|
|
TAKESHI MIIKE ET SHINYA TSUKAMOTO PRESENTENT
DEAD OR ALIVE 2Takashi Miike : Je préfère vous laisser regarder DEAD OR ALIVE 2 pour que vous le jugiez vous-même. Mais ce que je peux vous dire, c'est que dans la première partie du film Shinya Tsukamoto meurt de façon plutôt violente, mais ne vous inquiétez pas car il réapparaît à la fin du film mais dans un tout autre état, rongé par des insectes (rire).
Shinya Tsukamoto : Ceux parmi vous qui ont vu DEAD OR ALIVE savent à quel genre de film terrible ils ont à faire. Et, jusqu'à ce que je meure dans le film c'est encore plus terrifiant, mais après ça devient un tout autre film.
Désirez-vous toujours réaliser des films ou préférez-vous jouer dorénavant dans des films de Miike, parce qu'en fait vous êtes également à l'affiche d'ICHI THE KILLER ?
Shinya Tsukamoto : Naturellement je suis un réalisateur, et le resterai mais si Takashi Miike fait appel à moi pour jouer dans un de ses prochains films, je répondrai OK sans problème.Et vous Takashi Miike joueriez-vous dans un film de Shinya Tsukamoto ?
Non, je ne pense pas Les films de Shinya Tsukamoto sont bien trop violents pour moi (rire).Critique de Didier Stefek : La loi du marché étant ce qu'elle est, les Yakusas et autres Triades se livrent une guerre impitoyable, et ce, pour le plus grand bonheur de Mizuki, Un tueur à gage freelance. Cependant, alors qu'il est sur le point d'exécuter son dernier contrat, sa proie dans le viseur, un autre tueur inconnu fait irruption et massacre tout le monde. Ca n'empêche toutefois pas Mizuki d'aller empocher sa prime à toute vitesse, avant que l'on se rende bien compte de la supercherie
Comme le disait si bien la brochure de présentation du film lors du festival : "DEAD OR ALIVE 2 est un vrai rêve de cinéma de l'urgence : mal fagoté, furieux et bordélique. Et mine de rien, ca demande un sacré talent". Et bien ca résume très bien l'impression que la première vision du film laisse. Telle une empreinte profonde dans notre mémoire de cinéphile, le film multiplie les clichés types sans jamais s'autoparodier, et parvient même à se hisser à un bon niveau permettant ainsi de le comparer sans scrupules à des références du genre. Comme dans la plupart des films de Miike, le rythme lent peut, il est vrai, repousser plus d'un spectateur plus enclin à de l'action non-stop tirant vers le vidéo-clip. Ici, au contraire, Miike prend tout son temps pour