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CODE 46
UK - 2003 - 93 minutes
de Michael Winterbottom
avec Tim Robbins, Samantha Morton, Om Puri, Jeanne Balibar,
Togo Igawa et Nabil Elouahabi

Le futur sera déprimant, c'est du moins Winterbottom qui le clame haut et fort… Soyons positifs, il y aura toujours de la place pour l'amour…

Dans un futur plus ou moins proche, ou la division sociale et économique est à son paroxysme, il est indispensable de posséder un papelle, sorte de passeport, pour pouvoir voyager et vous rendre dans les cités industrialisées. William (Tim Robins) est un enquêteur pour l'une de ces multinationales qui fabriquent et attribuent ces laissez-passer. Il est envoyé dans une des succursales de fabrication afin de démasquer un employé qui arrive à voler quelques papelles pour les refiler à des pauvres afin qu'ils vivent leur rêve. De plus, grâce à un virus empathique, William sait lire les pensées et les sentiments de ses interlocuteurs, ce qui constitue un énorme avantage pour ses enquête. Mais ca devient terriblement gênant quand il tombe amoureux de la pie voleuse en question…

Un beau film , certes, mais beaucoup trop modeste, lent… et surtout trop linéaire. En effet, si l'anticipation de notre société, ici mise en image, permet d'extrapoler des scénarios terrifiants d'un point de vue social et économique, Winterbottom, lui, hésite à choisir son camp. On a l'impression qu'il choisirait bien volontiers celui des opprimés, des laissés pour compte, et en même temps c'est tellement agréable d'être du côté des plus forts, des plus riches. En revanche, il s'entoure d'un casting multi-ethnique ou l'on retrouve aux côtés de Tim Robins, Samantha Morton (MINORITY REPORT), Jeanne Balibar, Togo Igawa, Om Puri et Nabil Elouahabi. Casting justifié par le fait que le langage utilisé dans le film, assez curieusement, est en fait une sorte de mélange de langues, comme l'espéranto. Winterbottom aurait certainement gagné en crédibilité et surtout en intérêt s'il avait mieux préparé et fini son film. Mais pas évident, car le bonhomme enchaîne film sur film. C'est d'ailleurs son troisième film en deux ans, c'est dire.

Dossier réalisé par nos correspondants en Belgique : Christian De Coninck et Didier Stefek

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