FRANCAIS
TRIES
SUR LE VOLET
D'autres
films ont retenu notre attention : NUITS CLOSES (Soufiane Adel), filmé
en DV, embarque le spectateur dans un calvaire nocturne durant lequel deux jeunes
essaient de ramener leur père, ivre mort, à la maison. Caméra
à l'épaule, au plus proche des acteurs. Le film est joué
par le réalisateur et sa famille. Par moments, le cinéma prend le
dessus avec des images Super 8 de la vie heureuse qu'a menée le père.
Pas de fioriture, le film est nu, sans générique.
Dans
LE CAISSIER, on retrouve Gomez, personnage des quatre précédents
courts métrages de Frédéric Pelle. C'est là l'originalité
de cette série, de développer un personnage de film en film : et
les nouveaux aspects du personnage étonnent, tant nous avions quitté
Gomez joyeux, maladroit, malchanceux : il revient désabusé, mêlé
à un braquage, trouble. Un virage pour le cinéaste qui monte actuellement
le sixième film de la série (tous sont adaptés de l'auteur
américain Stephen Dixon).
OBRAS
(Hendrick Dussollier) montre le parcours diachronique de Barcelone, son évolution,
ses destructions, les fantômes qui hantent ses murs, les fenêtres
(encore) actuelles qui illuminent la nuit. Le tout en un plan-séquence
de douze minutes, une prouesse technique inutile ? Le film sortira sur le prochain
DVD du magazine Repérages.
Encore
une histoire de fenêtres ! 21h11 (Arnaud Bigeard), c'est l'heure
à laquelle Thomas est témoin d'une agression, dans la rue, sous
sa fenêtre. Il filme la scène. Mais une autre personne, cachée
derrière sa fenêtre, filme tout, même Thomas
une variation
de FENÊTRE
SUR COUR, qui pose le dilemme du témoin, et le problème
du regard.