs les plus aguerris. Si le terme de «nanar» a été inventé, c’est clairement pour qualifier des films comme celui-ci. Que les amateurs se réjouissent donc et bondissent toutes griffes dehors sur ce véritable chef d’œuvre du genre.

Xavier Desbarats

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