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TAKESHI MIIKE PRESENTE
THE HAPPINESS OF THE KATAKURIS
C'est un film bien étrange que vous allez voir, en tout cas pour un film japonais. Et j'espère réellement que vous l'apprécierez. autant que moi j'ai eu plaisir à le réaliser et que vous retournerez dans vos vies familiales en étant plus joyeux.
J'aime bien lire des critiques de film et je me suis déjà rendu dans plusieurs festivals de films fantastiques, mais celui-ci est de loin le plus 'Fun'.
Il n'y a pas si longtemps j'ai revu un film français dans lequel Catherine Deneuve chantait Et bien dans THE HAPPINESS OF THE KATAKURIS vous aurez l'occasion de voir chanter la Catherine Deneuve japonaise, chanter et danser et j'espère que vous vous amuserez autant que moi.
Critique de Didier Stefek :
C'est en effet bien là un film très curieux ! Imaginez un peu Takashi Miike aux commandes d'une comédie musicale à caractère fantastique... Ou comment le réalisateur talentueux d'AUDITION va-t-il nous servir un festival de chorégraphies dignes de Mary Poppins, et une compilation de chansons typiquement 'Best-of Japanese Karaoké' ?
L'histoire ? Un habile mélange de créativité et d'interprétation d'une justesse remarquable.
Mr. Takakuri a été poliment licencié de son job de vendeur au rayon chaussures. Avec sa prime de licenciement, il embarque toute sa petite famille avec lui en investissant dans l'achat d'une résidence campagnarde transformée pour l'occasion en hôtel. Mais les clients se font très rares, et le carnet de réservations reste désespérément vierge. Un soir pourtant, sous un orage apocalyptique, débarque sur le seuil de l'hôtel, le premier client ! La chance sourirait-elle finalement au Katakuri ? Et bien non Malheureusement les clients ont la fâcheuse tendance à passer de vie à trépas Et c'est donc une avalanche de problèmes qui se profile à l'horizon pour notre charmante famille. Sauront-ils restés unis et solidaires pour affronter ce déluge d'embrouilles ?
Plus que jamais Takashi Miike fait preuve d'une maîtrise technique incroyablement efficace. Par exemple, plutôt que de choisir la facilité et le confort moderne de l'informatique, Takashi Miike ouvre et clôture son film par deux séquences hautement philosophiques entièrement réalisées en plasticine.
Le film en lui-même accumule les moments de bravoure, de bonheur, de dévotion, de peine à un rythme bien soutenu et en finalité on peut dire qu'en effet oui, on se sent bien joyeux à la vision de ce petit bijou cher aux yeux de Miike.
Dossier réalisé
par Christian
De Coninck et Didier
Stefek
Photos de Frédéric
Duvivier
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