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PROGRAMMES
NORVEGE : VOUS AVEZ DIT BLIZZARD...Dès les premiers jours du festival, les langues se délient et chacun y va de son petit conseil. C'est comme ça chaque année. Et il y avait cette année unanimité en ce qui concerne les programmes norvégiens. La rétrospective brésilienne de l'an passé avait eu, dans notre souvenir, des échos beaucoup moins prononcés (et c'était pourtant une sélection de qualité).
La sélection norvégienne comporte cinq séries, totalisant un total de 40 films. Et il est vrai que ce que nous avons pu en voir (3 série sur 5) faisait partie du meilleur de la programmation générale.
Mais avant de rentrer plus en détail dans la description de certains films, parlons un peu de la Norvège, de sa culture, et donc de son cinéma. Depuis quelques temps, ce pays s'est doté d'une politique culturelle efficace qui a fait naître des vocations et conduit à une meilleure diffusion et une meilleure connaissance des uvres tant musicales que cinématographiques. Le Norsk Film Institute (est-il besoin de traduire, sachant que Norsk veut dire norvégien ?) semble prendre au sérieux son rôle d'aide à la création et de promotion. La Norvège possède aussi un important festival du court-métrage (le festival de Grimstad).
Quelque chose se ressent dans presque tous les courts norvégiens. On a l'impression que les norvégiens sont jeunes, loufoques, débordant d'énergie et ont une envie impossible à calmer de montrer au reste du monde qu'ils existent. Les norvégiens veulent sortir du côté étriqué que leur confère l'insularité de leur pays et ils le font savoir, soit par un humour corrosif (LOVE IS THE LAW, SAUVONS LES ENFANTS ), soit par des débordements d'énergies et de cris (ANOLIT et ses jeunes qui veulent tout faire sauter, A LA TIENNE MAMAN ). Et tout cela ne les empêche pas de nous livrer des moments de tendresse, comme le montrent LE CHIEN DE HOUDINI et RASSURE-MOI. La Norvège est un pays d'artistes, c'est à n'en pas douter.
Dans la suite, vous trouverez des précisions sur quelques courts, regroupés par thèmes...
Dossier réalisé par Yoann Mallet et Jérôme Peyrel