Introduction
Previews
Interviews
Palmarès

TEARS OF KALI
Allemagne - 2003 - 85 minutes
d'Andreas Marschall
avec Peter Martell, Irena-Heliana Jandris, Adrian Topol, Nuran Celik, Anton Masie,
Magdalena Fernandez-Ritter, Anja Gebel, Michael Balaun et Mathieu Carriere

Le film nous plonge, au cœur d'un groupe de méditation appelé Taylor-Eriksson, et du gourou Raijnish. Le groupe a pour but de soigner les maladies du monde occidental par des méthodes plutôt radicales et relativement douloureuses, basées sur la connaissance profonde de son moi intérieur. Trois histoires, toutes reliées entre elles par ce lien spirituel commun. Dans la première partie, une journaliste enquête sur le massacre d'une secte en interrogeant l'unique survivante placée dans un sanatorium. Ensuite, un jeune homme, plutôt de nature violente, va apprendre à extirper le démon qui l'habite lors d'une séance chez un psychologue qui lui a été vivement recommandé. Enfin, le métier de guérisseur n'est pas de tout repos, surtout si l'on fait fuir un démon d'un corps qu'il possédait. Le démon doit, en effet, maintenant se trouver un nouveau corps…

Le voici…le film qu'on attendait ! Et ça commence très fort. En effet, après une séquence d'ouverture qui voit une jeune fille se découper frénétiquement les paupières à l'aide de ciseaux, les intentions de Marschall sont claires, il ne compte pas y aller par quatre chemins pour nous raconter son histoire. Et, quand on connaît le passé d'Andreas Marschall, il y a de quoi se réjouir d'avance. Le cinéma fantastique Allemand nous avait déjà habitués, par le passé, à un style gore excessif, qui ne faisait pas vraiment dans la dentelle et le raffinement. Le film de Marschall, lui, est beaucoup plus abouti. Il y a un vrai travail psychologique qui a été fait sur le sujet, et ça se ressent à l'écran.

Avec un sujet aussi glauque, aussi noir, il fallait surtout éviter de tomber dans le piège de la gratuité visuelle de l'horreur. Et le réalisateur germain sort grand vainqueur de ce jeu-là, en ne nous dévoilant que l'essentiel et en nous suggérant le reste, entre autres la souffrance, tant morale que physique. Pour son premier long-métrage, il place la barre très haut d'entrée de jeu, avec il faut bien l'avouer un thème qui lui est cher et surtout pour lequel il n'a pas hésité un instant à y aller de sa personne pour expérimenter lui-même les méthodes décrites dans le film.
On retrouve également avec plaisir un Mathieu Carrière qui n'a rien perdu de son charisme.

Bref, plus qu'un film, une véritable expérience à vivre, prenante, et surtout d'une redoutable efficacité. A noter que, volontairement, certains plans ne sont pas sans rappeler certains classiques qui nous sont chers. Malheureusement, il faut craindre que le film ait du mal à franchir la barrière de la censure sans souffrir de quelques coupes malvenues. Espérons que ce ne sera pas le cas.

Incontestablement, la véritable révélation du festival.

Dossier réalisé par nos correspondants en Belgique : Christian De Coninck et Didier Stefek

Les illustrations et photos contenues sur ce site sont la propriété de leurs éditeurs respectifs.
Les textes contenus sur ce site sont la propriété de DeVil Dead
http://www.devildead.com - devildead@devildead.com